LIVE-REPORT - Mental Fest (Roeselare - BE)
- Axl Meu
- il y a 1 jour
- 3 min de lecture
Après une première édition réussie, le Mental Fest est de retour. Toujours organisé à Roeselare, au Trax, le festival proposait ce 21 février une affiche mettant à l’honneur le métal belge avec deux groupes d’envergure internationale. L’événement affiche quasi sold-out : plus de 700 personnes sont présentes dans une salle confortable et idéalement agencée.
Par Franck Lasselle / Photos : Moris DC
L’entame est assurée par les Belges de Behind The Veil. D’entrée, ils dégagent une énergie énorme. Porté par ses deux chanteuses, le groupe propose un metalcore qui ne fait pas de quartier. Delphine et Sofie sont très complémentaires : le chant clair de l’une s’allie parfaitement au growl sauvage de sa complice. Les titres sont percutants, mêlant une solide base death à un sens mélodique accrocheur. L’énergie déployée fait mouche auprès d’un public déjà chaud. Behind The Veil lance idéalement le festival avec une prestation pleine de fougue et d’envie.

Avec Wryngd, le thrash prend le pouvoir. L’entame est musclée, dans un esprit moderne. Le chant de Steven impressionne : il dégage une puissance digne de James Hetfield, tandis que la musique évoque la force de Pantera ou de Lamb Of God. Les morceaux sont intenses, entraînants, portés par des riffs et des soli ébouriffants. Cet alliage de modern thrash, teinté d’un groove qu’Anthrax ne renierait pas, est remarquable. Wryngd livre un excellent concert qui laisse plus d’un spectateur groggy.
Temptations For The Weak déboule ensuite et défonce tout sur son passage. Le rythme est effréné, l’énergie massive. Le growl de Jadran impressionne par sa puissance death pure, tandis que Djoni apporte une touche mélodique grâce à son chant clair. Les riffs flirtent avec le death mélodique et donnent naissance à un cocktail metalcore rapide, bouillant et efficace. Entre hargne et séduction, le groupe propose un concert redoutable d’efficacité.

Mantah entraîne la foule dans une ambiance résolument années 90 avec un nu metal percutant. On retrouve des influences de Korn et Linkin Park dans le chant de Sven, qui alterne growl et chant clair avec aisance. La musique, teintée d’une modernité metalcore, donne des titres incendiaires qui enflamment une fosse ravie. Avec une prestation solide et maîtrisée, Mantah prouve que le nu metal reste pertinent.
En 2025, Dyscordia avait déjà mis le feu au festival ; les retrouver cette année est un plaisir. Dès l’ouverture avec Toxic Rain, les Belges frappent fort. Leur approche technique s’inscrit dans un pur esprit métal progressif. Piet brille au chant avec une voix puissante et haut perchée, ponctuée d’une pincée de growl bienvenue. Chaque morceau est savoureux : la puissance captive, les breaks mélodiques donnent des frissons. Dyscordia confirme sa grande classe et mériterait une reconnaissance bien plus large.

Les Anglais de The Five Hundred sont très attendus. La salle est bouillante et, dès les premières notes, l’adhésion est totale. Le groupe dégage une énergie fabuleuse, alliée à une technique impressionnante dans un registre djent. John impressionne par son chant clair émotif et sa maîtrise du growl. Le mélange entre force et mélodie fonctionne à merveille. The Five Hundred frappe fort et semble promis aux têtes d’affiche des grands festivals.
Avec Twilight Force, le ton bascule vers l’heroic fantasy : dragons, elfes et costumes rappellent l’univers de Rhapsody. L’ambiance est immédiatement festive. Les claviers apportent une touche folk tandis que les guitares insufflent une puissance power mélodique. Alessandro excelle dans son rôle de conteur, avec une voix puissante et aérienne. Les mélodies sont efficaces et entraînent le public dans un voyage musical coloré, alternant passages folk et envolées speed mélodiques. Un concert idéal pour oublier le quotidien.

Cette édition s’achève sur une très belle note. Les groupes ont été à la hauteur, le public motivé et l’organisation irréprochable. Le Mental Fest confirme l’excellente impression laissée par sa première édition et semble destiné à devenir rapidement un rendez-vous incontournable. Un grand merci à Guy, Ann et à leurs équipes pour leur accueil chaleureux et leur travail au service de la musique.



