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ITW - Horskh

Dernière mise à jour : 20 janv.

Horskh est un nom qui commence à revenir souvent sur nos tablettes. Le trio de Metal Indus' - qui a notamment tourné avec Igorrr un peu partout en France pour faire la promotion de son opus Wire - a ouvert ce vendredi un nouveau chapitre de sa carrière avec BODY. Nous avons dernièrement fait le point avec Bastien Hennaut, le leader du groupe.


Propos de Bastien Hennaut (chant, machines, guitare) recueillis par Axl Meu

 

Salut Bastien ! Comment te portes-tu à quelques jours de la sortie de BODY ? 

Écoute, je vais très bien. BODY sort ce vendredi et en même temps sortira le clip du morceau « Do It ». Là, on gère également tout l’aspect « merchandising / vinyle ». Là, je viens à l’instant de recevoir les cartons du merchandising, le t-shirt et jogging ! Je ne m’ennuie pas ! 


Wire est sorti en 2021. Ça passe vite ! Comment avez-vous fait pour promouvoir l’opus ? À tire personnel, je vous ai vus dernièrement à The Black Lab avec Treponem Pal et Suicide Commando…

On a fait pas mal de dates, notamment au Brutal Assault en République-Tchèque et le Mystic Festival. On s’est aussi produit en France dans le cadre de festivals. On est parti en tournée française avec Igorrr pendant une vingtaine de journées également. Nous, on était en première partie ! Ça nous a permis de défendre Wire comme il se doit. 


Il faut également savoir que tu joues au sein du groupe PØGØ. J’aimerais savoir comment tu fais pour faire la part des choses de Horskh et PØGØ. Ce sont deux projets sensiblement différents, mais qui peuvent se compléter et se rejoindre. 

En fait, c’est surtout des histoires d’agenda ! Il y a des jours où je vais me consacrer sur Horskh pour le côté « visuel » et musical, réseaux et ainsi de suite… D’autres jours, ce sera PØGØ. Dans PØGØ, on est deux, donc on se répartit pas mal ce qu’il y a à faire. Après, l’avantage d’avoir différents projets, c’est que chaque projet nourrit les autres. Avec PØGØ, c’est un tout autre réseau, mon binôme a d’autres connaissances, d’autres compétences. On se nourrit de nos expériences et par conséquence, on arrive à avancer ! 


Le nom de votre nouvel opus, BODY, est écrit en lettres majuscules. Pourquoi ? 

On utilise souvent les majuscules dans Horskh. C’est à notre musique. Nos morceaux sont souvent très courts : il y a un réel souci d’efficacité chez Horskh. Cela pourrait potentiellement justifier les majuscules. 

Le titre BODY est assez ouvert. Ce titre englobe le concept du corps. Ça représente à la fois le corps de chaque personne, en tant qu'être humain, mais aussi celui de l’entité Horskh qui évolue, qui avance face à son environnement. Ça représente également le corps du monde global, son rapport à son environnement, ses luttes, ses transformations.  


On reconnait bien le style de Horskh sur cet opus : il est à la fois froid et agressif. On peut facilement vous rapprocher de ce que proposent Health, Nine Inch Nails, mais aussi Killing Joke. Néanmoins, j’aimerais bien savoir ce qu’il en est de l’identité musicale de Horskh aujourd’hui ! 

Forcément, il y a une grosse base d’indus’ ! C’est là que le groupe vient, tu cites Health… Il faut savoir que c’est un groupe que j’écoute beaucoup. Je les trouve hyper intéressants : ils parviennent à créer de nouvelles choses, en s’inspirant de plein d’artistes, ce que nous faisons également chez Horskh. Il y a des choses intéressantes dans tous les styles de musique. Pour revenir à Health, je trouve aussi qu’il apporte un renouveau à la scène Indus’ qui a eu tendance à bien rester dans ses codes. Là, Health est plutôt du genre à tout casser. Il y a d’autres groupes comme Youth Code qui cassent les codes, et j’aime vraiment bien ! 



