top of page

ITW - Fallen Lillies

En novembre dernier, la rédaction avait passé en revue le dernier album du groupe féminin Fallen Lillies, intitulé Cran (voir Sur les platines de la rédaction – novembre 2025). Ayant été agréablement surpris par ce nouvel opus bien couillu, nous avons voulu nous entretenir avec les Lillies pour en savoir plus sur ce combo dont on n'a pas fini d’entendre parler.

Propos recueillis par Chris Kilmister

Salut à vous et merci de nous accorder ce petit moment. Pour commencer, pouvez-vous nous faire, en quelques mots, un petit historique du groupe ?

Le groupe s’est formé en 2013, nous (Hélène, Marine et Ludivine) avions déjà un groupe Pop-Rock par le passé, mais nous voulions nous orienter vers un style de Rock plus pêchu, et on a croisé la route de Laura pour former les Fallen Lillies. Le groupe a parcouru la France, l’Angleterre et quelques pays limitrophes durant toutes ces années. 2 EP et 2 albums plus tard, l’aventure continue toujours avec plus récemment l’arrivée de Laetitia, qui a remplacé Ludivine à la basse. 


On sent chez Fallen Lillies des influences venant de groupes tels que Girlschool, Crucified Barbara, L7, Maids of Ace, même si, je suppose, vous avez toutes quelques influences musicales différentes. En avez-vous également dans d'autres formes d'art telles que le cinéma, la littérature, la peinture, ou autres formes d’arts ?

On va avouer quelque chose d’inavouable, mais je pense que si Fallen Lillies existe aujourd'hui, c’est en partie grâce au film… Freaky Friday ! Et oui, qui dit groupe de musique au collège, dit références de ces âges-là, et on était en plein dedans ! Et quand on regarde des biopics comme The Runaways, Bohemian Rhapsody… c’est sûr que ça inspire. Et nous fait penser que nous ne sommes vraiment pas nées à la bonne époque ! Ahah

2025 est derrière nous maintenant, cela a été un beau millésime pour Fallen Lillies, avec la sortie de l'album. Quel bilan dressez-vous de cette année ?

L’année 2025 a vraiment été marquée par l’arrêt des lives. On s’est concentrées seulement sur le projet de l’album, refusant à contrecœur des concerts, mais nous avions vraiment besoin de cette année pour travailler à fond sur ce projet. Donc 2025 a été pour nous l’année du changement et du renouveau, l’album a été très énergivore et c’était frustrant d’attendre la sortie officielle et la reprise des lives.


Parlons un peu de votre nouvel album, sorti fin d'année 2025 et qui s’intitule Cran. Qui a composé la musique et comment s'est passé le processus de compo ?

On compose toujours toute ensemble, ça part d'une mélodie dans la tête d'Hélène, ou d'un

rythme de batterie ou encore d'un riff de Laura à la guitare. Ce qu'on recherche, c'est l’effet

"Waouh" que ça nous fait en l'écoutant, et tant qu'on n’a pas cette effervescence de début de morceau, on continue de chercher. Pour cet album, on a collaboré avec Emmanuel Fischer sur les arrangements (qui avait déjà mis sa patte dans l'album précédent), il est venu "sublimer" et rendre plus efficaces certaines transitions ou parties.

Vos textes sont plutôt engagés, est-ce Hélène qui s’en charge ? Quels sont les thèmes abordés sur cet album ?

Nous nous étions mises d’accord sur 10 thèmes à aborder qui nous parlaient à toutes. Au départ, l’album avait été écrit en anglais, mais durant le studio nous avons basculé les textes en français, et effectivement Hélène s’est chargée en grande partie de remanier les mots pour obtenir le résultat actuel. Notre but était de parler de sujets qui nous touchent, de sujets qu’on veut mettre en lumière. On espère que nos chansons, à notre petite échelle, feront réfléchir les gens sur certains sujets, mais on espère aussi que le public se retrouvera dans ces thèmes. On parle du droit d’assistance à la fin de vie, des violences faites aux femmes sous couvert de religion, du body shaming, de la maltraitance animale, du connard - oups du président - américain, mais aussi sur une note plus joyeuse, de la fête et des bons moments partagés toutes ensemble.



« Il y a des albums qui s’écoutent poliment assis dans son canapé, et il y a ceux qui vous obligent à pousser les meubles, cet album appartient définitivement à la seconde catégorie »


D’ailleurs, les textes engagés, c’est un peu une de vos marques de fabrique. Est-ce quelque chose qui vous tient vraiment à cœur ?

