D.R.I. + Suicides de Lapins - (MCP Apache - Fontaine-l’Eveque)
- Fred Vdp
- 29 juil.
- 3 min de lecture
Le 8 juillet dernier, nous nous rendions dans le sympathique club du MCP Apache, à Fontaine-l’Evêque, pour honorer une légende du Punk Hardcore américain : D.R.I. (comprenez Dirty Rotten Imbecile). Rapidement sold-out, cette soirée s’annonçait aussi bouillante que les températures extérieures caniculaires. Précédés des locaux de Suicides de Lapins, D.R.I. nous en a mis plein les oreilles pendant 1H30, pour notre plus grand plaisir !
Par Fred VDP / Photos : Moris DC
Il ne fallait pas tarder pour trouver une place de parking et être à l’heure afin d’assister à la performance énergique et tonique de Suicides de Lapins, un jeune trio belge décapant que nous avions découvert quelques minutes plus tôt…dans la voiture ! Et pour une découverte, c’en était une bien belle. Des titres qui fusent dans tous les sens, une jolie maitrise de leurs instruments, les Suicides de Lapins retournent la cahute du MCP en un rien de temps, délivrant leurs plus gros sons, mêlant Punk et Metal, qu’ils déversent sur la planète Belgique (entre autres) depuis maintenant 10 ans ! Il était donc temps de rattraper notre retard.On sent clairement les influences du groupe venues du côté de chez Agnostic Front et The Exploited, sans toutefois oublier que les trois jeunes gens maitrisent l’art du riff Thrash à travers quelques titres qui sentent le bitume et la bière chaude. Le public est conquis, nous aussi !
Voir un groupe aussi légendaire que D.R.I. dans une salle aussi petite est un véritable privilège que la poignée de connaisseurs du soir a vite compris. Et même si la plupart s’est retrouvée 15 jours plus tard du côté de Kortrijk, la proximité avec les musiciens, le son plus que qualitatif du lieu, et l’ambiance chaleureuse et familiale du MCP Apache, font de ce moment quelque chose d’exceptionnel. Les Américains, dont le Line-Up a très peu changé en 40 ans, débarquent sur scène avec une ferveur communicative qui ne baissera pas d’un degré pendant tout leur set. Kurt Brecht, en frontman charismatique, harangue le public et l’incite à se lâcher dès les premières notes de “All For Nothing”. S’ensuit une véritable déferlante de titres qui ont fait la renommée de D.R.I. : notamment plusieurs de l’emblématique Dealing With It! (entre autres “I’d Rather Be Sleeping”, “Yes Ma’am”, “Mad Man”, “Couch Slouch”, “Nursing Home Blues” et “I Don’t Need a Society”) et de l’incontournable Crossover (“Probation”, “Hooked”, “Tear It Down”, “A Coffin”, et j’en passe). Sans oublier 4 Of A Kind et Thrash Zone, autres albums fortement représentés dans la setlist du groupe. Et pour achever le public, le quatuor termine avec “The Five Year Plan”, suivi d'une ovation collective et méritée. Au total, 1h30 de testostérone, avec des musiciens simples, humbles et surtout ravis d’être parmi nous ce soir, sans compter de leur temps, et enchainant plus de 30 titres avec très peu de pauses. Même pas une pause fraicheur publicitaire !! Bref, vous l’aurez compris, la musique de D.R.I. ne semble pas avoir pris une ride, à peine autant que Kurt Brecht et Spike Cassidy, iconique guitariste du groupe, qui prendra le temps, à la fin du concert, de venir prendre quelques photos avec les fans ravis.

Une soirée basée sur la nostalgie, certes, mais avec surtout la conviction que des groupes comme D.R.I. sont loin d’avoir dit leur dernier mot sur scène. Pour preuve leur présence 15 jours plus tard au DVG Club de Kortrijk…mais ça, c’est une autre histoire…



