HOPE AS A WEAPON
- Axl Meu
- 4 août
- 6 min de lecture
Au moment où nous couchons cette interview de Hope As A Weapon sur le papier, la formation belge s'apprête à se produire sous la Morgue de l'Alcatraz Festival ce vendredi. Entre-temps, le festival a annoncé afficher complet pour la toute première fois de son histoire, promettant une édition qui s'annonce mémorable. En attendant de les découvrir sur scène, nous avons rencontré Hope As A Weapon afin de faire plus ample connaissance avant leur passage à l'Alcatraz Festival.
Propos recueillis par Axl Meu
Pour commencer, pouvez-vous vous présenter et nous raconter la naissance de Hope As A Weapon ?
Hope As A Weapon est un groupe de metal alternatif moderne composé de quatre musiciens. Nos principales influences sont Bring Me The Horizon, Bad Omens ou encore Sleep Token, notamment pour tout ce qui touche à la direction artistique. Nous accordons beaucoup d'importance à la création d'un univers cohérent, avec un véritable lore qui accompagne notre musique.
À l'origine, le projet est né de la collaboration entre Lio, notre guitariste, et moi-même. Nous avions déjà joué ensemble auparavant, mais nous avons décidé de repartir de zéro afin de construire quelque chose de plus solide. Avant même de recruter les autres membres, nous avons pris le temps de développer notre identité, d'écrire des morceaux et de poser les bases de notre univers.
Lorsque nous avons estimé que le projet était suffisamment abouti, nous avons cherché les musiciens qui pourraient lui donner vie. C'est ainsi que Kana a rejoint le groupe à la batterie, suivi de Laurent à la basse.
Votre musique s'inscrit pleinement dans cette nouvelle vague de metal moderne. On y retrouve des influences de Bring Me The Horizon, Bad Omens, mais aussi parfois un côté Linkin Park. Vous avez d'ailleurs récemment sorti un premier EP avant d'enchaîner avec plusieurs singles. Où en êtes-vous aujourd'hui ?
Notre premier EP, Mannazium, constitue le premier chapitre de notre histoire. Il pose les fondations de tout notre univers, aussi bien musical que narratif. Depuis sa sortie, nous avons commencé à dévoiler les premiers extraits du second chapitre avec les singles « The Night » et « The Dark ». Une fois l'ensemble des morceaux publiés, ils seront réunis sur notre prochain EP. Pour ce deuxième volet, nous collaborons également avec une artiste, Eva, qui réalise toutes les peintures et les visuels liés à notre univers. Son travail apporte une véritable dimension supplémentaire au projet.
Justement, Mannazium raconte déjà une histoire. Quel est le concept qui se cache derrière cet univers ?
Le premier EP présente le « Mannazium », tout en laissant volontairement une grande place à l'interprétation. Nous voulions que chacun puisse s'approprier cette histoire et laisser son imagination voyager. Le « Mannazium » est un élément fictif présent dans de nombreuses choses, notamment dans la musique. Il symbolise l'empathie, l'union entre les êtres humains et la capacité à créer du lien. Selon notre histoire, cet élément a été oublié depuis très longtemps et a fini par être détourné à des fins destructrices, transformé en une arme plutôt qu'en un vecteur de rassemblement.
Les derniers à l'avoir véritablement représenté seraient les Vikings, à travers la rune Mannaz, qui a d'ailleurs inspiré le nom Mannazium. Notre rôle, au sein de Hope As A Weapon, est de transmettre de nouveau cette énergie grâce à notre musique. Au fond, notre univers véhicule surtout des valeurs d'espoir, de solidarité et d'entraide. C'est finalement assez à contre-courant de l'image souvent très sombre associée au metal. Notre univers reste sombre visuellement, mais le message, lui, est profondément positif.
J'imagine que le deuxième EP est déjà bien avancé. Où en êtes-vous dans son élaboration ?
Nous sommes encore en train de finaliser la composition. Les deux premiers singles étaient déjà prêts avant l'été et nous avions envie de les partager rapidement afin de montrer deux facettes différentes de Hope As A Weapon. « The Night » est un morceau très accessible, avec une influence assumée de Linkin Park, tandis que « The Dark » est beaucoup plus lourd, plus agressif et plus direct. Nous avions envie de montrer que notre musique ne se limiterait pas à un seul registre. Ce deuxième EP s'intitulera Odysseus. Il explorera cette fois les origines des Messagers et du Seeker, afin d'expliquer d'où viennent les personnages et comment tout cet univers s'est construit.
Les illustrations réalisées par Eva, une amie à nous, auront également un rôle important puisqu'elles contiendront de nombreux indices permettant au public d'approfondir cette histoire.

"Nous allons interpréter « The Dark » en live pour la toute première fois à l'Alcatraz Festival. C'est probablement le morceau le plus lourd de notre répertoire actuel et je pense qu'il devrait y avoir de quoi lancer quelques beaux pogos ! Au-delà de la musique, nous essayons surtout de proposer une véritable expérience. Des visuels seront projetés pendant tout le concert afin d'immerger le public dans notre univers."
