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LIVE-REPORT - The Sisters Of Mercy (Le Splendid - Lille)

Dernière mise à jour : 3 févr.

C’est une date à laquelle personne ne s’attendait dans la région : la légende du Rock Gothique, The Sisters Of Mercy, est venue nous rendre visite en ce début d’année à Le Splendid de Lille. Elle n’a pas grand-chose à promouvoir - voire même rien - mais peut tout de même compter sur son statut de référence du genre et ses trois opus pour faire salle comble. Le 24 janvier dernier, l’ancien cinéma de Lille s’est transformé en « club goth » et a accueilli bon nombre de fans qui, souvent, n’ont pas caché leur admiration pour Depeche Mode, Front 242, Killing Joke, Siouxsie and the Banshees, mais aussi Twin Tribes et She Past Away. Heretik Magazine était de la partie ! 

Par Axl Meu / Crédit photos : Moris DC

(Retrouvez plus de photos sur notre Facebook et Instagram)

 

Nous avons appris le jour-même qu'Andrew Eldritch et sa bande n’étaient pas venus seuls. Les accompagne ce soir le duo de Rock britannique The Virginmarys, méconnu par chez nous. Après le concert, nous apprendrons qu’ils ont à leur actif quatre opus, le dernier remontant à novembre 2018 (Northern Sun Sessions). Nous avons donc abordé ce concert en mode « découverte » et nous devons dire que nous avons été surpris par l’énergie dégagée par la formation. En décalage avec l’univers de The Sisters Of Mercy, sa musique est assez brute de décoffrage, organique et se rapproche régulièrement de ce que propose un certain Queens of the Stone Age... Après quarante minutes de frappes intensives, les deux Britanniques quittent la scène, satisfaits, pour laisser l’équipe de The Sisters Of Mercy répandre une ambiance pour le moins ésotérique dans la salle. 



Nous sommes au Splendid de Lille, et donc, quand il fait chaud, il fait « vraiment » chaud ! Et cela ne s’arrange pas quand Andrew Eldritch et ses musiciens entrent sur scène : le public transforme le plancher de la salle en « dancefloor » et leur « coldwave » devient « hotwave ». Ce soir, l’ambiance est particulièrement électrique : les classiques défilent sans discontinuer dans la brume (« Alice », « Dominion », « Marian », « More »…) et le chanteur - qui ne prend pas le temps de s’adresser au public - s’arrête également sur un paquet de morceaux qui n’ont jamais été réalisés, du moins pas encore, comme « Don’t Drive on Ice , « Here » et « I Will Call You » ! Et c’est bien dommage, car ils se mêlent bien au catalogue « classique » du groupe.



Bien que le son soit convenable, on regrette tout de même que la voix d’Andrew soit à la limite de l’audible. Trop souvent, elle est compensée par les interventions chirurgicales de Ben Christo (guitare/chant) et de Kai (guitare, chant) qui ont véritablement embelli, voire même sauvé la performance du groupe. Charismatique, Ben est trop souvent à l’origine des crises d’hystérie (!) des jeunes fans placées à la barrière et le jeune Kai (Esprit d'air) incarne parfaitement les morceaux qu’il a appris l’année dernière ! Cela dit, à côté, on pouvait aussi compter sur la drum machine du groupe, Doktor Avalanche, gérée par Chris Catalyst, pour déclencher les rythmiques et claviers endiablés des morceaux, notamment « Lucretia My Reflection » (classique du genre, qui - pour le coup - aurait mérité l'apport d'une vraie basse !) et « This Corrosion », venus embraser une dernière fois le dancefloor ! Une bien belle soirée !






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