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LIVE-REPORT - Rock Hard Festival (Jour 2)

Après une bonne première journée c’est sur le coup de midi que le Rock Hard Festival se réveille. Plus longue cette deuxième journée est tout aussi alléchante avec un programme varié.

Par Franck Lasselle / Crédit photos : Moris DC (retrouvez plus de photos sur nos réseaux sociaux)


 

Il est 12h30 quand Wheel prend d’assaut la scène de l’amphithéâtre. La formation allemande œuvre dans un doom proche de Candlemass et Solitude Aeternus. D’entrée de jeu, avec "At Night The Came Upon Us", elle entraîne un public déjà bien présent dans l’abîme. Le côté lourd et épique fait effet porté par un chant abyssal et une force écrasante. La suite avec "When The Shadow Takes You Over" et "Icarus" est succulente. Il se dégage des airs d’incantations maléfique avec une lourdeur proche de My Dying Bride. "After All" ou "Aeon Of Darkness" frappent les esprits avec une tristesse chargée de mélancolie. Wheel a lancé la journée idéalement avec un Doom classieux fort en âme.

 

Avec Air Raid direction la Suède. La formation œuvre depuis 2009 au sein d’une génération heavy métal dynamique. L’entame avec "Aiming For The Sky" est une claque speed mélodique. Le titre est porté par la voix haut perchée de Fredrick. La suite avec "Lionheart", "Line Of Danger" et "One By One" est délicieuse en forme de jus heavy digne de Gamma Ray ou Helloween. Le côté rapide des riffs et soli fait effet et enflamme le public. "A Blade In The Dark" ou "Hold The Flame" sont plaisantes avec un côté speed accrocheur et mélodique. Air Raid a ravi les amateurs de métal mélodique et confirmé qu’il était un digne héritier des grands du genre.

 

Baest va nous entraîner dans un Death Metal proche de Bloodbath ou Vomitory. L’entame avec Abattoir et Colossus est sauvage. L’intensité dégagée prend à la gorge. Un air de boucherie se dégage et les premiers rangs sont en fusion. La voix caverneuse de Simon fait impression et cela colle une tarte. L’ambiance est excellente puis avec "Genesis", "Ecclesia" ou "Gargoyles", les Danois enfoncent le clou. Le ton est écrasant en forme de raclée Death. Le final avec "Necro Sapiens" est percutant avec ce chant abyssal dévastateur. Baest a frappé fort, il a tout démonté sur son passage avec une énergie folle et une motivation énorme.

Avec Waltari le festival accueille un ovni qui mélange Metal, Punk, Rock, Pop et Techno. Pour ce concert les finlandais mettent en avant So Fine qui fête ses 30 ans. "The Beginning Song", "Mad Boy", "Freddie Laker" et "Misty Man" font souffler un vent de folie. Le mixe est décoiffant de même que le chant barge d’un Kärtsy déchaîné. La fusion des sons est improbable mais le cocktail cartonne. Entre Pop et Metal, "Lights Out" est une folie totale. Plus thrash Autumn montre que le groupe peut être percutant. A l’inverse, "Helsinki" est un remède contre la déprime avec un côté électro dansant irrésistible. "Postrock" et "So Fine" carburent avec un mixe délirant. Kärtsy en profite pour slamer dans la foule. "A Forest" emprunté à The Cure achève le show de manière dynamique. Waltari a proposé un concert fou. Il a embarqué le public dans son univers avec une classe folle.

 

Vandenberg met le Hard Rock à l’honneur. L’ex-guitariste de Whitesnake est bien entouré avec Mats Leven au micro. Pour ce concert le ton sera basé sur Whitesnake avec quelques titres personnels joués. En début de show "Hit The Ground Running", "Your Love Is In Vain" et "Freight Train" font effet avec un coté dynamique, un énorme feeling à la guitare et le chant rocailleux parfait de Leven. A côté on retrouve les grands hits du géant du hard. "Fool For Your Loving", "Give Me All Your Love" et "Sailing Ships" sont parfaitement exécutées. Leven brille en mode hard ou en mode ballade accrocheuse et Vandenberg épate sur chaque solo. Dans la seconde partie, seul "Wait" évoque avec efficacité la carrière solo de Vandenberg. Entre les deux, il balance d’autres classiques. Judgement Day fait effet avec son esprit Led Zeppelin et dans le final "Crying In The Rain" et "Here I Go Again" séduisent avec un Leven au sommet. Vandenberg a donné un concert solide. Il a joué la sécurité mais a montré une classe éblouissante en forme de plongeon dans le passé.


