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HARSH

  • Photo du rédacteur: Axl Meu
    Axl Meu
  • il y a 1 heure
  • 5 min de lecture

Un deuxième opus pour Harsh, formation qui, souvenez-vous, avait fait sensation en 2024 à Bruay-la-Buissière dans le cadre du Aütfest. Deux ans plus tard, ils sortent un nouvel album, Feels. Raison pour laquelle nous sommes allés tailler le bout de gras avec ces hardrockers parisiens.

Par Axl Meu

Pour commencer, pouvez-vous nous présenter Harsh ? Comment le groupe s’est-il formé ?

J'ai rencontré Julien quand j’avais quatre ans. On se connaît depuis une vingtaine d’années. On a passé notre scolarité ensemble. On faisait plein de soirées, on se mettait des belles taules, comme on dit. (rires) Il me semble que c’est moi qui avais dit à Julien : « Il faudrait peut-être qu’on fasse un truc de notre vie, qu’on ait un vrai projet ensemble. » C’est à ce moment-là qu’on a décidé de faire un groupe tous les deux et qu’on a commencé à monter le projet sérieusement.

Le groupe a vraiment vu le jour quand on a rencontré les deux autres. C’était quelques années plus tard, donc ça devait être 2018, je pense. Les deux autres, on les a rencontrés lors d’un concert de Slash, où on était tous d’ailleurs, mais on ne le savait pas, on ne se connaissait pas à l’époque. En fait, on les a croisés dans un magasin et ils avaient des dégaines assez proches de la nôtre, donc on s’est dit : « Bon, bah faut essayer de faire quelque chose. » 


Votre musique est clairement ancrée dans les années 70 et 80... Comment définissez-vous votre identité musicale ? Votre premier album sonne très Glam. Là, ce nouvel album est plutôt Hard !

T’as vu parfaitement juste, parce qu’effectivement, le premier album, Out of Control, en 2022, était pour le coup assez Glam... Glam et en même temps Hard Rock, parce qu’on a une composition qui était très dirigée sur les riffs. Et là, pour l’écriture de Feels, on a changé le processus et on est sur une grosse base stylistique de Hard Rock. On a du Glam dedans toujours un petit peu, mais on n’a pas que ça. On a aussi beaucoup de mélodies Pop, un petit côté alternatif aussi. On a pas mal de genres qui se mélangent. On s’est laissé plus de liberté, je pense, dans la composition, dans l’écriture sur celui-là.


Comment expliquez-vous justement cette évolution entre Out of Control et Feels ?

C’est le changement du processus, du procédé d’écriture. Au lieu de continuer sur l’écriture à base de riffs, là, on s’est plutôt dit : « OK, sur chaque morceau, on va essayer de faire passer une émotion, raconter une histoire, un vécu, etc. » Et de par ces émotions, on s’est dit : « OK, c’est telle esthétique qui va marcher, c’est comme ça qu’on va la véhiculer. » Donc on ne s’est pas mis de barrières et on s’est retrouvés avec des morceaux qui sortent de nos sentiers habituels et qu’on n’aurait pas retrouvés dans Out of Control, pour le coup.


Tu parles d’émotions sur Feels, mais encore ?

Il y a des chansons d’amour et de rupture, mais ça va au de là. Que ce soit de la culpabilité, une forme de deuil ou le fait d’arriver à essayer d’accepter ces émotions, encore une fois, ce dont on parlait sur « Never Gonna See Me Fall » aussi, trouver sa place… C'est de ça dont parle Feels.

On a essayé de varier les thématiques parce qu’il y avait notre vécu a inspiré ces paroles. Il y a aussi des histoires dont on a été témoins, des choses qu’on a pu observer chez des gens qu’on connaît plus ou moins loin.



"Il y a des chansons d’amour et de rupture, mais ça va au de là. Que ce soit de la culpabilité, une forme de deuil ou le fait d’arriver à essayer d’accepter ces émotions, encore une fois, ce dont on parlait sur « Never Gonna See Me Fall » aussi, trouver sa place… C'est de ça dont parle Feels."


Pour la production, vous avez travaillé avec Hannes Braun de Kissin Dynamite. Comment cette collaboration est-elle née ?

