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HELLFEST OPEN AIR 2026 (Axl Meu)

  • Photo du rédacteur: Axl Meu
    Axl Meu
  • il y a 10 heures
  • 14 min de lecture

Se rendre au Hellfest est toujours une aventure à part entière. Au fil des années, l'événement s'est peaufiné, jusqu'à devenir une référence mondiale, quitte à jouer la carte de la démesure. En 2027, le Hellfest fêtera ses 20 ans : une édition anniversaire qui s'annonce déjà historique, avec dix scènes, quatre nouvelles scènes, et près de 300 groupes annoncés.


En attendant, cette année encore, nous étions sur place pour couvrir les concerts et réaliser des vlogs, mais aussi - et surtout - rendre compte de la forme de la scène metal hexagonale. Car le Hellfest reste l'un des principaux miroirs de ce qui se fait de mieux en matière les musiques extrêmes en France. 



Le Hellfest, c'est aussi ce festival que le monde entier nous envie. Non seulement pour la singularité de son affiche, mais aussi pour ses infrastructures, que des concurrents comme le Wacken Open Air ou le Graspop Metal Meeting n'ont toujours pas réussi à égaler. Aller au Hellfest, c'est donc vivre une véritable expérience. Aujourd'hui, il est souvent comparé à une sorte de Disneyland pour metalheads. Tout est pensé pour le confort des festivaliers, qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il fasse 40 degrés.



Quand on arrive au Hellfest Open Air, on prend toujours le temps de flâner du côté du Hell City Square, véritable temple du metal avec sa Hell Stage, ses animations, ses différents sponsors, mais aussi son Extreme Market, qui nous permet d'aller à la rencontre des labels, des disquaires, des artistes ou encore des marques comme Hate Couture ou Crève Clothing. Finalement, on ne vient pas uniquement au Hellfest pour les concerts. Bien sûr, la musique reste au centre de tout, mais on vient surtout pour s'imprégner d'une ambiance unique, qu'on ne retrouve nulle part ailleurs.




Et chaque année, il y a un petit plus.

Cette année, c'était évidemment la statue monumentale d'Ozzy Osbourne. Une immense sculpture en bronze, dévoilée officiellement le jeudi, qui rend hommage au Prince of Darkness. À l'origine, Sharon Osbourne devait être présente pour l'inauguration, mais leur venue a malheureusement été annulée au dernier moment pour des raisons de santé. Ça n'empêche pas cette statue d'être devenue l'un des "spots selfie" incontournables du Hellfest. Mais après les photos, place aux concerts.


JEUDI 18 JUIN :

On commence avec Skaphos, groupe français signé chez Les Acteurs de l'Ombre Productions. Ils proposent un black/death metal aux influences marines, avec un gros travail sur les percussions. Franchement, c'est une très belle entrée en matière et ça rappelle à quel point la scène française regorge de très bons groupes.

On passe ensuite sur la Mainstage pour retrouver Mikkey Dee, l'emblématique batteur de Motörhead, aujourd'hui chez Scorpions, avec son projet Mikkey Dee With Friends. Le principe est simple : reprendre les classiques de Motörhead. Sur le papier, c'est séduisant. En pratique, le son n'est pas terrible et, au final, on a presque l'impression d'assister à un mauvais tribute band. Il y a bien quelques anecdotes racontées par Mikkey Dee et des morceaux comme "Ace of Spades" ou "Overkill", mais ça ne suffit pas vraiment. Ensuite, on fait un passage devant Winterfylleth pour son black metal mélodique, puis Rivers of Nihil, toujours aussi impressionnant sur le plan de la technique.




