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ROCK HARD FESTIVAL 2026 (Part. 1)

  • Photo du rédacteur: Axl Meu
    Axl Meu
  • il y a 1 jour
  • 4 min de lecture

Comme chaque année, le week-end de la Pentecôte est consacré au Rock Hard Festival organisé dans l’amphithéâtre de Gelsenkirchen au bord d’un affluent du Rhin. Cette année, pour des raisons professionnelles, nous ne pouvons assister à la journée d’ouverture du vendredi. Tout démarre le samedi avec un programme riche et chargé.

Par Franck Lasselle / Photos : Moris DC

The Great Sea ouvre les hostilités. La formation allemande œuvre dans le black metal. L’intro mélancolique pose le ton puis la tempête s’abat sur l’amphithéâtre. Le propos est écrasant de puissance, porté par une excellente voix gutturale. Mais au-delà de la violence, il se dégage un côté épique et l’on apprécie des moments mélodiques au travers de breaks sombres et captivants. Avec cette prestation, The Great Sea a montré qu’il était un excellent créateur d’ambiances.


Wytch Hazel nous entraîne dans son univers avec ses musiciens tout de blanc vêtus. L’entame sur « I Am Redeemed » est splendide avec un ton hard 70’s plein de feeling. Le registre rapide et mélodique évoque Thin Lizzy, le tout porté par une belle voix aiguë. La suite avec « Dry Bones » ou « Archangel » est plaisante. Il se dégage un ton épique dans un esprit old school avec des harmonies de guitares parfaites. Avec « Run The Race » ou « Healing Power », le ton est entraînant et puissant. Wytch Hazel a proposé un délicieux concert confirmant sa force dans un hard classieux.


Ambush maintient le cap old school. Dès « Evil In All Dimensions », les Suédois proposent un heavy speed réjouissant proche de Judas Priest ou Accept. La voix haut perchée d’Oskar est excellente avec de jolis screams. « Maskirovka », « Heading East » ou « Firestorm » sont prenants avec un côté speed proche de Helloween. Ces tartes épiques et mélodiques ravissent une foule d’amateurs. Dans le final, « Natural Born Killers » et « Don’t Shoot » cartonnent avec la même énergie et un splendide sens mélodique. Ambush a confirmé qu’il était un solide soldat au service du heavy metal.


Hirax est toujours marquant, porté par un Katon défiant le temps depuis plus de quarante ans. Dès l’entame sur « Hellion Rising », la claque est méchante. Le rythme est intense sous la forme d’une véritable déferlante thrash. L’énergie dégagée colle au mur avec une hargne énorme portée par un Katon au registre ultra aigu démentiel. Les titres s’enchaînent à toute allure avec un côté brut, sale et méchant en forme de leçon de thrash sauvage. Sur « Bombs Of Death », l’ex-Sodom Andy Brings s’invite et ajoute une belle touche à un titre déjà intense. Hirax a donné une leçon de thrash et demeure un patron du genre.


Hallas remet les années 70 à l’honneur. Dès « Repentance », on plonge dans un univers à la fois hard rock, progressif et heavy. Il se dégage un côté épique flamboyant porté par un chant haut perché impressionnant de justesse. La suite avec « The Emissary » ou « Face Of An Angel » confirme cette orientation progressive avec de longues envolées instrumentales. Les harmonies de guitare font mouche, le clavier trouve parfaitement sa place et Tommy fascine avec un chant lyrique plein de feeling. Hallas a proposé un concert de grande classe et confirmé sa belle montée en puissance.


Slime représente la touche locale de la journée. Entre punk et hardcore, la formation allemande a marqué son époque à la fin des années 70. Dès « Komm Schon Klar », elle montre qu’elle conserve une sacrée forme. La voix éraillée de Tex fait effet tout comme le côté sautillant qui met le feu à la fosse. Les titres s’enchaînent sans pitié avec un côté nerveux et direct plein de rage. L’esprit hardcore est bien présent avec un aspect offensif, bouillant et nerveux. Slime a ravi son monde avec un concert énergique et entraînant, débordant de hargne.


Dark Tranquillity est particulièrement attendu. Dès « The Wonders At Your Feet », le groupe frappe fort. Claviers et guitares tissent ce son unique à la fois puissant et mélodique. Stanne impressionne avec son registre grave caractéristique. Chaque titre séduit par ce subtil mélange d’ambiances. « Unforgivable », « Atoma », « Nothing To No One » ou « Cathode Ray Sunshine » cartonnent en véritables hymnes du death mélodique. Stanne propose également de fabuleuses parties en chant clair. Le final avec le très fédérateur « Not Nothing », l’hymne absolu « Punish My Heaven » ou encore « Misery’s Crown » est flamboyant. Dark Tranquillity a montré qu’il demeurait l’un des grands noms de la scène death mélodique.


Paradise Lost achève cette belle journée. Les Anglais démarrent fort avec « Serpent Of The Cross ». La mélodie noire, profonde et gothique est fabuleuse et Nick Holmes assure avec un registre grave pénétrant. Après un « Tragic Idol » de la même force, le passé est à l’honneur avec « Embers Fire » puis « Gothic ». Portés par un Holmes royal, ces titres demeurent des classiques du death doom. Très bavard, le chanteur amène ensuite un fabuleux « The Last Time » qui cartonne grâce à son refrain fédérateur et sa force heavy intense. L’entame est parfaite et Paradise Lost enchaîne idéalement avec « Faith Divides Us – Death Unites Us », belle claque gothique portée par le chant clair puissant de Nick. L’antique « As I Die » est une merveille death doom tandis que « Salvation » ravit avec le même ton doom. « Pity The Sadness » est une grande claque taillée dans le même registre lourd. « Tyrants Serenade » et « Requiem » en imposent avec leur aspect gothique succulent et leur chant clair pénétrant. Le final est lancé et, avec « Once Solemn » et « Say Just Words », Paradise Lost frappe fort. Directs et portés par des refrains fabuleux, ces titres font effet avec le même charme gothique teinté de heavy metal. Porté par le chant clair vénéneux et profond de Nick, « No Celebration » est un grand moment plein de feeling. « Ghosts » est ensuite une pure claque doom teintée de gothique. « Silence Like The Grave » achève en beauté la prestation avec un ton proche de la grande époque, un sens mélodique certain et une force gothique pleine de feeling. Paradise Lost a fait honneur à son statut de tête d’affiche avec un concert en forme de concentré de sa riche carrière. Il achève idéalement une journée riche et variée qui laisse chaque spectateur satisfait et impatient à l’idée d’une dernière journée prometteuse.


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