Ça vient d’une longue histoire. En fait, il y a quelques années, j’étais à Annecy et j’ai passé un coup de fil à Matthieu (De la Roche, basse) de BlackRain. Il m’a invité à boire un coup. On est chez lui et là, il me dit : « Tiens, écoute ça. » Du coup, il met le son à fond et il me fait écouter "Untamed" de BlackRain. C’est Hannes qui avait produit l’album. Il me fait écouter aussi « Summer Jesus » et d’autres morceaux. J'étais vraiment époustouflé par la production.

BlackRain, c’est un peu comme des grands frères pour nous. Ils nous soutiennent depuis des années, que ce soit avec eux : on a fait des premières parties avec eux, ou bien ils ont même filé des plans de festivals. Donc vraiment, c’est nos grands frères. Du coup, Matthieu m’a dit : « Parles-en à Swan et il peut te mettre en contact avec Hannes. » C’est vraiment parti de ça. Et effectivement, maintenant, on est trop contents de bosser avec Hannes parce qu’en fait, il a déjà un talent dans sa manière de produire. Il fait sa magie et puis on est vraiment contents de bosser avec lui. Il comprend exactement notre style vu qu’on n’est pas très éloignés. Donc c’est un vrai honneur de bosser avec Hannes.


Vous reprenez également « Maniac » sur Feels. Vous jouez ce morceau depuis plusieurs années. Pourquoi avoir décidé d’en faire une véritable piste de l’album plutôt qu’un simple bonus ?

C’est en effet un morceau qu’on joue depuis des années. Beaucoup de gens voulaient qu'on l'enregistre... Donc on s’est dit qu’on ne pouvait pas se permettre de ne pas le mettre dedans, sinon on allait se faire taper dessus. (rires)

Et puis après, en fait, on n’a pas vraiment pensé : « Est-ce qu’il faut la mettre à la fin du CD ? » On a vraiment pensé le CD en termes de rythme, y compris en pensant phase A, phase B pour le vinyle. Donc, tout simplement, pour faire le rythme du CD, le mieux, c’était cette place-là. Sachant qu’en plus, à la fin, on voulait garder le côté nostalgique.Ça finit sur « When We're Together », qui est un peu nostalgique, parce qu’on trouve que c’est une émotion qui marche bien sur une fin de CD. Et du coup, « Maniac » ne collait pas du tout. Donc nous l'avons mise à la moitié de l'album.


Vous avez rejoint Fireflash Records. Comment cette signature s’est-elle faite ?

Là, pour le coup, c’est Olivier Garnier, de chez Replica Promo, qui nous a mis en contact. En fait, il nous a donné une liste de quatre ou cinq personnes à contacter en disant : « Voilà, ça, ce sont des labels qui sont sérieux, qui feront bien le travail et qui pourraient vous prendre. » Après, on les a contactés. En fait, nous, ça fait quand même deux ans qu’on reçoit pas mal de propositions de labels. Sauf qu’en général, ils veulent nous signer, mais on n’a pas l’impression qu’ils vont vraiment nous aider… On sent qu'il n’y a pas cet enthousiasme. Quand on a parlé avec Markus Wosgien, en fait, on sentait qu’il croyait en le projet, qu’il voulait pousser le truc et qu’il y croyait vraiment. Ce n’était pas juste un aspect : « Je signe le CD, je fais le travail de promo », puis voilà. On sent vraiment qu’il y croit. Et ça, c’est ce qui nous a séduits chez lui, en fait.


Pour terminer, comment convaincre quelqu’un qui ne connaît pas encore Harsh de jeter une oreille à votre musique ?

On est jeunes, on est beaux. (Sourires) Tous vos styles préférés, on les met ensemble et ça donne notre musique. Il n’y a pas de raison de ne pas nous écouter. Surtout, on espère voir en live tous ces gens. C’est à ce moment-là qu’on passe le meilleur moment !


HARSH

ORIGINE : Paris (75)

LINE-UP : Albert Arnold (chant, guitare), Julien Martin (basse), Léo Lowenthal (batterie), Séverin Piozzoli (guitare, choeurs)



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