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WACKEN OPEN AIR 2023 (JOUR 2)

Dernière mise à jour : 15 janv.

Le début de Wacken a été rude : pas mal de festivaliers sont rentrés chez eux et la météo fait craindre une annulation du festival. Mais le miracle va se produire, le soleil va faire son apparition. La boue va sécher et cette journée de jeudi va être plus calme. Le programme est respecté et nous ne notons qu’un simple retard au niveau des scènes principales. 

Par Franck Lasselle / Crédit photos : Moris DC

 

Il est 12h quand la Louder se lance avec une belle affluence pour accueillir Terror. Il faut dire que se prendre une bonne dose de Punk/Hardcore est idéal pour se mettre en forme tant les américains sont des experts pour détruire une fosse. À coups de titres abrasifs, ils vont déclencher circle-pit et slams avec une rage folle. Courtes et directes, des baffes comme « Spit My Rage », « One With The Underdogs » ou « Keepers Of The Faith » ont fait effet dans une pure tradition Hardcore brutale et sauvage. 


Toujours sur la Louder avec Cemican, le festival s’envole au Mexique vers la culture pré-colombienne. Une armada de fans venus exprès du Mexique met l’ambiance et chacun admire un décor soigné et des musiciens et comédiens costumés en aztèques. Le spectacle est total et théâtral. Musicalement, le ton Power Metal teinté Thrash Moderne claque tout le monde. La voix caverneuse de Tecuhtli fait effet et se mêle bien à la musique à la fois technique et progressif du groupe. Cette fête Folk tribal est belle : le groupe a tout en main pour cartonner largement.


La Louder reste au programme avec un grand de la scène Death Mélodique. Dark Tranquillity est attendu par une foule nombreuse. Dès l’intro puis avec « Encircled », l’ambiance est belle. Stanne a ce sourire qui fait plaisir et se fait acclamer. Le groupe va enchaîner les grands titres issus de ses classiques comme « Atoma », « Damage Done » et « Fiction ». « Atoma », « Cathode Ray Sunshine » ou « Nothing To No One » et « Terminus » font un carton. Stanne s’amuse de la boue encore présente et balance un growl parfait tout comme l’est son chant clair. Clavier et guitares amènent une belle couleur Death Mélodique à l’ensemble et cela ravit la foule. Dark Tranquillity a proposé un concert réjouissant et confirmé son statut du patron du genre. 


Il est temps d’aller vers les scènes principales, Harder et Faster où le programme est royal. L’apéro se fait avec Skyline, habitué du festival depuis la première édition. La formation va mettre l’ambiance avec des reprises métalliques bien interprétées. « Panama » (Van Halen), Love G un (Kiss), ainsi que Nothing Else Matters (Metallica) font bel effet auprès d’un public remplissant bien la zone principale du festival.


A la fin des années 80, les filles de Vixen faisaient sensation avec un Glam Metal de haute volée. Depuis, le groupe a mal changé et seule reste de l’époque Roxy Petrucci à la batterie. A ses côtés, on retrouve au chant depuis 2022 Lorraine Lewis. D’entrée, cette dernière enchante le public en brandissant le drapeau allemand et fait taper le public du pied à l’aide de classiques comme « Rev It Up », « Cruisin’ » ou « Streets In Paradise ». L’ambiance est chaude et fun et la ballade crapuleuse « Cryin’ » fait l’unanimité. Le final avec le tube Hard Glam « Edge Of A Broken Heart » achève en beauté un concert sympathique donné par un groupe en forme très énergique. 



Avec Uriah Heep,le festival accueille un grand ancien. Depuis plus de 50 ans, les Anglais œuvrent au service du Hard Rock. Les vétérans ont la peau dure et font parler la poudre. Porté par un Bernie Show au timbre Hard, il transporte une foule aux anges dans un glorieux passé. Les titres légendaires se succèdent et collent le frisson. « Against The Odds » est une première charge Heavy. Derrière, « The Hanging Tree », « Stealin’ » ou « Too Scared To Run » sont accueillis royalement. Le groupe est heureux d’être aussi bien reçu et il va enquiller les perles. Orgue et clavier ont le charme à l’ancienne avec un côté épique mystique typique de l’époque, notamment avec les merveilleux « Rainbow Demon » et « July Morning ». « Lady In Black » et sa mélodie légendaire va faire frissonner une foule reprenant son thème en chœur. En rappel, les tubes « Gypsy » et « Easy Livin’ » sont fascinants à entendre autant d’années après leurs sorties. Uriah Heep a proposé un concert fabuleux. Il défie le temps avec classe et panache.


