FL CREW
- Antoine Souchet
- 4 juin
- 6 min de lecture
Originaire de Valenciennes, FL Crew mêle rock, garage, metal et pop dans une formule aussi mélodique qu'énergique. Composé de Loïc Frère (chant, guitare et basse), Paul Dequeker (batterie) et Mattéo Murez (guitare), le trio s'apprête à dévoiler bisous., son premier album en ce début du mois de juin. Nous les avons rencontrés pour revenir sur la création de ce disque et sur l'évolution du groupe.
Par Antoine Souchet
Comment est né FL Crew et comment le projet a-t-il évolué depuis ses débuts ?
À la base des bases, c’était « FL », un projet solo porté par Loïc. Et au fil des line-up et des années, on en est arrivé à cette formation, et cette très bonne alchimie entre les membres du groupe. Très vite, le groupe a arrêté de se baser seulement sur les compos de Loïc et le projet sur album est passé à « FL Crew », parce que l’on y retrouve la touche de tout le monde. On a cette formation avec Paul et Mattéo depuis 2023, et plus le temps avance et plus on se dit que c’est ce qu’on cherchait. Chacun apporte sa pierre à l’édifice et possède sa personnalité de jeu sans empiéter sur les autres, tout le monde a son utilité et est mis en avant pour ses qualités. Avant cette formation, tout partait des albums solos de Loïc, puis tout le monde a commencé à rajouter sa touche en live. Et ensuite, une fois que chacun a vraiment trouvé sa place musicalement parlant, on en est arrivé à ce qu’on est maintenant, un groupe à part entière, qui compose et vit l’expérience de groupe ensemble !
Comment définiriez-vous l’identité du groupe à quelqu’un qui vous découvre totalement ?
On est un groupe de 3 amoureux de groove et de lourdeur, bercés par les refrains de Linkin Park ou encore System Of A Down, et qui ont décidé de retranscrire ce côté puissant, énergique et fédérateur dans une musique Rock sans limite de styles. On aime le Métal, le Punk Rock, le Garage Rock, la Pop, le Noise Rock… Et on n’a pas envie de se priver de ce qu’on aime, du coup on mélange tout ! Ça donne un cocktail de Rock Alternatif plein d’énergie, qu’on déchaine en live de sorte à donner un maximum de sourires au public. Le tout en leur permettant de se défouler et décharger leurs mauvaises journées à nos côtés ! On s’amuse en jouant, on s’amuse entre nous, on s’amuse avec vous et c’est tout ce qui compte pour nous !
Quels artistes ou groupes ont le plus façonné votre ADN musical ?
On est pas mal inspirés par Nirvana, Linkin Park, Foo Fighters, Bring Me The Horizon, Dinosaur Pile-Up ou encore Ditz !
Votre musique navigue entre métal, punk, rock, stoner ou encore la pop : comment éviter de se disperser quand on aime autant de styles musicaux ?
Pourquoi s’interdire de se disperser ? C’est vrai que bisous. reste cohérent dans son ensemble et ne se disperse pas tant que ça parce qu’il a été réfléchi comme ça. Mais on craint un peu de devenir l’un de ces groupes qui n’ont jamais changé, qui n’ont jamais su se renouveler parce qu’ils n’ont jamais su se détacher de leur style initial. On se dispersera, sans aucun doute. Si on veut sortir un album acoustique ou un album de hardcore parce que c’est ce qui nous parle sur la période, on le fera ! Parce qu’on veut jouer ce qu’on aime, on a envie de tester des choses, on a envie d’innover. « bisous. » annonce la couleur et montre ce qu’on sait faire, mais on ne s’arrêtera pas au style de « bisous. ». Le but c’est de garder une touche propre à nous et « bisous. » est là pour vous la présenter, mais on veut pouvoir partir sur tous les styles qu’on veut avec cette dite touche.
Comme Korn qui avait sorti un album Dubstep par exemple avec The Path Of Totality, qu’on aime ou qu’on n’aime pas, c’était innovant et original. C’était quelque chose qu’on n’avait jamais entendu, et pourtant ils s’étaient plus que dispersés, mais tout en gardant leur ADN, et c’est pour ça qu’on savait que c’était eux et pas un autre groupe. C’est en sortant des limites des styles musicaux et en mélangeant tout ce qu’on aime qu’on créé quelque chose qui n’a pas spécialement encore déjà été entendu. Donc plus on se dispersera, mieux ce sera !

