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ITW - Gaerea

  • Photo du rédacteur: Axl Meu
    Axl Meu
  • il y a 7 minutes
  • 4 min de lecture

Découvert par la rédaction d’Heretik Magazine en 2020, à la sortie du remarquable Limbo, Gaerea s’est depuis imposé comme une figure incontournable de la scène black metal européenne — et bien au-delà. Porté par une musique à la fois introspective, sincère et en constante évolution, le groupe portugais n’a cessé de repousser ses propres limites.

Le vendredi 20 mars dernier a marqué un nouveau tournant avec la sortie de Loss via Century Media Records. Quelques semaines auparavant, nous avons échangé avec Alpha, principal compositeur du groupe, autour de ce nouvel album et de l’évolution de Gaerea.

Propos recueillis par Axl Meu

Nous allons parler du nouvel album de Gaerea, Loss, qui sort le mois prochain. Je suis le groupe depuis plusieurs années maintenant, et j’ai pu le voir évoluer, notamment sur scène. Je vous ai notamment vus à Lille, au Splendid, aux côtés de Orbit Culture. Tu peux revenir sur ces dernières années pour le groupe ?

Ces dernières années ont été très intenses. On a eu la chance de tourner avec Orbit Culture, qui sont devenus de très bons amis. C’était quelque chose qu’on voulait faire depuis longtemps, et eux aussi. En parallèle, on a surtout travaillé sur Loss. On a pris énormément de temps pour le composer, l’enregistrer et vraiment le peaufiner. C’est probablement l’album sur lequel on a le plus bossé.


Il y a aussi eu un tournant avec votre signature chez Century Media Records. Qu’est-ce que ça représente pour vous aujourd’hui ?

Franchement, c’est énorme. Century Media, c’est l’un des meilleurs labels aujourd’hui. Après la fin de notre contrat avec Season of Mist, on a parlé avec plusieurs labels, mais c’est eux qui nous ont le plus convaincus. Ils respectent totalement ce qu’on veut faire, tout en apportant des idées intéressantes. Il y a une vraie confiance. Et puis, quand tu vois leur catalogue avec des groupes comme Moonspell, Watain ou Electric Callboy, c’est assez impressionnant.


Votre musique a beaucoup évolué. Aujourd’hui, on ne peut plus juste parler de Black Metal. Comment tu définirais votre identité ?

Honnêtement, je ne pense pas qu’on ait une identité fixe, et ça nous va très bien comme ça. On ne veut pas devenir un groupe qui refait toujours le même album. Au début, on était plus ancrés dans le Black Metal, avec des touches Post-Black ou Hardcore, mais ça a évolué naturellement. On a besoin de se lancer des défis. Si on faisait toujours la même chose, on s’ennuierait. Et puis, même si ça ne plaît pas à tout le monde, ce n’est pas grave. On préfère rester honnêtes avec nous-mêmes.


On va parler de « Stardust », un morceau très marquant de l’album, et plus largement de Loss. Qu’est-ce que ça représente pour toi ?

« Stardust » est un titre très personnel. Le morceau parle de la perte de mon meilleur ami, quand on avait 16 ans. Pendant longtemps, j’ai gardé ça pour moi. Cet album m’a permis de mettre des mots — ou plutôt de la musique — sur tout ça. Loss, de manière générale, c’est notre album le plus intime. Il parle de deuil, de solitude, de ce sentiment de ne pas vraiment avoir sa place, ou encore des regrets. C’est un disque très direct, très humain. On n’est plus dans des concepts abstraits, c’est vraiment tourné vers ce qu’on vit.



"« Stardust » est un titre très personnel. Le morceau parle de la perte de mon meilleur ami, quand on avait 16 ans. Pendant longtemps, j’ai gardé ça pour moi. Cet album m’a permis de mettre des mots — ou plutôt de la musique — sur tout ça. Loss parle de deuil, de solitude et des regrets que je peux avoir".


Alpha, tu es le principal compositeur. Comment tu travailles concrètement sur les morceaux ?

Je commence toujours seul, avec une guitare et mon ordinateur. Je construis les morceaux petit à petit. Sur cet album, je ne me suis rien interdit. Si j’avais envie d’ajouter quelque chose de différent — que ce soit des textures, des sons plus inattendus — je le faisais. Les guitares restent la base, mais ensuite tout vient se superposer autour.


Vos concerts sont très intenses. Comment tu décrirais l’expérience live de Gaerea ?

On veut que les gens ressentent la musique autant que nous. Sur scène, il y a beaucoup de liberté. On sait ce qu’on joue, mais tout le reste dépend du moment, du public, de l’énergie. Chaque concert est différent. Il peut y avoir des moments très violents, mais aussi très beaux. C’est vraiment un lâcher-prise.


Vous gardez aussi une certaine distance avec votre identité personnelle. Pourquoi c’est important pour toi ?

Je ne vois pas ça comme un personnage. C’est juste une autre facette de moi. Mais je ne veux pas que l’attention soit sur moi en tant qu’individu. Ce qui compte, c’est la musique. Je ne suis pas là pour être connu ou reconnu. Je veux juste créer quelque chose de sincère.


Quelles sont les prochains projets pour le groupe ?

On va beaucoup tourner avec Loss. Il y a des concerts à Bruxelles et Amsterdam où on va jouer l’album en entier. On reviendra aussi plusieurs fois en France, notamment sur des festivals comme le Motocultor Festival. Et il y a encore d’autres choses qui vont être annoncées bientôt.


Et pour quelqu’un qui ne connaît pas encore Gaerea, comment tu présenterais cet album ?

C’est du Metal, mais surtout une musique pour les gens qui ne se sentent pas parfaits, qui se sentent parfois perdus ou brisés. Une musique qui sert à exprimer ce qu’on garde à l’intérieur, avec beaucoup d’intensité et d’honnêteté.

Gaerea, c’est : 

Alpha : guitare, chant  

Rho : basse 

XI : batterie 

Delta : guitare 


Discographie : 

Unsettling Whispers (2018) 

Limbo (2020) 

Mirage (2022) 

Coma (2023) 

Loss (2026)



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