Mais les premiers gros rendez-vous arrivent avec Deep Purple, Papa Roach, Alice Cooper et Bring Me The Horizon. Deep Purple revient avec un concert solide. Ian Gillan montre forcément quelques signes de faiblesse au chant, mais il donne tout. Le gros moment, c'est l'enchaînement "Hard Lovin' Man"/"Into the Fire", tous deux extraits de In Rock. Et puis il y a surtout Don Airey, ancien claviériste d'Ozzy Osbourne, qui régale avec ses solos de clavier (avec un petit clin d'œil à Ozzy, avec "Mr. Crowley") et vole presque la vedette au reste du groupe. Ça fait toujours plaisir de revoir ces pionniers du hard rock jouer des classiques comme « Highway Star », « Smoke on the Water » ou « Space Truckin’ ».



Puis arrive Papa Roach, représentant d'une génération plus moderne. Le groupe est en grande forme, Jacoby Shaddix échange énormément avec le public et le moment le plus marquant reste sans doute lorsque son fils vient le rejoindre sur scène pour chanter avec lui. Et, musicalement, difficile de rester indifférent face à l'interprétation électrique de « Last Resort », « Scars » ou encore « Between Angels » and « Insects » !



Retour ensuite sur la Mainstage 2 pour Alice Cooper. À 78 ans, Vincent Furnier continue de proposer un véritable spectacle. Il présente sa nouvelle guitariste, Anna Cara, mais reste surtout concentré sur les grands classiques. « Feed My Frankenstein », « Poison », « School's Out »… tout y passe, avec les costumes, les mises en scène et tout ce qui fait d'Alice Cooper l'un des maîtres du shock rock. Enfin, on termine avec Bring Me The Horizon. Les Britanniques prouvent une nouvelle fois pourquoi ils font aujourd'hui partie des plus grosses têtes d'affiche du metal moderne. Le concert est visuellement imparable, parfaitement maîtrisé, avec des titres comme « Can You Feel My Heart », « Shadow Moses », « Teardrops » ou « Throne ». Et cerise sur le gâteau, Will Ramos, le chanteur de Lorna Shore, vient rejoindre le groupe sur scène le temps d'un morceau.



VENDREDI 19 JUIN :

Cette deuxième journée m'intéresse particulièrement, notamment pour ce qui se passe sur les scènes principales. Sur la Mainstage 1, on retrouve Wings of Steel, Sortilège, Queensrÿche, Accept, Helloween et, bien sûr, Iron Maiden. Sur la Mainstage 2, il y a également Sepultura, qui bénéficie d'un créneau d'une heure pour faire ses adieux au public français. D'ailleurs, cela ouvre un vrai débat : lorsqu'on connaît les quarante ans de carrière du groupe, on peut se demander s'il n'aurait pas mérité un temps de jeu un peu plus conséquent.



Pour ma part, je commence véritablement ma journée avec Wing of Steel. Les Américains pratiquent un heavy metal très classique, dans la lignée de ce qu'on appelle aujourd'hui la New Wave of Traditional Heavy Metal. On sent énormément l'influence de Queensrÿche, notamment dans le timbre du chanteur. Le concert est plutôt bon, même si je trouve que le son ne leur rend pas vraiment justice. Cela dit, pour beaucoup, c'était une très belle découverte. On passe ensuite à Sortilège, véritable légende du heavy metal français, notamment grâce à ses deux premiers albums. C'est la deuxième fois en un mois que nous les voyons, puisque nous les avions déjà retrouvés en première partie de Saxon au Zénith de Paris. Le set est plus court et va directement à l'essentiel, alternant classiques et morceaux plus récents, tout en rendant un bel hommage à Bruno Ramos, guitariste du groupe disparu l'an dernier des suites d'un cancer.



Après une petite pause, place à Queensrÿche. À ma grande surprise, les Américains choisissent de se concentrer essentiellement sur leurs premiers albums. On retrouve naturellement des titres du premier EP Queen of the Reich, puis de The Warning et surtout d'Operation: Mindcrime. Finalement, le groupe va droit au but. Pas de « Silent Lucidity », pourtant leur plus grand classique, mais ce n'est pas forcément un mal. Et puis Todd La Torre est toujours aussi impressionnant. Son timbre, sa puissance dans les aigus et sa présence sur scène rappellent pourquoi il est considéré comme le successeur idéal de Geoff Tate.


