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LIVE-REPORT - Rock Hard Festival (Jour 1)

Pour Heretik Magazine, le week-end de la Pentecôte est synonyme de Rock Hard Festival. Retrouver le cadre de l’amphithéâtre de Gelsenkirchen est un plaisir tant Le festival garde son côté familial et humain. Pour autant il ne se repose pas pour son affiche avec trois journées chargées. Le tout se déroule sur la scène au bord de l’eau avec un temps de repos entre chaque concert.

Par Franck Lasselle / Crédit photos : Moris DC (retrouvez-vous plus de photos sur nos réseaux)

 

Ce sont les Irlandais de Dread Sovereign qui lancent le festival. Le groupe annexe d’Alan Averill de Primordial œuvre dans un Heavy Doom occulte. L’entame avec "The World Is Doomed" donne le ton. C’est lourd, gras et cru porté par la voix d’écorché vif d’Alan. La suite avec "She Wolves Of The Savage Demon" et "The Great Beast We Serve" est teintée d’un esprit Heavy à l’ancienne. La force épique dégagée est énorme avec de longues parties instrumentales. Un esprit 80’s  plane et le final avec "Nature Is The Devil’s Church" et "We Wield The Spear Of Longinus" est prenante. On retrouve l’esprit de Candlemass et de Black Sabbath avec un côté cru dans le chant qui colle le frisson. Dread Sovereign a lancé le festival de la meilleure des manières dans un esprit artisanal délicieux.

Avec Thronehammer, le ton reste Doom. Portée par Kat Shevil, la formation allemande est proche de Conan. L’entame sur "Kingslayer" est écrasante de force. La voix de Kat sort du plus profond des abysses, elle semble possédée et impressionne. L’intensité dégagée est énorme et fait peur. Le refrain épique avec une Kat montant haut est parfait. La suite avec "Behind The Wall Of Frost", "The Blood" ou "A Fading King" est aussi forte en forme de cérémonie Doom incantatoire. Le côté lourd et occulte à l’ancienne fait effet avec un côté cru ténébreux. Dans le final, Thronehammer est délicieusement lent et sauvage porté par ce chant grave si profond. Thronehammer a balancé un concert fascinant en forme de cérémonie noire majestueuse.

 

Mystic Prophecy met le Power Metal à l’honneur. Pas loin d’Iced Earth, les Allemands démarrent fort avec un Metal Division qui fait un carton. La combinaison entre la voix aiguisée et aiguë de Roberto, des riffs et soli rapides et mélodiques et un refrain fédérateur est parfaite. Ce début en forme de tarte heavy est confirmé par une belle ribambelle de titres faisant lever le poing. "Killhammer", "Jag Panzer", "Hellriot", "Dracula" ou "Eye To Eye" sont irrésistibles avec un côté lyrique et théâtral dans le chant. En final, "Metal Brigade" est un moment de communion entre le groupe et son public avec un côté hymne heavy imparable. Mystic Prophecy a proposé un concert parfait en forme de leçon Heavy Metal.



Avec Unleashed, le Death suédois est à l’honneur. Nos amateurs d’histoires vikings vont montrer une grande forme d’entrée avec "To Asgaard We Fly". Johnny hurle comme un damné sur un jus Death tranchant d’une puissance phénoménale. L’accueil est royal et les missiles vont s’enchaîner. "Lead Us Into War", "The Longships Are Coming", "Hammer Bataillon" ou "You Are The Warrior" sont des moments de magie. L’intensité dégagée est écrasante et remue un public en forme. Le groupe est ravi de l’accueil et ne relâche pas la pression avec un final royal. "Into Glory Ride", "Death Metal Victory" et "Before The Creation Of Time" achèvent avec une violence jouissive. Unleashed a proposé un concert fabuleux en forme de leçon Death à l’ancienne.



Après les anciens la nouvelle génération est à l’honneur avec Brutus. Délivrant un Post-Hardcore furieux la formation belge fait des ravages partout. Porté par Stéphanie à la fois au chant et derrière les fûts, le trio fait impression d’entrée avec "War". La voix à la fois pure et puissante de Stéphanie donne le frisson. Le cocktail Post Rock proposé est intense avec une force teintée de fragilité à fleur de peau. La suite va être aussi belle et bouillante. Le trio impressionne, avec "Storm, Miles Away "ou "Brave" et "Liar", il balance un parfait mélange entre force et mélancolie. L’accueil est chaleureux et chacun apprécie la prestation de Stéphanie déchaînée sur ses fûts et au micro. "Space", "Dust" ou "Super Dragon" cartonnent avec la même force teintée de sensibilité. Brutus a confirmé un talent dingue avec une prestation qui a fasciné plus d’un spectateur.

 

L’amphithéâtre affiche complet pour Amorphis. Les Finlandais ont mis les petits plats dans les grands avec des écrans en arrière plan. L’entame avec "Northwards" est énorme. Le son est clair et puissant. Au chant, Tomi est aussi bon en clair qu’en growl. Son charisme séduit tout comme un ton Death mélancolique prenant. Le succès est au rendez-vous et la suite avec "On The Dark Waters", "The Smoke", "Sky Is Mine" et "The Moon" est parfaite. L’alliage entre force et mélodie se fait à merveille. Le charme de la voix claire de Tomi opère et on apprécie un bon travail du clavier. Plus Folk "The Castaway" colle le frisson. Porté par un growl féroce, il est un plongeon dans le grand nord. Avec "Silver Bride", Amorphis balance un tube à la mélodie entêtante et au refrain parfait. "The Wolf" se fait  puissante avec le clavier en avant dans un très bon passage instrumental. "Brother and Sister" et "Among Stars" séduisent avec un mixe d’ambiances idéal. "Wrong Direction" fait un carton en forme de tarte Death. Les antiques "Black Winter Day" et "My Kantele" mettent le feu. Ils demeurent des incontournables portés par des mélodies énormes et par une puissance certaine. "House Of Sleep" fait le même carton avec une force accrocheuse fabuleuse. En rappel, "The Bee" est une dernière perle qui transporte un public en communion totale. Amorphis a proposé un concert parfait en montrant toutes les facettes de son talent et charmé son monde de belle manière. 


Ce concert achève idéalement une première journée très réussie sous le soleil avec des conditions d’organisation parfaites.



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