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Angela Duffin (NRV Promotion)

Dans ce nouveau rendez-vous de Backstage, on part à la rencontre d'Angela Dufin alias Angie, attachée de presse et manageuse indépendante avec sa structure NRV Promotion ! Accompagnement de groupes, promotion, management, Angie a plus d'une corde à son arc… On fait le point avec elle !

Par Céline De Beer et Elise Formanczak

Au sein de ta propre structure, NRV Promotion, tu multiplies les casquettes : accompagnement, management et relation presse. Comment as-tu développé ton réseau ?

C'est venu assez naturellement. J'ai toujours été musicienne mais je ne voulais pas en faire mon métier. Je me suis dirigée d'abord dans un autre secteur et j'ai compris que je ne serai jamais épanouie dans un autre environnement que celui de la musique. Pendant mes études en communication, j'ai eu l'occasion de faire des stages et d'être bénévole dans une association d'organisation de concerts. J'y ai rencontré de nombreux artistes et compris les différents enjeux du secteur. Ces expériences et rencontres m'ont alors menée à créer NRV Promotion à la fin de mon BTS. Il y eut également un long travail de veille pour développer ma base de données médias, beaucoup d'investissement personnel pour aller rencontrer les personnes et tisser du lien. C'est donc après ma première année de master que j'ai décidé de me lancer à plein temps sur ma boite. 


Tu fais du management de groupes, en particulier avec Grandma’s Ashes et Howard. Comment en êtes-vous venu à travailler ensemble ? Comment choisis-tu les groupes que tu veux manager ?

Le management, c'est vraiment un coup de cœur à la fois artistique et humain. Aujourd’hui, je me concentre uniquement sur ces deux groupes parce que ça demande beaucoup de temps et je veux pouvoir faire les choses bien. C'est un rôle couteau-suisse qui va bien au-delà de missions purement exécutives. Il y a beaucoup d'humain, donc c'est très important d'avoir une forte connexion entre nous. 

Pour ce qui est de Grandma's Ashes, je connaissais déjà Eva (basse/chant, NDLR) depuis longtemps avant qu'elle crée le groupe donc on ne partait pas de zéro. On a évolué ensemble car je les ai accompagnées dès leurs débuts, au moment où je commençais moi-même mon activité. J'ai beaucoup appris depuis, parfois sur le tard, et je pense que cette entente porte ses fruits ! C'est extrêmement gratifiant de les voir continuer de grandir, d'avoir des retours toujours plus élogieux et d'accéder à des scènes de plus en plus importantes. 

Pour Howard, ils m'ont contactée en 2022 et dès qu'on s'est rencontrés, le courant est passé. J'aimais déjà beaucoup ce qu'ils faisaient, donc c'est venu confirmer mon envie de bosser avec eux. Cela fait trois ans maintenant, et c'est un vrai plaisir, je pars souvent en tournée avec eux, ce qui me permet de voir au plus près le résultat de leur-notre travail. Ce sont aussi deux groupes qui abordent des sujets et portent des valeurs qui résonnent en moi donc il y a aussi une volonté de défendre ça à leurs côtés. 



En tant que référente relation presse, tu gères un large panel de groupes : on pense notamment à Lucie Sue, Witchorious, PVRS, Kill The Princesse, Sun… Comment la démarche se fait-elle entre toi et les groupes ? 

Oui, généralement, ce sont les groupes qui prennent contact. L'objectif est de les accompagner sur une sortie d'album et de promouvoir leur disque auprès des médias ciblés (presse, web, radios...) pour gagner en identification, crédibilité et visibilité. Une stratégie média bien menée permet de faire monter l’image d’un artiste disque après disque. Je les accompagne également sur l'aspect bio/storytelling ou la mise en place de partenariats médias... La mission peut être également élargie en fonction des besoins avec des séances de consulting par exemple autour de la communication, l'image, le marketing digital, ou la stratégie globale. 


Aujourd’hui, les offres d’écoute se multiplient et le streaming permet à certains groupes de se développer naturellement. Comment perçois-tu cela ? 

Il y a du bon et du mauvais. C’est vrai, le streaming a permis à beaucoup de groupes de se lancer plus facilement, de se sentir plus légitimes et de ne plus forcément avoir besoin de gros partenaires dès leurs débuts pour sortir un disque. Cela dit, il y a peut-être énormément de nouveaux projets qui émergent, mais cela ne résout pas le problème des scènes. Mon conseil est d’arriver avec une proposition forte, dès le début, pour marquer les esprits : musicalement, visuellement, et sur l’ensemble des aspects (disque, live, réseaux…). C’est un job à plein temps pour les artistes qui doivent cumuler de nombreuses casquettes : musique, communication, direction artistique, recherche de financements, partenaires… Ce n'est pas évident mais c'est l'entourage qui va aussi leur permettre de gérer et développer tout ça petit à petit.


Tu t’occupes également des relations presse du Motocultor. Comment avez-vous lancé cette collaboration ? Peux-tu nous expliquer un peu ton travail pour le fest ?

J'ai commencé à travailler pour le Motocultor Festival début 2023 par recommandation. Le travail d’attachée de presse sur un festival est très différent de celui sur un groupe, et j’aime beaucoup cette polyvalence. Cela consiste à promouvoir le festival en amont, avec les annonces de prog', des interviews de la direction, la mise en place de partenariats médias/jeux concours, gérer les demandes d'accréditations en amont et l'accueil médias sur place, organiser les interviews des artistes présents sur le festival, transmettre les conditions photos des artistes... C'est assez large comme mission c'est pourquoi je dois m'épauler de deux assistants - mes supers Elodie et Tom - sur la période estivale.  


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