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ITW - BlackRain

  • Photo du rédacteur: Axl Meu
    Axl Meu
  • il y a 3 jours
  • 5 min de lecture

BlackRain est en quelque sorte devenu, par la force des choses, l'un des derniers survivants de mouvement "revival" Glam Metal / Sleaze de la fin des années 2000. Passées les questions existentielles, le groupe est de retour avec son nouvel album, Orphans of the Light, un album de Hard Rock généreux. Entretien avec Swan Hellion (guitare, chant).

Propos de Swan Hellion recueillis par Axl Meu

Que s’est-il passé pour BlackRain ces derniers mois ? 

On s’est principalement focalisé sur la production et la promotion de notre nouvel album, Orphans of the Light. On s’est lancé dans un projet plus ou moins lourd qui a consisté en la production d’un maximum de vidéos possible avant la sortie de l’album… Ça nous a pris pas mal de temps : je crois qu’on a fait sept ou huit vidéos au total ! 

Pour nous, l’idée était simplement de s’adapter à la manière dont les gens écoutent la musique de nos jours. Aujourd’hui, on a la chance d’avoir Internet pour assurer une partie de la promotion de l’album. Il y a encore des fans qui vont dans les magasins et qui achètent des CDs, mais la grande majorité écoute de la musique sur les plateformes de streaming. Et il est vrai que les fans prêtent beaucoup plus d’attention à un single qu’à un album. 

On a la chance d’avoir un bassiste qui touche en production audiovisuelle et qui travaille dans l’édition. De ce fait, on a du matériel à disposition. Et par conséquent, l’avoir à nos côtés réduit drastiquement les coûts de production. 



Votre nouvel album s’intitule Orphans of the Light. C’est le premier album de composition sur lequel apparaissent Franky Costanza (batterie) et Jerem G. Est-ce que tu dirais que votre opus d’auto-reprises, Hot Rock Time Machine (2024), a eu un impact sur la manière dont sonne Orphans of the Light

L’album de reprises s'est imposé naturellement au milieu de l’écriture d’Orphans of the Light. Nous avons travaillé sur les deux albums en même temps, donc je ne dirais pas que les reprises ont eu un quelconque impact sur l’album. 

Comme tu dis, Orphans of the Light est le premier album où il est pleinement dans le groupe, sur lequel il propose ses parties et où il n’a pas à suivre une ligne quelconque. Quant à Jerem, il a participé à la moitié de l’album, étant donné qu’il était arrivé au milieu du « process » d’écriture. 



Un commentaire sur le départ de Max 2, ton ex-acolyte avec qui tu as lancé le groupe en 2001 ?

Pour notre ancien guitariste, c’était assez difficile à difficile et le groupe était devenu un poids dans sa vie : c’est quelque chose que l’on sentait depuis quelque année. On avait l’impression de le forcer, de le tirer… C’est arrivé. Sa participation a touché à sa fin… Et quand c’est arrivé, je me suis posé quand même pas mal de questions… Je me suis dit : « Putain, c’est le pote avec qui j’ai fondé le groupe et il n’a plus envie. Est-ce que c’est le moment pour moi de faire pareil, de dire au-revoir ? » Néanmoins, je ne vois pas pourquoi j’arrêterais personnellement. Aujourd’hui, Jerem est à la guitare qui a rapidement été disponible pour nous accompagner. Il est apparu sur notre feed Instagram et le pire, c’est qu’il vient de Haute-Savoie, comme nous. Pour commencer, il nous accompagnait à la guitare acoustique sur quelques morceaux, et puis, Max a raccroché les guitares. 



Jerem a donc contribué à l’écriture de ce nouvel album.

Oui ! On n’avait rien de prévu pour cet album. On s’est simplement retrouvé avec pas mal de matériel, qu’on n’avait pas envie de jeter. On a sorti les clips, et désormais, il reste au moins sept morceaux que les fans n’ont jamais écouté. Cet album est très varié et je dirais qu’il n’y a aucun fil conducteur. On part vraiment dans divers styles et diverses influences. Certains titres sonnent typiquement BlackRain, d’autres seront un peu plus Glam…




Et quand c’est arrivé, je me suis posé quand même pas mal de questions… Je me suis dit : « Putain, c’est le pote avec qui j’ai fondé le groupe et il n’a plus envie. Est-ce que c’est le moment pour moi de faire pareil, de dire au-revoir ? » 


Il y a ce titre hybride mi-français, mi-anglais qui s’intitule « Les Méandres de l’Instinct ». Si je m’abuse, c’est la première fois que vous faites ça. 

