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SIGH - Goh-Ka

  • Photo du rédacteur: Axl Meu
    Axl Meu
  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture

SIGH

GOH-KA

Black / Thrash Trad'

Peaceville Records

C’est bientôt la rentrée (eh oui, déjà !) et son cortège de belles annonces. Sigh ouvrira celle-ci le 4 septembre de la plus belle des manières avec Goh-Ka, son quatorzième album studio, si l’on compte le précédent, qui revisitait Hangman’s Hymn à l’occasion des trente-cinq ans de carrière du groupe. Avec ce titre, qui évoque le feu karmique, le Tokyoïte Mirai Kawashima, toujours accompagné de Dr Mikannibal, son épouse, et de Nozomu Wakai, nous plonge dans les croyances bouddhistes et la vision de la mort. L’album s’intéresse notamment aux neuf phases de décomposition de l’être, les Kuso-shi, évoquées dans quatre morceaux et représentées dans les peintures traditionnelles japonaises. La pochette, très colorée, en est d’ailleurs directement inspirée. Pour cet album, Sigh ne change pas une formule qui fonctionne. Le trio s’est à nouveau entouré de Mike Heller derrière les fûts et de notre Frédéric Leclercq national à la basse (Sinsaenum, Loudblast, Kreator…). Une association qui fait ses preuves depuis Shiki, en 2022. La cerise sur le mochi vient de Mikael Åkerfeldt, d’Opeth, qui pose sa guitare sur Unputenpu. Un morceau quelque peu déroutant, mais qui aurait parfaitement pu trouver sa place sur la bande originale de Kill Bill. Pour le reste, les dix autres titres sont du Sigh pur jus : tradition japonaise, influences de Celtic Frost, ambiances orientales et riffs acérés se mélangent avec cette capacité à prendre l’auditeur à contre-pied. Le groupe alterne les formats, des très courts "Shoso" et "Kushukankyo" aux imposants "Kuso-Shi 1 2 3" et "Kuso-shi 8 9" "Mettaijakujo", véritable fresque de plus de onze minutes et formats plus traditionnels comme "Unputenpu" (feat. Mikael Äkerfeldt) Malgré cette richesse et ce mélange de sonorités, Goh-Ka reste étonnamment accessible. Dès les premières mesures, Sigh nous embarque dans son univers, entre étrangeté et fascination. Mixé et masterisé par Lasse Lammert aux LSD Studios de Lübeck, en Allemagne, l’album sera disponible en CD et en double vinyle, décliné en plusieurs couleurs. De beaux objets pour accompagner un disque qui mérite largement le détour. Avec Goh-Ka et la tournée mondiale qui suivra, avec notamment un passage au Backstage By The Mill à Paris le 15 septembre, Sigh confirme une nouvelle fois son statut à part dans le Metal. For sure, Goh-Ka pourrait bien s’installer dans le Top 3 de nos sorties Metal de 2026.

Par Flavien Minne


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