ITW - Sex Shop Mushrooms
- Axl Meu
- 24 févr.
- 3 min de lecture
Né à Pigalle en 2022, et avec un premier album en 2024, Sex Shop Mushrooms façonne un grunge nerveux entre riffs tranchants et rage frontale. Exactement comme leur mode de pensée : BREAK NORMS, SOUND LOUD ! Sorti en janvier dernier, leur album 131217 marque un virage plus franc et direct, transformant la colère en catharsis collective. L’occasion d’échanger avec eux sur ce nouveau projet.
Propos recueillis par Antoine Souchet
Vous revenez en ce début d’année 2026 avec 131217, un album encore plus brut que le précédent God Doesn’t Exist, sorti fin 2024. Comment expliquez-vous cette envie de pousser encore plus loin votre style ?
On voulait un album avec moins de post-production, un son plus brut. C’est ce qui donne 131217.
131217 évoque un véritable voyage chaotique dans lequel chaque titre raconte une lutte. Est-ce une volonté de parler de ce sujet si actuel ?
La lutte est et sera toujours d’actualité. Notre inspiration vient donc forcément de convictions personnelles et de l’altérité de nos vies.
Vos morceaux évoquent à la fois des combats intérieurs et des combats collectifs. Est-il important pour vous de créer un lien entre l’intime et le politique ?
L’intime est politique. Notre but est de partager ce que l’on est, ce que l’on crée, avec un collectif.
« Help Me I’m Cumming » ouvre l’album de manière très frontale. Pourquoi avoir choisi ce titre ?
Pour annoncer la couleur. Basse, batterie dans ta gueule.
131217 est à la fois le titre de votre album et celui d’un morceau. Quel est le sens de cette date, et pourquoi en avoir fait le cœur du projet ?
C’est l’anniversaire de Taylor Swift et Jésus !
« Dissonance » évoque une lutte contre la maladie et l’incompréhension. Ce titre est-il né d’une expérience personnelle ou d’un regard partagé au sein du groupe ?
Chaque morceau est inspiré du vécu. Libre interprétation à chacun, et on espère que tout le monde pourra s’y reconnaître à sa façon.
Pour le mixage de 131217, vous avez fait appel au producteur américain Jack Endino (connu pour ses collaborations avec Soundgarden, Tad ou encore Nirvana). Comment s’est faite cette rencontre ? Un titre de l’album a-t-il évolué grâce à lui ? En quoi cette collaboration marque-t-elle une étape dans votre parcours ?
On cherchait un son brut et agressif. Il a fait un job monstrueux, merci à lui.Il nous a apporté un professionnalisme et un son qui nous correspond complètement. Ses retours nous ont énormément aidés et inspirés.
Vous vous imposez sur scène comme une véritable machine de guerre, partout en France, lors de festivals et en première partie de groupes majeurs comme Pogo Car Crash Control. Quels sont vos meilleurs souvenirs de scène ?
Nos premières scènes, où les gens chantaient nos morceaux, où les salles étaient pleines, avec des ambiances particulières. Par exemple, la Fête de l’Huma nous a énormément marqués. Mais aussi les petites salles parisiennes, où l’on est très proches du public, restent parmi nos meilleurs souvenirs.
Que représente la scène pour vous : un terrain de jeu, un exutoire, un combat ?
Les trois, sans aucun doute.
Quels sont vos projets pour cette nouvelle année ? Préparer un nouvel EP ? Partir en tournée en France et en Europe ?
Jouer et en jouir !

Sex Shop Mushrooms, c'est :
Timothee Leporini : chant, guitare
Giula Vinciguerra : Batterie
Cyprien Ortuno : Basse, chant
Victor Cresseaux : Guitare
Discographie :
God Doesn’t Exist (2024)
131217 (2026)