"Le titre BODY est assez ouvert. Ce titre englobe le concept du corps. Ça représente à la fois le corps de chaque personne, en tant qu'être humain, mais aussi celui de l’entité Horskh qui évolue, qui avance face à son environnement."


Comment justifies-tu cette violence dans la musique de Horskh ? « Interface » et « Turbine On » sont quand même assez violents…

Il y a sûrement un côté exutoire dans la musique que nous faisons. Après moi, musicalement, j’ai toujours été fan de musique violente, qu’elle soit électronique ou Metal. J’ai toujours aimé les musiques agressives, donc c’est aussi pour cette raison que la musique de Horskh est violente. 


Est-ce que tu peux préciser les thématiques qui sont abordés sur BODY ? On imagine qu’il y a une connexion avec l’actualité, le tout sur fond d’ironie…

Quand tu parles d’ironie, je te rejoins. Il y a ce morceau « Body Building ». Forcément, il y a du second degré. Ce qui m’a plu dans ce titre « Body Building »,  c’est qu’il y a un côté hyper froid. On y retrouve ce rapport au corps, à cette volonté de le forger, de le modifier comme on veut. Quand je parle de corps, je parle aussi d’identité, de personnalité. On peut vraiment faire plusieurs lectures de nos textes. 

Pour les textes, c’est très variable. En général, la musique vient avant les textes. Souvent, j’écoute le morceau que j’ai composé et j’essaie de voir ce que je peux écrire dessus, ce que mes morceaux voudraient dire s'ils parlaient. Souvent, je pars comme ça. Après, une idée me vient, souvent en fonction de mon environnement. 


Vous avez travaillé avec Thibault Chaumont pour l’album. J’aimerais savoir ce qu’il a réellement fait pour vous. 

Il s’est occupé du mixage et du mastering. Il n’a pas fait de productions, dans le sens où il n'a pas changé les compositions. Ce n’est pas la première fois que l’on travaille avec lui. Il s’était occupé du mastering de l’album précédent, Wire. On l’avait rencontré quand on était parti en tournée avec Perturbator en 2015 ou 2016. On était en Angleterre et lui faisait le son « live » de Perturbator. J’ai vite compris qu’on pourrait bosser avec lui !   


Comment ces nouveaux morceaux rendront sur scène ? J’imagine que plusieurs nouveaux morceaux ont déjà été testés sur scène. Chaque morceau a sa propre identité visuelle sur scène ?  

Là, ça fait déjà quelques semaines qu’on est en train de travailler sur le nouveau « live ». L’idée, c’est vraiment de proposer un show complet. On bosse sur l'aspect scénographique, les lumières… On modifie également les morceaux pour la scène pour qu’ils soient les plus efficaces en « live ». La partie « live » est vraiment importante pour nous. 


Quelles sont les perspectives qui s’offrent à Horskh aujourd’hui ? Que manque-t-il au groupe pour gagner en visibilité ? 

On travaille là-dessus en ce moment. On veut vraiment faire grossir le groupe en France et à l’étranger. On reste plus confidentiel que Perturbator et Carpenter Brut, mais quand on regarde nos écoutes sur Spotify, on se rend compte qu’on est quatre fois plus écoutés aux États-Unis qu’en France. La France n’est que le cinquième pays où on est le plus écoutés ! Il y a un public pour Horskh à l’étranger, mais tourner aux États-Unis pour nous, ce serait passer un autre cap, car ça engendrerait beaucoup de frais ! 

 

Horskh, c’est : 

Bastien Hennaut (Chant, machines, guitare)

Jordan Daverio (Machines, guitare, backing vocals live)

Briou (Batterie)


Discographie  : 

Dawn (EP - 2014)  

Dawn - Extended Version (EP - 2015)

Gate (2017)

Wire (2020)

BODY (2024)



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