Complètement. Nous avons toujours eu cette envie, ce besoin, d’interpeller avec nos textes. Nous souhaitons faire passer des messages, que nos chansons représentent quelque chose pour nous. Elles marquent des périodes de nos vies, et il est important de pouvoir « capturer » notre vision actuelle des choses sur les thèmes abordés.


Sur votre premier album No Master for Lilly, vous vous exprimiez en anglais. Pourquoi avoir choisi de changer et de chanter en français cette fois-ci ? Allez-vous continuer dans cette direction par la suite ?

Le basculement entre l’anglais et le français a vraiment été un choix qui a perturbé pas mal de choses durant cette année. Mais lorsque la question s’est posée en studio, nous avons essayé les deux versions, et c’est le français qui nous a véritablement conquis pour cet album. Nous resterons sur le français pour la suite, c’est certain : c’est, pour nous, le meilleur moyen de faire passer efficacement nos messages.


Pour l’enregistrement de ce nouvel album, vous vous êtes adjoint les services de Fred Duquesne, guitariste chez Mass Hysteria. Pourquoi ce choix, qui est d’ailleurs un très bon choix ?

Nous avions repéré plusieurs ingénieurs du son / producteurs pour enregistrer cet album. Lorsque nous avons contacté Fred, il a tout de suite été partant. Il a très bien cerné le projet et sa vision nous a plu. Il a énormément apporté à cet album, et nous ne regrettons absolument pas ce choix.


Si vous deviez présenter Cran aux lecteurs pour leur donner envie de le découvrir, comment le décririez-vous ?

L’album Cran parcourt, pendant 35 minutes, plusieurs sujets de société qui nous tiennent à cœur, de manière très punchy et efficace. Un journaliste a écrit dans une chronique :« Il y a des albums qui s’écoutent poliment, assis dans son canapé, et il y a ceux qui vous obligent à pousser les meubles. Cet album appartient définitivement à la seconde catégorie. »

C’est, en tout cas, exactement le but que nous avons recherché.


Quelle est, selon vous, l’évolution musicale (ou autre) du nouvel opus par rapport à No Master for Lilly ?

Il y a davantage de maturité dans ce nouvel album. Nous avons pris le temps de l’écrire pour qu’il nous corresponde vraiment. Nous n’avons rien laissé au hasard : du choix des thèmes à la pochette, tout a été réfléchi pour refléter ce que nous voulions montrer de Fallen Lillies. Cela a impliqué beaucoup de remises en question, de doutes, et surtout énormément de travail. Non pas que No Master for Lilly ait été fait « à l’arrache » : c’est un premier album dont nous sommes encore très fières aujourd’hui. Mais, comme son nom l’évoque, nous pensons avoir monté d’un « cran » avec ce deuxième opus.


Laetitia, tu es arrivée après l’enregistrement de Cran, reprenant le rôle de bassiste en lieu et place de Ludivine. Comment s’est passée ton intégration ? Aurais-tu envie de t’impliquer davantage dans le groupe par la suite, notamment dans la composition ?

Forcément, c’est un challenge de passer derrière Ludivine, qui dégageait une énergie incroyable sur scène. Elle restera toujours une Lillies !

Mon intégration s’est passée à merveille. Avec les filles, nous avions déjà appris à nous connaître en octobre 2024, lorsque j’ai remplacé Ludivine sur deux dates. Le courant est tout de suite bien passé entre nous, et aujourd’hui, c’est toujours un plaisir de partir à l’aventure ensemble comme nous le faisons sur nos concerts.

Pour le moment, nous sommes toutes concentrées sur la scène afin de défendre cet album comme il se doit. Je n’ai pas encore vraiment pensé à l’après-tournée, mais ce serait évidemment une belle aventure de composer de nouveaux morceaux avec les filles.


Quels sont les projets de Fallen Lillies pour l’année 2026 ?

Promouvoir ce nouvel album partout en France, et dans les pays francophones si possible, et porter ce projet le plus loin possible !


Pouvez-vous nous donner des nouvelles de Raymonde, la poule figurant sur la pochette et répondant au nom de Raymonde ?

Raymonde va bien ! Elle s’est remise de sa séance photo. Elle est désormais la star du poulailler, mais elle garde les pattes sur terre…


Un petit mot pour nos lecteurs ?

N’hésitez pas à venir nous voir en live : c’est sur scène que nous préférons être !

Fallen Lillies c'est : Hélène : chant, guitare Marine : batterie

Laura : guitare, cœur

Laetitia : basse, cœur


Discographie :

Within Wolves' Den (2014)

Out There (2018)

No Master for Lillies (2021)

Cran (2025)




Logo Off_edited.png
Euroguitar logo.png
  • Instagram
  • Facebook

© 2017-2025 Powered by Nao Noïse

bottom of page