Oui, ça faisait longtemps qu’on en parlait, qu’on se disait que ce serait intéressant de faire une chanson avec au moins quelques paroles en français. Mais c’est surtout plus simple de parler que de faire ! (Sourire) Surtout quand on a un chant qui n’est pas hurlé et dont les paroles sont compréhensibles. Il faut toujours prêter une attention particulière au français. Ça nous a pris du temps d’achever quelque chose qui nous plaisait, non seulement au niveau des paroles, mais aussi qui s'adapte bien à la musique. 

« Klub Krazy Night » est un superbe morceau… Son titre m’a évoqué le fameux « Crazy Night » de Kiss… De quoi parle-t-il ? 

C’est un morceau dédié aux années 2009/2010/2011 à Stockhölm, ville devenue, malgré elle, la Capitale du renouveau Glam / Sleaze. À l’époque, tous les artistes de cette scène fréquentait le Harry B. James, un bar qui existe toujours aujourd’hui d’ailleurs. C’était vraiment la fête à l’époque et nous y avons instauré une mode à part entière : les musiciens avaient les cheveux en pétard et étaient maquillés ! C’est quelque chose qui s’est perdu depuis… On a connu ça à l’époque. Et tous les vendredis, nous allions dans ce bar. Il y avait un DJ spécial qui venait et qui ne jouait que du Glam… Ces soirées s’appelaient les « Krazy Night ». Et donc, cette chanson rend hommage à ces soirées qui nous ont vraiment marqués ! Je pense que l’on peut aisément comparer cette époque à ce qui s’est passé au milieu des années 80 à Los Angeles avec l’exposition de la scène Glam Metal. Et encore, je trouve que c’était bien plus poussé ! Ces soirées étaient complètement dingues. 


Est-ce que tu es toujours en relation avec les mecs de Crashdïet ? C’est eux qui avaient porté cette scène-là ? 

Oui, voilà, c’était tout à fait eux. Ils étaient signés chez Universal Music pour leur premier album. Mais depuis, la mode est retombée… C’est difficile de vivre de sa musique… Il y a eu plusieurs changements de line-up, et je ne connais plus qu’un membre du groupe aujourd’hui ! Ils n’ont jamais été très chanceux avec leurs chanteurs… Je pense que les autres membres sont passés à autre chose. 



Que symbolise le titre « Orphans of the Light ? »

Ce titre symbolise la difficulté à survivre dans ce milieu, malgré la tentation d’abandonner. Aujourd’hui, en 2026, BlackRain est toujours à la recherche de cet éclat de lumière qui nous fait vivre. L’industrie de la musique est vraiment très difficile ! 


Et pourtant, de belles dates arrivent pour BlackRain, notamment au Trianon le samedi 28 février avec Overdrivers en première partie, et - bien sûr - au Hellfest Open Air.

Oui, on va essayer de donner un concert spécial là-bas. Le problème qu’on rencontrait à chaque fois à Paris ces dernières années était le fait d’être limité par la place et les réglementations. Certaines réglementations deviennent complètement absurdes, que ce soit au niveau du son et des possibilités. Pour le Trianon, on va vraiment pouvoir faire ce que l’on veut. Je pense que les Overdrivers prévoient également de marquer le coup à leur façon : on les avait rencontrés au Aütfëst et ils sont très bons pour mettre l’ambiance ! Je pense que ça va être une soirée mémorable ! Pareil pour notre concert au Hellfest

BlackRain, c’est :

Swan Hellion : guitare, chant

Jerem G : guitare

Matthieu de la Roche : basse

Franky Costanza : batterie (depuis 2023)


Discographie :

Black Rain (2006)

License to Thrill (2008)

Lethal Dose of... (2011)

It Begins (2013)

Released (2016)

Dying Breed (2019)

Untamed (2022)

Hot Rock Time Machine (2024)

Orphans of the Light (2026)



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