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LIVE-REPORT - In Theatrum Denonium 2026

Le festival In Theatrum Denonium est devenu une véritable institution dans le paysage des musiques extrêmes de notre région. Cette année, pour la dixième édition, l’association Nord Forge est à nouveau allée chercher quelques formations rares, que l’on entend peu, afin de ravir un public avide de sensations fortes. Retour sur une édition éclectique et chaleureuse.

Par Fred VDP

Face à l’architecture somptueuse du théâtre de Denain et sa façade à l’italienne, c’est une horde de personnes toutes de noir vêtues qui se forme à l’entrée, bientôt accueillie par un cracheur de feu qui nous entraine dans cette ambiance chaleureuse à laquelle nous a toujours convié le festival. Les habitués du lieu retrouvent rapidement leurs points de repère : le merch du festival, la buvette et la restauration au rez-de-chaussée ; le merch des groupes et la petite scène du fumoir à l’étage.


Après un tour de chauffe au fumoir pour Gionata Potenti avec sa formation solo Nubivagant, et que l’on retrouvera plus tard avec Darvaza, c’est dans le chœur du théâtre que les hostilités vont se lancer. La soirée débute avec Doodswens qui plonge immédiatement la salle dans une atmosphère dense et hypnotique. La formation néerlandaise propose un Black Metal sombre et intense, sans fioritures ni grande surprise, mais avec des compositions qui ont le mérite de captiver rapidement le public. Malgré un son assez médiocre sur les premières notes, Doodswens joue un set costaud et qualitatif qui démarre cette édition 2026 sous les meilleures auspices.

C’est aux alentours de 19h30 que Darvaza, formation italo-norvégienne, entraine l’ITD vers une énergie plus frontale. Le groupe livre un set puissant, rigoureux et habité. La maîtrise technique des musiciens impressionne, tout comme leur capacité à faire monter la tension morceau après morceau. Cependant, si le set est bien construit, il peine à nous convaincre totalement, sans doute à cause d’une sur-théâtralité somme toute assez mal venue dans un lieu aussi symbolique. Les fans ont apprécié, nous beaucoup moins !


Au fumoir, Déhà, habitué des lieux, propose un set mêlant puissance, nuances et émotion, créant une proximité rare avec le public. Les applaudissements chaleureux qui suivent d’ailleurs ses deux prestations témoignent de l’estime que lui portent désormais les Denaisiens.

Sur la grande scène, le festival prend ensuite une tournure plus introspective avec Psychonaut 4. Très attendu, le groupe géorgien offre une prestation chargée d’émotion, entre mélancolie, tension dramatique et envolées musicales. Piochant dans leur discographie forte de 5 albums, Psychonaut 4 apporte aux festivaliers l’un des moments les plus intenses de la soirée : une énergie communicative, insufflée par un Graf au chant plus que jamais fédérateur de bonnes ondes et distributeur de bonne humeur. Le rayon de soleil de cette soirée sans aucun doute.

A l’annonce de la venue de Tormentor en tête d’affiche de l’ITD, nous nous faisions une joie de retrouver cette ancienne gloire du Black/Thrash sur scène. Il est vrai qu’avec son seul et unique album de 2000, la formation hongroise, emmenée par Attila Csihar (Mayhem) était la véritable curiosité scénique de ce festival. Mais voilà, parfois la sauce ne prend pas. Et malgré des titres qui ravivent de bons souvenirs aux fans les plus durs, le set du mythique Tormentor est loin de nous convaincre. Pire, il nous déçoit au point de quitter la salle avant la fin, à notre plus grand regret.


Au-delà des performances musicales, l’édition 2026 d’In Theatrum Denonium a surtout brillé par son ambiance. La disponibilité des bénévoles, que nous remercions chaleureusement, et la bonne humeur générale sont, avec le côté classieux du lieu, la marque de fabrique du festival.



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