AMON AMARTH
Un nouvel album pour Amon Amarth ! Avec The Allfather Awakens, le groupe suédois nous plonge une nouvelle fois dans l’univers des Vikings et de la mythologie nordique, sur fond de death metal mélodique aux riffs puissants et aux mélodies accrocheuses. Quelques jours avant sa performance au Zénith de Paris, aux côtés de Soilwork et d’Orbit Culture, nous avons rencontré son guitariste Johan Söderberg.
Par Axl Meu
Que s’est-il passé pour Amon Amarth ces quatre dernières années ? Tout s’est-il bien déroulé pour le groupe ?
Nous avons énormément tourné ! Nous avons notamment partagé l'affiche avec Pantera et Dethklok, sans oublier nos propres tournées en tête d’affiche, les festivals et les nombreux concerts que nous avons donnés. Nous avons été très occupés sur la route.
Vous revenez aujourd’hui avec The Allfather Awakens...
Oui, sa principale particularité de sa conception, c’est que nous l’avons enregistré en deux sessions distinctes. Nous avons commencé au printemps 2025, puis nous avons repris le travail en mars 2026, après une période consacrée à l’écriture de nouveaux morceaux. C’est une approche différente de nos habitudes, car nous avions auparavant davantage tendance à composer en fonction de nos périodes de tournée et de disponibilité.
Quatre ans se sont écoulés depuis votre précédent album, The Great Heathen Army. Est-ce une volonté d’expérimenter davantage ou simplement la conséquence de votre rythme de tournée ?
C’est surtout lié à notre emploi du temps. Nous tournons beaucoup et nous ne composons pas sur la route. Nous ne voulons pas non plus sortir un album simplement parce qu’un certain délai s’est écoulé. Nous n’avons aucune obligation de publier un disque tous les trois ans. Si nous avons besoin de quatre ans pour réaliser un album dont nous sommes pleinement satisfaits, cela nous convient parfaitement.
Odin occupe une place centrale dans votre univers depuis de nombreuses années. Vous n'avez pas l'impression de vous répéter avec le temps ?
C’est probablement l’un des aspects les plus difficiles de notre travail : trouver de nouvelles histoires tout en conservant notre identité. La mythologie nordique est extrêmement riche. Nous pouvons nous en inspirer pour raconter des histoires anciennes, mais aussi aborder des thèmes plus contemporains en les transposant dans cet univers. Les possibilités sont presque infinies.
« Gjallarhorn » fait référence au sacrifice d’Odin, qui abandonne un œil afin d’obtenir une sagesse supérieure. Il s’agit d’un épisode majeur de la mythologie nordique, qui illustre l’importance de la connaissance et le prix qu’il faut parfois payer pour l’acquérir.
« Upphaf » est sans doute l’une des grandes surprises de l’album. C'est votre premier morceau acoustique !
Nous parlions depuis de nombreuses années de l’idée d’intégrer un morceau acoustique à notre répertoire. Nous voulions pouvoir proposer une ambiance différente sur scène, avec des guitares acoustiques, un éclairage particulier et éventuellement des percussions plus légères.Nous avions une mélodie qui remontait à la fin des années 1990, mais nous n’avions jamais réussi à en faire une chanson complète.
Une première démo avait été enregistrée de manière très complexe, en multipliant les pistes et les prises note par note. En studio, nous avons finalement décidé de simplifier l’arrangement : une guitare pour les accords, une autre pour la mélodie, puis des éléments orchestraux et d’autres sonorités pour enrichir l’ensemble. Le résultat nous a convaincus. Nous avions enfin trouvé la bonne manière de donner vie à cette vieille idée.
Que signifie « Upphaf » ?
Le titre signifie « origine » ou « commencement ». Les paroles s’inspirent de la Völuspá, un poème de la tradition nordique qui évoque notamment les origines du monde.

Iron Maiden est une influence majeure pour nous. Nous admirons leur sens de la mélodie. Ce groupe nous a aussi inspirés dans notre approche du spectacle vivant. Lorsque nous étions enfants, nous rêvions de jouer avec une production scénique aussi impressionnante que les leurs !
Le Völuspá joue-t-il un rôle direct dans votre processus d’écriture ?
Je ne l’utilise pas directement pour composer la musique. Les paroles sont principalement écrites par Johan Hegg, notre chanteur. De mon côté, je pars surtout de la guitare, d’un riff ou d’une mélodie, puis la chanson se construit progressivement.
Vous êtes donc à la fois influencé par la culture viking, mais aussi Iron Maiden.
Oui, vraiment. Iron Maiden est une influence majeure pour nous. Nous admirons leur sens de la mélodie. Ce groupe nous a aussi inspirés dans notre approche du spectacle vivant. Lorsque nous étions enfants, nous rêvions de jouer avec une production scénique aussi impressionnante que les leurs !
Et donc, on peut considérer Amon Amarth comme une porte d’entrée vers le death metal pour les auditeurs qui ne sont pas habitués aux voix extrêmes ?
Oui, tout à fait. Notre musique peut servir de passerelle vers le death metal. Certaines personnes ont du mal à apprécier les voix gutturales... Mais lorsqu’elles découvrent nos mélodies et nos refrains, elles comprennent que notre musique est très accessible. Elles commencent alors à nous écouter, s’habituent progressivement aux voix et peuvent ensuite s’intéresser à des groupes plus extrêmes.
Votre prochaine tournée, avec comme seul passage française, une date au Zénith de Paris le 13 octobre prochaine, s’annonce particulièrement ambitieuse. Comment avez-vous travaillé sur cet aspect du spectacle ?
Nous avons entièrement repensé la scène. Il y aura notamment une nouvelle structure pour la batterie, ainsi que de nombreux autres éléments. Cette fois-ci, la scène sera neuve ! Pendant des années, nous avions la même scénographie, avec son grand casque, comme plateforme de batterie. Nous voulions quelque chose de plus impressionnant : l'occasion pour nous de renouveler notre univers visuel. L'ensemble nous semble vraiment prometteur. Je ne l’ai pas encore vue en vrai : pour le moment, je n’en ai découvert que les modèles en 3D. Mais le résultat paraît très cool !
Enfin, pourquoi avoir choisi Orbit Culture et Soilwork pour vous accompagner ?
Nous voulions réunir des groupes suédois pour cette tournée. Orbit Culture possède une approche différente de la nôtre, mais nous retrouvons chez eux une énergie et une identité qui nous rappellent un peu nos débuts. C’est intéressant de partager l’affiche avec des groupes qui ont leur propre personnalité tout en ayant certains points communs avec notre histoire...
AMON AMARTH
ORIGINE : Tumba, Suède
LINE-UP : Johan Hegg (chant), Olavi Mikkonen (guitares), Johan Söderberg (guitares), Ted Lundström (basse), Jocke Wallgren (batterie)
MERCH : https://www.amonamarth.com/
FACEBOOK : https://www.facebook.com/amonamarth