"Pourquoi s’interdire de se disperser ? C’est vrai que bisous. reste cohérent dans son ensemble et ne se disperse pas tant que ça parce qu’il a été réfléchi comme ça. Mais on craint un peu de devenir l’un de ces groupes qui n’ont jamais changé, qui n’ont jamais su se renouveler parce qu’ils n’ont jamais su se détacher de leur style initial. On se dispersera, sans aucun doute."
Parlons à présent de votre premier album bisous. qui sort début juin. Est-ce qu’il y a eu une expérience personnelle précise qui a déclenché l’idée de cet album ?
L’album a été écrit sur quatre ans, où le but c’était d’écrire plein de morceaux pour ensuite n’en garder que le meilleur et en faire un album. Pour le coup c’est plus une compilation qu’autre chose, rien n’a démarré d’une expérience particulière même si ça aurait été beaucoup plus classe. (rires)
Est-ce que certains morceaux ont été difficiles à écrire ou à enregistrer émotionnellement ?
Pour ce qui est des textes, je vais, moi, Loïc, répondre à la première personne, parce que c’est moi qui les écris. « Scars » a été un peu « touchy » à écrire parce que ça parle du harcèlement que j’ai pu subir au collège. Mais le but était quand même que ça soit généralisé pour parler aux autres personnes ayant été victimes ou qui sont victimes de cette merde. Mais l’époque n’était pas la même, personne n’a subi le même harcèlement à l’identique, personne n’a eu le même ressenti et/ou a vécu la chose de la même manière. Donc c’était particulier de trouver un compromis entre tout ça sans perdre mon récit initial. Et comme il se trouve que j’ai été ambitieux sur mon souffle, j’ai dû refaire les prises du refrain après avoir retravaillé mes respirations pour que ça soit vraiment propre, sinon c’était l’enfer. Donc « Scars » répond bien aux deux aspects de la musique, que ça soit émotionnellement ou techniquement.
Y a-t-il un morceau qui représente le mieux cette dualité musicale selon vous ?
Le morceau qui représente le mieux le mélange dans l’album, c’est « flemme ». Couplets avec inspiration Rap chanté en français, pont avec de la basse synthétique, refrain lourd chanté en anglais avec un fin encore plus lourde… Il y a une belle base de mélange en tout genre dans cette chanson.
Est-ce que vous voyez bisous. comme un album sur l’amour… ou plutôt sur les relations humaines au sens large ?
C’est un album sur l’amour au sens large ! Ça ne parle pas que de relations humaines, même si, quel que soit l’histoire de relationnel évoqué dans les chansons, ça parle d’une forme d’amour. Que ça soit l’amour au sens auquel on l’entend, l’amitié, la haine… Mais il parle aussi beaucoup d’amour propre. Même si le relationnel avec soi-même reste du relationnel en soit… On va trop loin ?
Le mélange des langues est très fluide dans cet album. Est-ce que certaines émotions passent mieux en anglais qu’en français — ou l’inverse ?
Merci beaucoup, ça fait plaisir comme remarque ! Je trouve que le français a un côté plus poétique pour raconter quelque chose de sincère, il m’aide à dénoncer ou à m’exprimer là où l’anglais me permet de rester plus évasif. Le côté plus mélodieux de l’anglais et le côté plus poétique du français me permet de profiter du meilleur des deux mondes quand je pose mes paroles sur nos chansons. Le français c’est pour les aspects personnels, et l’anglais pour quelque chose de plus fédérateur, et après, à moi de décider de ce qui colle le mieux en termes de sonorité et de ce que je veux dire sur tel ou tel passage.
Pour conclure cette interview, donnez-moi trois mots pour définir ce premier album ?
Energie, sincérité et bisous.
FL CREW
ORIGINE : Valenciennes (59)
LINE-UP : Loic Frère (chant, basse), Mathéo Murez (guitare), Paul Dequeker (batterie)
FACEBOOK : FLBandOfficiel