Le temps a été très menaçant mais le soleil a résisté et un immense arc-en-ciel accueille Primordial. Pourtant la musique des irlandais n’a rien de joyeux. L’ambiance est  énorme d’entrée avec un public chaud dès l’intro. "As Rome Burns" est un début idéal plein de cette ambiance pagan black. Sauvage et brutal il se fait aussi épique porté par un Alan possédé. How It Ends est épique et teintée d’un esprit folk. L’intensité dégagée fait effet en forme de cri primal. Alan apprécie l’ambiance et remue la foule. La suite est forte en âme. "To Hell Or The Hangman", "We Shall Not Serve" ou "Victory Has 1000 Fathers", "Defeat Is An Orphean" sont des claques portées par un Alan en mode incantatoire. Le final avec Empire Falls est fabuleux, à la fois puissant et épique. Primordial a proposé un concert énorme en forme de voyage dans les terres irlandaises.


Forbidden s’est reformé en 2023 autour de Matt Camacho et Craig Locicero et accueille Chris Kontos à la batterie. Il revient porter la parole Thrash 15 ans après un premier passage dans l’amphithéâtre. Le démarrage est musclé, "Follow Me" et "Twisted Into Form" sont des monstres de puissance. Le chant aiguisé  est décapant et le rythme sauvage ne fait pas de quartiers. L’esprit de la Bay Area plane et la suite avec "March Into Fire" et "Forbidden Evil" est intense et nerveuse. La fosse est en feu et "Step By Step", "Off The Edge" ou Infinite la mettent en fusion avec un ton old school thrash. Le groupe est heureux de ce retour gagnant. Avant "Chalice Of Blood", Russ salue la légende qui va suivre sur scène. Le titre achève tout sur son passage en forme de tornade thrash. Forbidden a réussi son retour. Il a prouvé qu’il restait un monstre du genre.

Avec KK’s Priest, le festival accueille une légende en la personne de KK Downing. Le guitariste débarque avec sa version du son Judas Priest en étant épaulé par Ripper Owens. La scène est splendide et dés l’entame sur "Hellfire Thunderbolt" les musiciens en imposent avec de parfaites poses Heavy Metal. Tout comme "Strike Of The Viper" et "One More Shot At Glory" qui suivent le titre est une claque Heavy furieuse. KK’s Priest montre la force de son répertoire. Ripper est en grande forme et monte haut. Les refrains sont fédérateurs et les riffs et soli ont la classe des années 80. Après ce départ de feu, Ripper fait hurler son nom au public pour balancer un fabuleux "The Ripper". Parfaitement interprété le titre fait un carton.

 

Derrière, KK’s Priest alterne entre ancien et nouveau. "Read The Whirlind" et "Sermons Of The Sinner" sont des tartes Heavy portées par un Ripper en grande forme. "Night Crawler" fait effet avec son côté épique et un refrain fort. "Burn In Hell" est une claque hyper speed qui remue le public. Le final est consacré au Priest. C’est une ribambelle de grands titres qui s’enchaînent. "Hell Patrol" claque en forme de tarte heavy. "The Green Manalish"i est toujours aussi délicieuse à écouter tandis que "Breaking The Law" demeure un hit absolu. "Victim Of Changes" achève son monde idéalement. Pure merveille épique et aérienne la chanson est un bonheur total interprétée par un groupe en état de grâce. Le rappel avec "Raise Your Fists" est une claque Heavy avec un coté fédérateur qui ravit la foule.


KK’s Priest a montré qu’il avait l’étoffe d’une tête d’affiche. Il a proposé un concert de grande qualité en forme de leçon Heavy Metal. Il conclut une belle deuxième journée de la meilleure des façons !





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