FLUISTERAARS - Jacht der Mysteriën
FLUISTERAARS
JACHT DER MYSTERIËN
Post-Black
Eisenwald
Après un surprenant album en 2024 qui ressemblait plus à de l’Ambient qu’à du Post-Black, les Néerlandais de Fluisteraars reviennent à leurs premières amours avec du son bien écorché et transcendant. Trois titres qui entrent dans les curieux abysses du duo de Bennekom, mêlés d’accords obsessionnels et envoûtants, auxquels la voix rocailleuse de Bob Mollema ajoute une dose de tension nerveuse sur chaque parole. La chasse aux mystères (traduction du titre) démarre sur une balade nocturne en forêt pendant laquelle les riffs de guitare, en forme de perpétuel leitmotiv, sont accompagnés d’obsédants sons robotiques et venus de nulle part, donnant au titre une sensation d’angoisse permanente. “Condities der Afstraffing” arrive ensuite comme une gifle (une sanction), jouée telle un rituel cathartique par la batterie, et endurcie par d’impromptues mélodies paradoxales qui servent de légitimité à de fréquents changements de tempi. Enfin, “Zwarte Zomermaan” ne sera pas sans rappeler quelques célèbres titres des années 90, et surtout une influence plus que certaine du côté de chez Darkthrone, mais surtout de Burzum. Pour preuve, les huit dernières minutes du titre qui semblent prendre autant d’importance pour Fluisteraars que les 25 minutes du titre le plus énigmatique de Filosofem. On est quand même bien content de retrouver Fluisteraars avec un album aussi ambitieux.
Fred VDP