On change complètement d'univers avec Bloodywood. Clairement, c'est le groupe qui a le vent en poupe. Les Indiens mélangent metal moderne, rap et instruments traditionnels comme le dhol ou le tumbi. Forcément, l'imagerie rappelle parfois Bollywood et peut sembler un peu kitsch, mais ça fonctionne extrêmement bien. 



Puis vient Accept, qui fête cette année ses cinquante ans de carrière. Mark Tornillo avait annoncé en amont un set composé uniquement de classiques. Et effectivement, « Fast as a Shark », « Restless and Wild », « Metal Heart », « Princess of the Dawn ou encore Balls to the Wall » s'enchaînent sans temps mort. Le groupe accueille également quelques invités, dont Todd La Torre (Queensrÿche) sur « Run If You Can » et Fredrik Åkesson (Opeth) sur « Fast as a Shark ». On notera également le retour à une formule avec deux guitaristes, plus proche de l'esprit originel d'Accept… Joyeux anniversaire Accept !


Arrive ensuite Sepultura. Pour beaucoup, c'est le grand rendez-vous de la journée. Même sans Max et Igor Cavalera, les Brésiliens restent une véritable machine de guerre, bien que le temps de jeu alloué ne soit pas conséquent... Niveau setlist, on peut également rester sceptique. Certes, « Roots Bloody Roots » conclut le concert, mais la setlist balaie finalement toute leur carrière, même leur dernier EP qui n'apporte rien de très palpitant scéniquement parlant.


Le groupe, porté par Andreas Kisser, profite également de ce concert pour mettre en avant le collectif Savage Lands, engagé dans la lutte contre la déforestation en Amazonie. Fernanda Lira de Crypta, Frédéric Leclercq de Kreator ainsi que plusieurs musiciens montent sur scène afin de sensibiliser le public sur la déforestation en Amazonie. Une cause importante, il est vrai, mais j'ai trouvé ça dommage que cette sensibilisation empiète sur le temps de jeu des Brésiliens.



Place ensuite à Helloween. Toujours avec sa formule à trois chanteurs – Michael Kiske, Andi Deris et Kai Hansen –, le groupe propose un concert d'environ une heure vingt qui balaie une bonne partie de sa carrière. J'avoue ne pas avoir compris le choix d'ouvrir avec un morceau aussi long ("The King for a 1000 Years"), qui casse un peu le rythme du début de set. Une fois lancé, le concert retrouve toute sa dimension. Les grands classiques sont au rendez-vous ("We Burn", "Future World", "I Want Out", "Ride The Sky", "Dr. Stein"), les animations visuelles inspirées du dernier album fonctionnent très bien et l'apparition du fameux gardien des sept clés fait toujours son petit effet. Cela dit, pour avoir vu leur concert au Zénith de Paris l'an dernier, je continue de penser que le format festival n'est qu'un simple aperçu de ce que le groupe est réellement capable de proposer...



Petit moment de respiration ensuite avec Opeth. Comme toujours, Mikael Åkerfeldt alterne humour, autodérision et longs morceaux progressifs. C'est une parenthèse plus calme avant le monument qui suit. Car arrive enfin Iron Maiden. Les Britanniques présentent leur tournée Run For Your Lives, consacrée à leurs neuf premiers albums, d'Iron Maiden à Fear of the Dark. La scénographie et le concert sont identiques à celle de la tournée en salle (à un morceau près, nous avons eu droit à l'excellent "Infinite Dreams"), avec les immenses écrans, et les différents Eddie, notamment ceux de "Killers" et "The Trooper". Les animations visuelles sur "Hallowed Be Thy Name" sont particulièrement réussies. Et puis il y a Bruce Dickinson. Malgré les années et le cancer qu'il a vaincu, il reste un formidable maître de cérémonie qui s'adresse régulièrement au public en français.

Petite pensée malgré tout pour les spectateurs du concert parisien donné deux jours plus tard, marqué par une importante coupure d'électricité alors que le groupe filmait son futur DVD.




