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LIVE-REPORT - Hellfest Open Air (18/06/23)

Dernière mise à jour : 19 janv.

Quatrième journée de ce marathon Hellfest… ! Le public est au bout du rouleau, mais mise tout de même sur un regain d’énergie pour profiter de cette dernière journée et des concerts qui l’animeront : Slipknot et Pantera sont en tête d’affiche et promettent de clore l’événement sur une très bonne note. Quand nous investissons le site du Hellfest, ce dernier est plus clairsemé que d’habitude : il faut dire que les campeurs plient bagage et que le ciel est particulièrement couvert. 

Par Hyass et Axl Meu / Crédit photo : Moris DC (Retrouvez plus de photos sur nos réseaux sociaux, Facebook et Instagram) 


 

10h30, l’heure des premiers concerts. Blóð investit la scène de la Temple sous un temps incertain : le décor est planté, tout est gris ! La formation Doom/Sludge, portée par le couple Ulrich et Anna W., entend bien marquer des points devant un public qui ne la connaît pas encore. Et le charme opère grâce au charisme de la vocaliste qui arpente la scène telle une louve à l’affut, alternant pas feutrés et hurlements à la lune. Le groupe ne tombe dans l’écueil des “premières parties” en voulant en faire trop. Exit la démonstration de force, les titres s’enchaînent naturellement dans une respiration exaltée mais contrôlée. On aura donc plaisir à les revoir dans une configuration plus intimiste pour en apprécier toutes les nuances.


Strigoi prend la suite et nous sommes très étonnés de les voir se produire à cette heure matinale. La raison est pourtant connue : Greg Mackintosh se produira aussi ce soir avec son autre entité, Paradise Lost. Malgré tout, devant la qualité de la prestation et un son parfait (sans doute le meilleur de tous les concerts de cette édition), nous ne pouvons que regretter de ne pas les voir devant un public plus étoffé et surtout plus réveillé. Parfait de bout en bout, Strigoi aura démontré tout son professionnalisme et sa justesse de ton. Un set en forme d’invitation à plonger plus profondément avec lui dans les affres de son Death Old School... Nous avons hâte !



Le temps ne s’arrange pas, loin de là : l’orage a éclaté pendant le show de Strigoi et tout le site se met à patauger dans la boue. Beaucoup ont profité du concert des Belges de Schizophrenia pour se réfugier sous l’Altar. Il peut littéralement des cordes, et l’atmosphère sied à merveille à la musique délivrée : Death Metal classique, à mi-chemin entre Death et Morbid Angel. Le show allie classe et sobriété, et talent. En bref, le propos n’est pas nouveau, mais saluons ici la rigueur d’exécution dont fait preuve la formation aujourd’hui. C’est simple et efficace.


Malgré une scénographie soignée, The Old Dead Tree ne fait pas mouche auprès de la rédaction. Nous continuons donc avec Evil Invaders, les patrons de la scène Speed Metal belge ! Nordiste, la rédaction a clairement l’habitude de voir les homologues belges de Razor se produire sur scène. Rien de bien nouveau pour nous : ses performances mêlent frénésie et les riffs taillées pour la scène, mais nous ressortons avec la sensation d’avoir vu un de nos groupes fétiches franchir un nouveau palier ! 


Nous regardons Vektor d’un œil qui joue sous l’Altar, souhaitant être aux premières loges pour She Past Away, prévu sur sa tente jumelle. Originale, la formation allie esthétique Cold Wave / Dark Wave et sonorités Disco pour un ensemble franchement… surprenant et détonnant ! Même si le groupe semble faire l’unanimité, et que les fans sont bien présents aux premiers rangs, nous regrettons assez amèrement que le show ait lieu en plein jour : cela ne colle pas vraiment avec le propos gothique du groupe ! Et cela empêche une immersion totale, même pour le duo. Nous étions donc loin de la magie de leur prestation au Motocultor Festival 2022, qui avait été un très gros temps fort en étant programmée en milieu de soirée.


La programmation Thrash Metal se poursuit de l’autre côté avec Holy Moses : formation culte allemande menée par une Sabina Classen, particulièrement touchante aujourd’hui. Comme à Ostende (Belgique) en mai dernier, l'auteure de The Invisible Queen - qui a surpris plus d’un fan en annonçant sa retraite - a tenu à remercier ses fans lors de longues prises de parole !



