ITW - Hellripper
- Axl Meu
- il y a 5 heures
- 3 min de lecture
Projet porté par James McBain, Hellripper est devenu au fil des années une valeur sûre de la scène Black/Speed Metal, enchaînant les tournées. De retour en 2026, le musicien écossais nous présente Coronach, un album agressif, profondément ancré dans le folklore écossais. Entretien.
Propos de James McBain recueillis par Axl Meu
Il y a trois ans, nous t'avions interviewé au sujet de Warlocks Grim & Withered Hags. Depuis, Heretik Magazine a pu te voir dans le cadre, notamment du Rock In Bourlon, ou même du Wacken Open Air. Que s’est-il passé pour Hellripper, concrètement, après la sortie de Warlocks Grim & Withered Hags ?
Oui, après la sortie de Warlocks Grim & Withered Hags, on a énormément tourné. Nous avons donné beaucoup de concerts et nous sommes produits dans le cadre de beaucoup de festivals. On a fait pas mal de dates en Europe, une tournée au Royaume-Uni avec Warbringer, puis une autre avec Abbath et Toxic Holocaust. Ensuite, nous nous sommes aussi produit pour la première fois au Mexique et aux États-Unis : c’était une étape assez décisive pour nous. À côté, on a également signé chez Century Media et j'ai composé le nouvel album.
Justement, parlons de Coronach. Le titre et certains morceaux font référence à la littérature écossaise, notamment Walter Scott...
Comme le précédent, l’album est entièrement inspiré par l’Écosse. Chaque morceau de Coronach est lié d’une façon ou d’une autre à la culture écossaise : son folklore, son histoire, horreur ou même des éléments plus personnels. Le terme "Coronach" désigne un chant funéraire traditionnel. C'est un chant qui était souvent improvisé pour honorer les morts.
Le morceau-titre de l'album est inspiré d’un poème de Walter Scott, que j’utilise comme point de départ pour raconter une histoire fictive. C’est un thème qui m’inspire énormément. L’Écosse est riche en légendes, en paysages et en histoires, donc ça ouvre beaucoup de possibilités.
Musicalement, la musique de Hellripper mêle Black, Speed et Thrash et une approche presque narrative dans les textes. Quelle est l’importance de la littérature dans ton écriture ?
Honnêtement, ce que je lis n’est pas si éloigné de ce qu’on trouve habituellement dans le Metal. Certaines littératures évoquent également la Mort, la relation entre le Bien et le Mal… La différence, c’est que tout est filtré à travers une identité écossaise. Je me sers surtout des références locales, du folklore, des événements historiques. Il y a toujours des influences de films d’horreur, de récits sombres… C’est juste présenté d’une manière différente.

"Chaque morceau de Coronach est lié d’une façon ou d’une autre à la culture écossaise : son folklore, son histoire, horreur ou même des éléments plus personnels."
Il y a encore de la cornemuse sur cet album ?
Oui, mais elle est utilisée différemment. Sur le morceau-titre, il y a plusieurs passages avec des cornemuses, mais elles sont plus en arrière-plan. Elles servent davantage à créer une atmosphère plutôt qu’à être au centre du morceau...
Le morceau "Baobhan Sith" est basé sur une créature du folklore écossais. Tu peux nous en dire plus ?
Oui, c’est une sorte de vampire féminin dans le folklore écossais. Elle séduit les chasseurs, les invite à danser, puis les tue pour boire leur sang. C’est exactement le genre d’histoire qui colle parfaitement à la musique de Hellripper.
Quels morceaux du nouvel album as-tu hâte de jouer en live ?
On joue déjà certains titres, et j’aimerais en intégrer le plus possible. Le morceau-titre est plus compliqué parce qu’il dure neuf minutes. Sur des sets courts, c’est difficile à placer, mais j’aimerais vraiment le jouer un jour.
Sur scène, tu n'es pas du genre à canaliser ton énergie : tu te jettes régulièrement dans le public ! Est-ce que ton approche est différente en studio ?
Complètement. En studio, je suis très calme. Je prends mon temps, j’expérimente beaucoup pour obtenir le son que j’ai en tête. Le live, c’est l’opposé : c’est brut, rapide, instinctif. Ce sont deux facettes totalement différentes, mais j’aime les deux.
Cela fait plus de dix ans que Hellripper existe. Avec le recul, quel regard portes-tu sur ton parcours ?
C’est assez fou. J’ai commencé vers 18 ans, et maintenant j’en ai 30. Je n’avais aucun plan à l’époque, je voulais juste faire de la musique. Aujourd’hui, mon objectif est simple : sortir l’album, tourner autant que possible, et continuer à faire ce que j’aime.
Hellripper, c'est :
James McBain – chant, guitare, basse (studio)
Discographie :
Coagulating Darkness (2017)
The Affair of the Poisons (2020)
Warlocks Grim & Withered Hags (2023)
Coronach (2025)