Enfin, nous terminons la soirée avec Sabaton, venu défendre son nouvel album, Legends, tout en proposant un spectacle toujours aussi spectaculaire. Le célèbre char d'assaut servant de batterie est évidemment de la partie, tout comme des figurants à l'instar d'un certain Napoléon lors de « I, Emperor ». Entre les effets pyrotechniques, les décors et les mises en scène, le show est visuellement irréprochable. En revanche, on continue de penser que les morceaux de Sabaton finissent parfois par tous se ressembler, ce qui peut donner une certaine impression de monotonie. Cela n'enlève rien à la qualité du spectacle, qui conclut parfaitement ma deuxième journée.



SAMEDI 20 JUIN :

La journée du samedi est sans doute l'une des plus chargées de cette édition 2026 du Hellfest. Tout simplement parce qu'elle concentre, à elle seule, une bonne partie de la programmation thrash metal et metal moderne.


De mon côté, j'ai clairement privilégié la Mainstage 2. C'était, selon moi, la journée 100 % thrash metal. Elle coïncidait également avec le grand retour sur scène de Crisix, après trois ans de pause. La dernière fois que nous les avions vus au Hellfest, c'était justement sur cette même Mainstage 2, lorsqu'ils avaient remplacé Incubus au pied levé. C'était donc un vrai plaisir de les retrouver.



Mais avant même le début des concerts, la journée avait déjà été pas mal chamboulée. D'abord avec l'annulation de Volbeat, qui n'a finalement pas été remplacé. À la place, Behemoth, qui devait initialement se produire sous la Temple, a été déplacé sur la Mainstage 2, juste après Megadeth et Limp Bizkit. La journée a également été marquée par d'autres annulations, notamment celle de Cavalera, qui devait jouer l'intégralité de Chaos A.D.. Les frères Cavalera ont finalement dû annuler leur concert à la suite d'un accident impliquant leur tour bus... et un canard ! Rien de très grave, heureusement. Ils ont été remplacés au dernier moment par Guilt Trip. À cela s'ajoute également l'annulation de Tom Morello, l'emblématique guitariste de Rage Against The Machine, qui avait déjà annulé son concert parisien quelques jours auparavant pour des raisons personnelles.

Cela fait quand même beaucoup d'annulations pour une seule journée. Malgré tout, le programme restait particulièrement dense, notamment pour les amateurs de thrash metal et de néo metal. En tête d'affiche, on retrouvait notamment Limp Bizkit, mais aussi Enhancer ou encore Sidilarsen.



On commence la journée avec Locomuerte, que l'on connaît bien pour son côté festif rappelant l'univers de Suicidal Tendencies. Il y avait déjà énormément de monde venu faire la fête avec les célèbres canards en plastique du groupe. Dans un registre assez proche, on retrouve ensuite Insanity Alert avec son thrash crossover complètement déjanté. Locomuerte et Insanity Alert, c'est un peu le combo parfait : du thrash et du fun. La bonne ambiance était déjà bien installée. Mais de mon côté, la journée commence vraiment avec Gatecreeper. Les Américains pratiquent un death metal qui rappelle autant Entombed que Dismember, avec quelques passages qui peuvent également faire penser à Power Trip. Il fait déjà très chaud, et pourtant cela ne les empêche pas de jouer avec le feu. Le groupe n'avait peut-être pas forcément sa place sur une Mainstage. On l'aurait sans doute davantage imaginé sous l'Altar. Mais ça faisait quand même plaisir de voir du metal extrême sur une scène principale.



