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AIRBOURNE - Airbourne

  • Photo du rédacteur: Axl Meu
    Axl Meu
  • il y a 12 minutes
  • 2 min de lecture

AIRBOURNE

AIRBOURNE

Hard Rock

Spinefarm Records

Sept ans après Boneshaker, le quatuor australien revient avec un sixième opus qui porte simplement son nom. Airbourne se présente comme un véritable cri de ralliement, une manière pour les Australiens de réaffirmer ce qu’ils sont et ce qu’ils défendent depuis leurs débuts. Du hard rock sans compromis, des riffs massifs et cette énergie débordante qui donne constamment l’impression que le groupe joue devant une foule plutôt que dans un studio.

« GUTSY » démarre l’album de façon directe et est porté par la voix toujours aussi éraillée de Joel O’Keeffe. Le morceau possède tout du futur incontournable des concerts : un riff massif, une énergie débridée et cette approche « do or die » qui colle parfaitement à l’ADN du groupe. Le titre, premier morceau dévoilé de l’album, annonçait d’ailleurs clairement la couleur de ce nouveau chapitre.

« Alive After Death (Last Plane Out) » ajoute une dimension plus émotionnelle à ce nouvel album. Le titre rend hommage à Lemmy Kilmister et, plus largement, aux figures du rock qui ont façonné Airbourne. Le groupe a d’ailleurs choisi d’annoncer l’album à travers une lettre adressée au leader de Motörhead, dans laquelle Joel O’Keeffe revient sur l’influence déterminante de Lemmy et sur le conseil qu’il lui avait donné de rester fidèle à lui-même.

Plus léger mais tout aussi efficace, « Kid In A Candy Store » mise sur un rock’n’roll rapide et jubilatoire. Le morceau revendique pleinement l’héritage du hard rock australien et s’inscrit dans cette tradition de titres immédiats et taillés pour le live. « Here She Comes » privilégie davantage le groove et la puissance du riff, tandis que « Christmas Bonus » vient compléter l’album avec toute la démesure et l’irrévérence habituelles du quatuor. Quant à « Sky High », il participe pleinement à cette volonté de proposer des morceaux fédérateurs, sans jamais s’éloigner de la recette qui a fait le succès d’Airbourne. Les douze titres de l’album semblent ainsi conçus autour d’un même objectif : faire du bruit et le faire avec panache.

Produit par Brian Howes, avec notamment Mike Fraser à l’ingénierie et Zakk Cervini au mixage, Airbourne affiche également une production particulièrement musclée. La batterie cogne, les guitares débordent et rien ne semble vouloir rester discret. Le travail de Ted Jensen au mastering vient compléter cette équipe, tandis que le groupe a notamment enregistré une partie de l’album à Music Farm Studios, en Australie, avant de poursuivre le travail à Hothouse Studios, à Melbourne.

À travers ces morceaux, le groupe ne cherche donc pas à bouleverser son identité, mais plutôt à la revendiquer pleinement et à continuer de vivre sa passion du hard rock auprès de ses fans. Après plusieurs années consacrées à l’écriture et à l’enregistrement, Airbourne revient finalement avec un disque qui résume assez bien ce qu’il est devenu au fil de sa carrière : une machine à riffs, bruyante, fédératrice et viscéralement taillée pour la scène. Et finalement, quel meilleur titre qu’Airbourne pour un disque qui entend résumer cette philosophie ?

Par Antoine Souchet


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