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DEF LEPPARD (Accor Arena - Paris)

  • Photo du rédacteur: Axl Meu
    Axl Meu
  • il y a 18 heures
  • 3 min de lecture

Cela faisait près de trente ans que Def Leppard n'avait plus foulé la scène d'une salle parisienne. Souvenez-vous : la dernière fois, c'était en 1996, dans le cadre de la tournée Slang. Depuis, rien. Jusqu'au mercredi 8 juillet dernier. Pour nous, c'était surtout l'occasion de découvrir dans de véritables conditions le show complet des Léopards.

Par Axl Meu / Photos Grégory Hernandez (Gérard Drouot Productions)

Naturellement très américanisé dans son approche, Def Leppard a, pour cette tournée européenne, confié l'ouverture de la soirée à Extreme, pour une affiche résolument placée sous le signe des années 80 et du Hard FM, une affiche qui a pourtant eu un peu de mal à remplir l'Accor Arena. La faute à une programmation estivale particulièrement chargée ? À la chaleur écrasante ? Difficile à dire. Toujours est-il que les gradins supérieurs sont restés fermés.


Pour beaucoup, Extreme reste le groupe de Pornograffitti (1990), l'album qui l'a fait entrer dans l'histoire du rock avec le fameux "More Than Words", classique devenu incontournable. Faute de nouveauté discographique, c'est naturellement vers ce répertoire que les Américains se tournent, enchaînant "Get the Funk Out" et l'inévitable "More Than Words". Deux morceaux portés par le survolté Gary Cherone et un Nuno Bettencourt toujours aussi impressionnant.

Car, une fois encore, le guitariste livre une véritable master-class. Sur guitare électrique comme sur guitare acoustique, Bettencourt impressionne et interpelle les guitaristes présents dans la salle avant de rappeler, avec beaucoup d'autodérision, qu'il vient de fêter ses 60 ans. Et, en légende, il continue, un an après son passage remarqué au Back to the Beginning, à rendre hommage à Ozzy Osbourne en reprenant successivement « I Don't Know », « Crazy Train », « Bark at the Moon » et quelques riffs de « Iron Man ». Un beau spectacle, dynamique et électrique !

Hysteria : l'un des pierres angulaires de l'histoire du rock, qui a confirmé le virage hard FM amorcé par Def Leppard en 1983 avec Pyromania. Le show délivré ce soir est naturellement empreint de nostalgie, puisqu'il s'articule autour de ce classique, tout en rappelant à quel point les accords d'« Animal » fonctionnent toujours aussi bien sur scène. Scénographiquement parlant, le concert de Def Leppard est construit autour du visuel de cet album culte, avec cette structure triangulaire amovible qui s'illumine, monte et descend lors des moments clés, notamment pendant la pluie de classiques joués en fin de concert : « Love Bites », « Rock of Ages » ou encore « Photograph » !

De ce concert, on retiendra également quelques surprises, notamment une reprise de Depeche Mode, « Personal Jesus », un luxe que le groupe ne pourrait sans doute jamais se permettre en festival. On retiendra aussi l'interprétation du méconnu « Slang », avec un certain... Nuno Bettencourt, de retour sur scène après sa performance avec Extreme. Un moment marqué par une nouvelle démonstration de proximité entre Joe Elliott et ses fans : le chanteur est allé saluer les premiers gradins, mais aussi la fosse, à deux reprises au cours du concert. Un moment particulièrement classe, disons-le.



Alors oui, le chant a pu s'avérer particulièrement poussif en fin de concert, notamment sur « Rock of Ages », mais là n'est pas l'essentiel. L'essentiel a été de voir une bande de potes qui a surmonté les galères et les accidents de la vie continuer, 49 ans après sa formation, à prendre du plaisir ensemble. C'est d'ailleurs ce qui ressort du beau moment de complicité entre Rick Savage et Joe Elliott, ce dernier rappelant la naissance du groupe autour d'une simple discussion sur leur collection de disques. Qui aurait alors imaginé que Def Leppard serait encore là, 49 ans plus tard, à nous faire reprendre en chœur le refrain de « Pour Some Sugar on Me » à l'Accor Arena de Paris ? Un vrai bon moment.



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