Place alors à Crisix : on s'attendait à un concert assez classique, et ça a été plus ou moins le cas. Et force est de constater que la pause qu'ils se sont imposée leur a fait du bien. Elle leur a également permis d'évoluer sur le plan stylistique. Les Catalans en a profité pour dévoiler un nouveau morceau, "Fast Music" qui fait le lien entre leur dernier album et ce qui semble être la suite de leur carrière, avec une musique beaucoup plus moderne. En effet, le groupe a fait appel à des représentants de la scène metal contemporaine, Downterra, pour les épauler sur ce titre, avec notamment un énorme break techno. On est quand même très loin du thrash metal classique de "Bring 'Em To The Pit" ou encore d' "Ultra Thrash". Cette prise de direction va forcément diviser les fans, c'est certain... Mais dans le fond, pourquoi pas.



Suite à cela, il y avait Guilt Trip, qui remplaçait donc Cavalera. Ensuite, Guilt Trip a livré un concert très classique, mais particulièrement solide, ponctué de nombreux wall of death. C'est un hardcore moderne qui fonctionne très bien en festival. Il n'y a finalement pas grand-chose à redire : le travail a été fait par les Britanniques.



Pendant le concert de Cro-Mags sur la Warzone, il y avait également Enhancer, qui faisait son grand retour sur le devant de la scène. Et ce concert a clairement été l'une des grosses claques de la journée. Le groupe a vu monter sur scène plusieurs invités, dont des membres de Pleymo et The Arrs, mais aussi JoeyStarr, venu interpréter quelques morceaux avec les Parisiens. C'était clairement l'un des événements de cette journée. On avait vraiment l'impression de revivre la grande époque de la Team Nowhere des années 2000. Pourquoi pas. Le public a répondu présent, le concert était de très bonne qualité et cela annonce de belles choses pour la suite.



Ensuite, on repasse au thrash metal classique avec Anthrax. Le groupe mené par Scott Ian et Joey Belladonna en profite d'ailleurs pour présenter un nouveau morceau, "It's For The Kids". Mais de notre côté, on attend surtout les gros classiques, avec "Indians", "Among the Living" ou encore "Got the Time". Ça marche clairement. Anthrax reste une valeur sûre sur scène.



Après cette petite parenthèse thrash metal, on a droit au rock progressif d'A Perfect Circle. C'était plutôt pas mal. Un concert assez long, mais qui nous a permis de nous reposer un peu les oreilles avant l'un des gros rendez-vous de cette journée : Megadeth. Le groupe poursuit actuellement sa tournée d'adieux. Et là, on comprend pourquoi. Dave Mustaine commence à fatiguer et cela s'entend de plus en plus. En studio, le mixage permet encore de masquer certaines choses, mais sur scène, sa voix est devenue beaucoup plus discrète, alors même que nous étions plutôt bien placés ! En revanche, cela n'empêche pas d'avoir une section guitare, basse et batterie absolument irréprochable. C'est sans doute l'un des meilleurs concerts de Megadeth auxquels j'ai assisté sur le plan du son. Le groupe en profite pour balayer une bonne partie de sa carrière avec des classiques comme "Mechanix", "A Tout le Monde", "Symphony of Destruction" ou encore "Peace Sells". C'était un très bon concert, même si Dave Mustaine semble aujourd'hui très fatigué sur le plan vocal.




Ensuite, on passe directement à Limp Bizkit, qui était clairement l'un des gros groupes du week-end. Rien à promouvoir, juste du flow. La scénographie est très belle. En revanche, le groupe prend son temps sur scène... Et il y a quand même beaucoup de temps morts durant le concert. C'est surtout Fred Durst qui fait le show, qui provoque, comme d'habitude, à sa manière.


Le set est également marqué par plusieurs clins d'œil, notamment lorsque le groupe reprend quelques mesures de "Holy Wars... The Punishment Due" de Megadeth, puis un extrait de "Master of Puppets" de Metallica. Clin d'œil ou provocation ? On ne saurait trop dire. En revanche, ce que l'on retient surtout de ce concert, c'est un public complètement à fond ! Force est de constater que des morceaux comme "Break Stuff" (joué à deux reprises, en début et en fin de concert), "My Generation", "My Way" ou encore "Rollin'" fonctionnent toujours aussi bien sur scène. Au final, c'était un bon retour dans les années 90 que nous a offert Limp Bizkit !