Particulièrement déçus et limite agressés par le rendu sonore de Grave Pleasures (qui fait pourtant des merveilles en studio), nous décidons de voir ce qu’il se passe de l’autre côté. Sur la Mainstage 1, Amon Amarth fait un carton. Même si les Suédois ont beaucoup de mal à renouveler leur propos, la sauce prend toujours et les fans semblent en redemander. La scénographie - assez kitsch avec ses nombreux figurants - conditionne vite le public qui s’amuse à faire le drakkar lors des désormais célèbres « The Way Of Wikings », « First Kill » et « Raise Your Horns ». 


Pensant assister au concert d’Incubus, nous restons du côté de la MainStage 02… Finalement, les Américains ne se manifesteront pas. Le concert est tout bonnement annulé et remplacé par un salut « express » de Crisix (de passage à Clisson, car la formation doit se produire la nuit tombée au Hellfest Cult). Vite, la nouvelle se répand et les thrashers - satisfaits - remplacent les fans d’Incubus aux barrières. La prestation des Catalans est un régal de fraîcheur : ça tourne toujours plus vite dans le pit ! La performance est simple et efficace, à l’image du groupe !


Désormais bien placés pour le concert de Pantera, nous décidons de regarder de loin le show délivré par Tenacious D, formation que l’on associe souvent au long métrage, The Pick Of Destiny. Aujourd’hui, Jack Black et son pote, Kyle Gass, ont une nouvelle fois excellé dans leur domaine : ce sont d’excellents showmen et comiques. Ils font rire, très rire même, notamment lorsque Jack Black s’amuse à entonner une mélodie à l'aide d’un saxophone en… plastique. Bref, les animations ne succèdent (et même les crowdsurfing) et forment un tout cohérent, sous forme de comédie musicale. Un show frais et divertissant, à l’américaine. 



Le retour de Pantera a fait couler beaucoup d’encre. Et on comprend. Dimebag Darrell n’est plus, Vinnie Paul, non plus. Il ne reste plus que Rex Brown et Phil Anselmo. Néanmoins, il y a toujours les albums, des titres cultes et surtout un bel héritage que veut faire perdurer Anselmo. Qu’on ne se le dise d'emblée, nous ne voyons pas Pantera ce soir, mais plutôt, Phil Anselmo & Friends playing Pantera. Et cela nous va très bien ! Les « guests » (Zakk Wylde et Charlie Benante, s’il vous plaît !) sont dignes et respectent l’identité sonore (et visuelle) du groupe. Les classiques pleuvent (doit-on vraiment les lister ?!). Anselmo est en forme et le public se fait littéralement rouler dessus pendant une bonne heure. Petit regret nous concernant : nous n’avons pas eu droit à la reprise de « Planet Caravan » (Black Sabbath) pourtant jouée quelques jours plus tard à Amsterdam… Mais aujourd’hui, on peut vraiment se satisfaire du show, car ce « Anselmo & friends » a donné aux jeunes fans une belle idée de ce que pouvait être Pantera sur scène durant ses années folles. Mission accomplie. THE claque de la journée.  


Pendant que beaucoup se préparent pour Slipknot, nous retournons du côté des tentes pour Paradise Lost et Testament. Et nous ne serons pas déçus par ces deux groupes qui achèvent ce Hellfest cru 2023 de la plus belle des manières. Commençons par Paradise Lost qui nous délivre un show impeccable, devant un public acquis et heureux d’entendre les plus grands standards de la formation portée par Nick Holmes. Piochant dans une longue et dense discographie, avec en points d’orgue “Hallowed Land” ou le plus récent “Ghosts”, le set ne faiblit pas. Sans chichi ni tralala, le groupe montre qu’il est toujours présent et surtout que sa mélancolie est toujours d’actualité. Un beau moment de délicatesse.


Mais déjà s’illumine la scène de Testament avec son décor vif comme le soleil et rouge comme l’enfer. Comme toujours avec les Californiens, nous nous apprêtons à en prendre la tronche pendant l’heure qui leur est allouée. Le public est là et bien là, jouant parfaitement son rôle de “12e homme” de l’équipe, prêt à donner tout ce qui lui reste d’énergie pour cet ultime concert avant le Feu d’Artifice de clôture. Ça va vite, ça secoue, le tout dans une bonne humeur palpable sur scène comme en fosse. Chuck Billy irradie tel un lion en liberté entre les jets de flamme qui achèvent de nous réchauffer et de nous en mettre plein la vue. En une grosse dizaine de titres, la messe est dite : Testament, du haut de ses 40 ans de carrière est le roi du Thrash Metal !



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