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HURAKAN

il y a 2 heures
4 min de lecture

Hurakan, groupe de deathcore originaire d’Amiens, sort son quatrième album, Eternal Scars. Un disque exigeant et ambitieux qui offre au combo une place de choix sur la scène du genre. La rédaction s’est entretenue avec le groupe autour de son actualité, de la philosophie qui l’anime et de ce nouvel opus.

Par Fred

Comment définiriez-vous ce quatrième album ?

Avec Abomination of Aurokos, on était davantage dans une approche slamming deathcore, avant d’évoluer vers le blackened deathcore avec Via Eaterna. Avec Eternal Scars, notre approche est un peu différente. On n’aime pas forcément coller une étiquette précise à notre musique, parce qu’elle est avant tout le mélange de tout ce qu’on aime en tant que musiciens. Il y a des passages qui tirent vers le brutal death ou le slam, d’autres plus groovy, avec des influences djent, entre autres. Je me demande d’ailleurs si, en 2026, c’est encore vraiment pertinent de vouloir absolument mettre des étiquettes sur tout ce qui se fait dans le metal.


Comment s’est déroulé le processus d’écriture d’Eternal Scars ?

On a mis du temps à trouver une manière de composer ensemble qui soit efficace et qui nous corresponde. On a finalement réussi à trouver notre méthode, et on s’est retrouvés pendant deux semaines dans une maison de vacances en Bretagne pour écrire l’intégralité de l’album. On s’est un peu coupés du monde pendant cette période, et ça nous a énormément aidés. Le fait d’être tous ensemble, loin du quotidien et des distractions habituelles, nous a permis de nous concentrer pleinement sur la composition et de construire l’album dans de bonnes conditions.


Les changements de line-up sont-ils une source d’inquiétude ?

Forcément, changer un membre est toujours inquiétant. Ça peut remettre certaines choses en question et on ne sait jamais exactement comment la dynamique du groupe va évoluer. Mais c’est aussi une nouvelle source d’inspiration. Chacun arrive avec son propre bagage, son expérience et sa manière d’aborder la musique. Ça apporte forcément de nouvelles idées et une autre approche de la composition. Aujourd’hui, je trouve que notre line-up fonctionne particulièrement bien parce qu’on est complémentaires. Chacun apporte quelque chose aux autres, que ce soit musicalement ou dans notre manière de travailler. On arrive à nous enrichir mutuellement, et c’est une vraie force pour le groupe.


Un mot sur le travail réalisé au Vacamara Studio ?

On est vraiment contents du travail réalisé au Vacamara Studio. On n’avait pas encore abordé la production de cette manière sur nos précédentes sorties. Niko nous a été d’une grande aide pour peaufiner les sons, et pas uniquement sur les aspects techniques du mixage et du mastering. Il nous a aussi apporté un véritable regard extérieur sur nos compositions, en nous donnant son avis sur certaines idées, en nous aidant à identifier celles qui fonctionnaient bien et celles qui méritaient d’être retravaillées. Ce regard extérieur nous a permis d’affiner encore davantage notre approche sonore, de pousser certains détails et de remettre en question certains choix. C’est aussi ce travail de réflexion et de précision qui a contribué au résultat final de l’album.



Avec Abomination of Aurokos, on était davantage dans une approche slamming deathcore, avant d’évoluer vers le blackened deathcore avec Via Eaterna. Avec Eternal Scars, notre approche est un peu différente. On n’aime pas forcément coller une étiquette précise à notre musique, parce qu’elle est avant tout le mélange de tout ce qu’on aime en tant que musiciens.


L’album dégage une atmosphère sombre et violente. Quelle est la thématique générale d’Eternal Scars ?

Danny (chant) a écrit l’intégralité des paroles de l’album en s’inspirant de son propre vécu. C’est un disque extrêmement personnel, dans lequel chaque sujet est lié à son passé et à des expériences qu’il a traversées. Mais l’idée était aussi de raconter ces choses d’une manière qui permette à chacun de s’y retrouver, même indirectement. Par exemple, je me reconnais personnellement dans trois des morceaux de l’album, parce que certaines thématiques font écho à des choses que j’ai moi-même vécues et qui m’ont profondément marqué. C’est ce qui rend le disque intéressant à mes yeux : même si les textes partent d’expériences très personnelles, ils peuvent toucher d’autres personnes et résonner différemment selon leur propre histoire. L’objectif était de transmettre ce mal-être et cette violence assez sombre à travers les paroles, mais aussi à travers l’instrumental. On voulait que les deux dimensions se complètent.


Vos clips sont toujours très forts émotionnellement, avec une véritable dimension cinématographique. La vidéo est-elle pour vous un outil essentiel, complémentaire, voire indispensable au développement de Hurakan ?

Aujourd’hui, l’image et le son sont extrêmement complémentaires, et les deux participent pleinement à la manière dont on découvre et dont on perçoit un morceau. Mettre une image sur un son permet de renforcer le message qu’on veut transmettre et de développer davantage l’univers du groupe. Ça peut passer par des scènes très explicites, mais aussi par des tableaux plus abstraits, qui laissent davantage de place à l’interprétation. Même lorsque les images restent abstraites, elles permettent à chacun de faire travailler son imagination et de créer ses propres associations avec ce qu’il entend. C’est également un moyen de montrer notre propre vision des choses et de développer encore davantage l’identité de Hurakan.


Quels sont vos objectifs et vos projets à plus ou moins long terme ?

Écrire et sortir un disque demande énormément d’investissement personnel, de temps et d’argent, d’autant plus qu’on a sorti Eternal Scars en indépendant, sans maison de disques. On a malgré tout été accompagnés et soutenus par différentes personnes avec qui on a collaboré, comme HK, NRV Promotion ou encore Nathan Le Brat, pour ne citer qu’eux. Et désolé d’avance pour toutes les personnes que j’oublie !

Notre objectif est de continuer à développer notre univers, d’aller toujours plus loin dans notre démarche artistique, tout en continuant à nous faire plaisir avec la musique qu’on compose. On veut aussi faire plaisir aux fans, qui sont de plus en plus nombreux, et on tient vraiment à les remercier pour leur soutien. On aura une release party le 7 novembre à L’Empreinte, puis une date le 13 novembre à Lille, à la Bulle Café. D’autres concerts sont également en préparation, mais on ne peut pas encore en parler pour le moment. On a hâte de pouvoir les annoncer !

HURAKAN

ORIGINE : Amiens

LINE-UP : Danny Louzon (chant), Raphaël Darras (basse), Maxime Maréchal (guitare), Thomas Moreau (guitare), Loris Marquand (batterie)



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