Enfin, cette journée se termine pour nous avec Behemoth, véritable référence du black/death metal polonais. De retour avec un nouvel album, The Shit Ov God, le groupe continue de proposer l'un des spectacles les plus impressionnants du circuit. Mais ce qui est toujours aussi impressionnant chez Behemoth, c'est cette capacité à mêler musique et spectacle. Les flammes, les crucifix, la pyrotechnie, les décors... toute le site du Hellfest est alors devenue le terrain de jeu de Nergal.


On n'avait sans doute jamais vu autant de flammes rugir sur le site du Hellfest. Comme d'habitude, le concert est construit en plusieurs tableaux, en plusieurs mouvements. Et bien sûr, on a adoré voir Nergal apparaître dans sa tenue de faux pape sermoner son public. Finalement, le placement de Behemoth sur la Mainstage était complètement légitime tant le concert proposé était impressionnant.


DIMANCHE 21 JUIN :


Vient alors la dernière journée du festival, le dimanche 21 juin, qui coincide avec la Fête de la Musique pour nous tous. Enfin... la Fête de la Musique, nous, on la vit déjà depuis quatre jours au Hellfest. Pour cette dernière journée, on a droit, du côté de la Valley, à une programmation qui rappelle énormément l'esprit de La Nouvelle-Orléans, avec Eyehategod, Corrosion of Conformity ou encore Down. Et puis, pour clôturer cette édition, c'est The Offspring qui a l'honneur d'être la dernière tête d'affiche du festival.


À noter que c'est également à l'issue de cette journée que sont annoncées les dates de la prochaine édition, ainsi que le nouveau concept des vingt ans, avec plus de 300 groupes répartis sur dix scènes. En revanche, en raison de la canicule qui dure depuis plusieurs jours, le traditionnel feu d'artifice est annulé par la préfecture.


Alors, je vais faire court, puisque, pour des raisons purement personnelles, nous avons dû quitter le festival aux alentours de 17 heures. Ça ne nous a pas empêchés de profiter des concerts de Tempt Fate, puis de Silhouette, nouvelle signature des Acteurs de l'Ombre, qui propose un black metal assez classique porté par une chanteuse et un chanteur.



Ensuite, on fait un tour du côté des Mainstages, où se produit la nouvelle garde du metalcore français avec Revnoir et Resolve, deux groupes qui s'inscrivent dans la lignée de formations comme Novelists ou Landmvrks. Revnoir propose un metal moderne assez classique, mais le groupe bénéficie encore aujourd'hui de sa nomination aux Foudres, cette cérémonie consacrée aux musiques metal qui a été lancée l'année dernière au Bataclan. De son côté, Resolve, qui a sorti un nouvel album l'année dernière, commence sérieusement à faire parler de lui, notamment dans le nord de la France. On avait d'ailleurs pu les revoir récemment au Métaphone d'Oignies.



Quant à nous, notre Hellfest s'arrête après les prestations de Scour et de Suicidal Angels. Scour, ce n'est autre que le projet de black metal de Phil Anselmo, qui propose ici un concert finalement assez sobre, mais vraiment honnête. Ça fait plaisir de revoir Phil Anselmo au Hellfest, qu'il considère un peu comme sa deuxième maison. Pendant longtemps, il avait pris l'habitude de venir quasiment tous les ans avec l'un de ses nombreux projets : Down, Pantera en 2023, ou encore Philip H. Anselmo & The Illegals. Cette fois, il est là avec Scour, en sachant que les festivaliers le retrouveront quelques heures plus tard avec Down pour clôturer cette édition.



Nous, on termine notre parcours avec Suicidal Angels, une valeur sûre du thrash metal grec que la rédaction connaît particulièrement bien. La chaleur est toujours aussi accablante, mais c'est aussi l'occasion de faire un premier bilan. Malgré quelques annulations qui n'ont pas été remplacées et des températures extrêmement élevées, cette édition du Hellfest a, selon nous, été une vraie réussite.




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