ONSLAUGHT + THE PROPHECY23 + TORANAGA (DVG Club - Courtrai)
Le thrash est à l’honneur au DVG Club de Courtrai ce samedi 10 octobre. La salle belge accueille un joli trio qui vient de lancer sa tournée européenne. La salle est moyennement remplie et, comme on le dit dans ces cas-là, les absents ont eu tort de ne pas faire le déplacement.
Par Franck Lasselle / Photos : Moris DC
Dans les années 80, Toranaga s’était fait connaître au sein de la scène heavy anglaise. Porté par Mark Duffy, le groupe s’est relancé en ajoutant UK dans son nom. « Foods Of The Gods », « Hammer To The Skull » et « Psychotic » sont intenses, en forme de tartes thrash proches d’Anthrax ou Testament. Le rythme est nerveux et sauvage, porté par le chant rageur et puissant de Mark. La suite avec « Desecration », « The Shrine » et « Execution » est percutante, avec une puissance dégagée impressionnante. Toranaga UK a proposé une prestation en forme de claque en pleine tronche.

Avec The Prophecy 23, le crossover thrash est à l’honneur. La formation allemande fait monter l’ambiance dès l’intro avec les Beastie Boys. Avec « From The Basement To The Pit », le groupe balance un son puissant et remuant. Le chant grave de Luca est impressionnant, tandis que le ton aigu de Johannes amène l’idée du mosh. « We Love Fresh Metal », « Mosh O’Clock » ou « Mammon » cartonnent et on apprécie un côté fun délicieux.
On pense à Testament pour le côté écrasant et à Municipal Waste pour le côté crossover. Les slams, les circle pits et un wall of death s’enchaînent. « Green Machine Laser Beam » ou « I Wish I Could Skate » sont aussi remuantes et voient Johannes slamer, guitare en main, dans la fosse. The Prophecy 23 a proposé un concert bouillant qui n’a pas laissé indemne.

Tout est prêt pour un final bouillant avec Onslaught. Avant le début, Sy se balade dans le public, tasse de thé en main. Dès « Onslaught (Power From Hell) », le chanteur impressionne par sa hargne vocale. La tempête est intense, en forme de claque thrash. Avec « Thermonuclear Devastation », « Death Metal », « Angels Of Death », « Steel Meets Steel » et « Let There Be Death », le groupe cartonne avec sauvagerie. Les titres sont courts et intenses, portés par des riffs abrasifs.
Sy motive la foule avec une sympathie communicative. Onslaught en a encore sous le coude et tabasse avec « Metal Forces » et « Fight With The Beast ». Aux guitares, Nige et Nik sont redoutables d’efficacité et le rythme est énorme, en mode rouleau compresseur. « Destroyer Of Worlds » est écrasant de force. « Burn » et « Killing Peace » retrouvent un ton rapide et féroce et ne font pas de quartiers. La reprise de « Iron Fist » de Motörhead fait ensuite effet en mode rapide et nerveux.
Le public réclame un rappel et Onslaught revient rapidement. « Demoniac » porte bien son nom : il cartonne la foule en forme de claque thrash, porté par un Sy au chant toujours aussi aiguisé et incisif. Onslaught a proposé un concert coup de poing remarquable. Le groupe anglais a confirmé son statut de soldat infatigable au service de la cause thrash.