Hammerfall prend la suite. D’entrée, avec « Brotherhood », la partie est gagnée. Le ton puissant et mélodique ravit la foule et, au chant, Joacim assure avec le ton accrocheur qui fait sa réputation. Derrière, le groupe va balancer un best of de ses 25 ans de carrière et rencontrer un franc succès. Doté d’un refrain épique fédérateur « Any Means Necessary » reste un tube Heavy parfait. Niveau hits, les Allemands ont de quoi faire. « The Metal Age », « Blood Bound », « Renegade », « Venerate Me » ou « Let The Hammer Fall » ravissent les amateurs de Heavy mélodique. L’ambiance est chaleureuse, les musiciens dégagent une sympathie totale et le concert est très agréable. Dans le final, les classiques comme « Glory To The Brave », « Hammer High » et « Hearts On Fire » achèvent en beauté une prestation de haute volée donnée par une formation maîtresse de son art.



Dans cette idée de maîtrise, Kreator est un expert. Les boss du Thrash sont attendus par une foule énorme. Le groupe porté par un Mille Petrozza toujours aussi charismatique et très bien accompagné va proposer un fabuleux tourbillon de violence. Véritable anthologie de sa carrière, la setlist met à l’honneur des classiques intemporels. Sur le début, « Hate Über Alles », « People Of The Lie » et « Enemy Of God » assomment leur monde avec intensité. Le groupe enchaîne sur un « Betrayer », plus menaçant,  puis le duo avec Sofia Portanet sur « Midnight Sun » nous permet de souffler. Mais derrière et avec des flammes de partout, Kreator va appuyer méchamment sur l’accélérateur et ne jamais relâcher son emprise sur un public en feu sur « Satan Is Real », « Hordes Of Chaos », « Phantom Antichrist » ou « Hail To The Hordes ». Puis en toute fin, les Allemands déterrent quelques vieilleries comme « Extreme Aggressions », « Flag Of Hate » et « Pleasure To Kill » et le formidable « Violent Revolution » achèvent idéalement le public. Kreator a été grand encore et a proposé un concert qui aura laissé des traces sur plus d’un spectateur.


La tête d’affiche, c’est Helloween. Ici même, en 2018, le groupe avait triomphé et montré que son line-up était cohérent. La plaine de Wacken est bondée de monde et, dès l’intro de « Skyfall », le frisson est déjà là. Ce fabuleux titre extrait du nouvel album est une perle de Speed mélodique portée par Deris, Kiske et Hansen dans un parfait esprit de communion. Après ce long tourbillon épique, les gros moments ne vont jamais s’arrêter. Kiske donne le frisson sur "Eagle Fly Free", "Future World" et "Save Us", fabuleux classiques de speed mélodique, avec un ton aigu pur et parfait. Hansen, Weikath et Gerstner assurent le taf aux guitares avec une aisance fascinante dans chaque riff et soli. Le récent « Mass Pollution » fait effet grâce à son refrain. Ensuite, « Power » – porté par Deris – reste un tube frais et immédiat. 



Après l’intro de « Walls Of Jericho » vient le moment du medley Hansen. Les vieilleries comme « Metal Invaders », « Victim Of Fate », « Gorgar » et « Ride The Sky » rappellent à quel point Helloween était proche du Thrash à ses débuts avec la voix suraiguë de Hansen. Ce dernier achève la foule avec le fabuleux « Heavy Metal (Is The Law) » perle Heavy épique. La ballade « Forever And One » permet à Deris de faire parler l’émotion. Derrière, avec deux solo bien exécutés et entre les deux « Best Time » et « Dr. Stein », Helloween frappe fort. La maîtrise technique est parfaite et le classique côtoie à merveille avec une nouveauté bien Speed. Le final est royal, « How Many Tears » est une perle épique qui colle le frisson. En rappels, « Perfect Gentleman » confirme le talent du groupe pour un Heavy accrocheur efficace. Le tourbillon final de « Keeper Of The Seven Keys » est extraordinaire. Dans sa version complète, il fascine une foule qui replonge dans les années 80 avec délice. Enfin, « I Want Out » est un dernier tube Heavy mélodique dotée d’une mélodie imparable et porté par un Kiske royal. 



Helloween a fait honneur à son statut de tête d’affiche en proposant un concert gigantesque et rappelle à quel point il reste le grand nom de la scène Speed mélodique. Cela achève une journée qui a permis à Wacken de retrouver quelques couleurs ! 



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