Vous serez à l'affiche de l'Alcatraz Festival, l'un des plus grands festivals metal de Belgique, où vous ouvrirez la scène La Morgue le vendredi. Comment un groupe aussi jeune parvient-il à intégrer une telle programmation ?
Tout est passé par l’Alcatraz Bash, le tremplin officiel du festival. Nous nous sommes inscrits comme beaucoup d'autres groupes et nous avons eu la chance d'être sélectionnés pour les demi-finales. Nous avons disputé notre demi-finale à La Source, à Bruxelles. Il y avait plusieurs demi-finales organisées un peu partout en Belgique, principalement en Flandre puisque l'Alcatraz est un festival flamand, installé à Courtrai. Nous avons remporté cette demi-finale, ce qui nous a permis d'accéder à la finale. Honnêtement, rien que d'arriver jusque-là, c'était déjà une immense satisfaction. En finale, nous étions face à des groupes beaucoup plus installés, certains déjà accompagnés par des bookers ou des structures importantes. Le niveau était vraiment élevé. Finalement, tout s'est très bien passé et nous avons remporté l'une des places pour le festival. Nous partagerons l'affiche avec Death Fury, qui ouvrira la journée du jeudi, tandis que nous lancerons les festivités le vendredi sur la scène La Morgue.
Comment prépare-t-on un rendez-vous aussi important que l'Alcatraz Festival ?
Nous avons eu la chance d'enchaîner beaucoup de concerts jusqu'au début du mois de juin. Cette série de dates nous a permis de gagner énormément en expérience et d'installer une vraie dynamique de groupe. Ensuite, nous avons bénéficié de près de deux mois sans concert. Cette pause nous a permis de prendre du recul sur notre prestation, d'analyser les retours du public, mais aussi de regarder les vidéos de nos concerts afin d'identifier ce qui pouvait être amélioré. Nous travaillons énormément à partir de ces retours. Chaque détail compte, qu'il s'agisse de la musique, du placement sur scène ou de la scénographie. Nous avons également la chance de disposer d'un show entièrement programmé. Notre concert est minuté du début à la fin : chacun peut répéter chez lui avec les pistes de travail, le clic et tous les éléments du spectacle. Cela donne presque l'impression de répéter avec le groupe au complet. Ensuite, nous nous retrouvons pour peaufiner les derniers détails et travailler la mise en scène. C'est vraiment un travail quotidien.
Pourquoi les festivaliers devraient-ils venir découvrir Hope As A Weapon à l'Alcatraz ?
Parce que nous allons interpréter « The Dark » en live pour la toute première fois à l'Alcatraz Festival. C'est probablement le morceau le plus lourd de notre répertoire actuel et je pense qu'il devrait y avoir de quoi lancer quelques beaux pogos ! Au-delà de la musique, nous essayons surtout de proposer une véritable expérience. Des visuels seront projetés pendant tout le concert afin d'immerger le public dans notre univers. Nous voulons que les gens aient le sentiment de vivre un véritable voyage plutôt qu'un simple concert.
La Belgique regorge de groupes talentueux. Y a-t-il quelques formations locales que vous appréciez particulièrement ?
Oui, il y en a plusieurs. Nous aimons beaucoup Nemøde, un duo qui mélange électro-pop et metalcore avec beaucoup d'originalité. C'est un projet assez atypique mais vraiment impressionnant sur scène. Nous suivons aussi de près Ice Sealed Eyes, qui connaît une très belle progression actuellement. Nous connaissons notamment Noé, car il est proche de notre guitariste. Le milieu metal belge reste finalement assez petit et tout le monde finit par se croiser. Nous aurons d'ailleurs bientôt l'occasion de partager l'affiche avec eux lors de la dix-septième édition du La Guerre des Gaules, le 24 octobre prochain, où seront également présents Ashen, Revnoir, Ten56. et plusieurs autres groupes.
Et pour ceux qui ne pourront pas se rendre à ce concert, où nous donnez-vous rendez-vous ?
Notre calendrier commence à bien se remplir. Nous jouerons le 5 septembre au Mennecy Metal en France, avant de retrouver le public belge le 19 septembre à Ragnarok Live Club à Bree. Nous serons ensuite à La Guerre des Gaules, le 24 octobre, puis nous ouvrirons le 5 décembre à Courtrai pour Insolitus, un jeune groupe belge très prometteur qu'il faudra suivre de près. D'autres dates sont actuellement en préparation et seront annoncées prochainement.
HOPE AS A WEAPON
ORIGINE : Belgique
LINE-UP : Naka (batterie), Max (chant), Lionel (guitare), Laurent (basse)
FACEBOOK : https://www.facebook.com/hopeasaweapon



