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ITW - Luicidal

  • Photo du rédacteur: Axl Meu
    Axl Meu
  • il y a 3 jours
  • 6 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 6 heures

Il y a ceux qui font l’Histoire et ceux qui la racontent : Louiche Mayorga appartient clairement à la première catégorie. Membre fondateur de Suicidal Tendencies, il continue aujourd’hui d’entretenir la mémoire des débuts du groupe culte de la scène de Venice Beach avec Luicidal - contraction de Louiche et Suicidal - formé par d'ex-Suicidal Tendencies et Mando Ochoa, chanteur de Sick Sense. À l’occasion du passage du groupe à The Black Lab (Wasquehal), nous les avons rencontrés.

Propos du groupe recueillis par Axl Meu.

Luicidal à The Black Lab, c’est un peu un événement pour les amateurs de Thrash/Crossover/Punk. Ça vous fait quoi d’être de retour en France après tout ce temps ? 

Louiche Mayorga : C’est incroyable. J’adore la France. En ce moment, je revois beaucoup de visages familiers et d’anciens amis. Je n'étais pas venu ici depuis environ douze ou treize ans...


Aujourd’hui vous tournez avec Luicidal. Dans une autre interview, vous avez expliqué que Luicidal n'était pas un tribute à Suicidal Tendencies, mais bel et bien un groupe à part entière. Peut-on néanmoins considérer qu’il s’agit là d’un hommage à cette époque de ta vie ?

Luicidal n'est pas un tribute band, car il est fort de la présence de membres originaux de Suicidal Tendencies comme Rocky George et R.J. Herrera. C’est le vrai esprit, le « real deal ». L’idée de ce groupe est venue quand je travaillais avec Fishbone en tant que roadie. Rocky jouait parfois « Institutionalized » avec ce groupe, et la réaction du public était carrément dingue ! Les gens adorent ce morceau et, en général, ils le font savoir ! Après ça, je me suis dit : « Si les gens aiment ça, je devrais monter mon propre groupe afin d’y jouer toutes les chansons que j’ai écrites avec Suicidal Tendencies ».  C’est ainsi que Luicidal est né… 


Et pourtant, après ton départ du Suicidal Tendencies, tu as déclaré avoir été écoeuré par cette musique… 

Oui. Après Suicidal Tendencies, je me suis un peu senti un peu sali et j’étais assez peiné par la situation. Je ne voulais plus jouer de Metal. Mais au bout d’un moment ça m’a manqué... J’avais écrit beaucoup de musique et j’avais envie de rejouer ces fameux morceaux que nous avions créés. Alors j’ai rassemblé des musiciens et on a commencé à jouer et à enregistrer.


"On était les premiers à le faire ! C’était du Rock’n’Roll… mais en accéléré. Et il y avait aussi l’aspect multiculturel qui a aussi fait la différence… des Chicanos, des Noirs, des Blancs dans le même groupe. C’était quelque chose d’unique à l’époque !"


Rocky George n’est pas là ce soir. Est-ce qu’il est malade ?

Oui, on a tous été malades ces dernières semaines. Rocky était encore plus malade que les autres. On espérait qu’il puisse venir, mais on ne l’a su que la veille du départ. Il voulait vraiment être là. Peut-être qu’il pourra nous rejoindre vers la fin de la tournée.


Qu’en est-il de votre batteur, R.J. Herrera ?

Il a des problèmes personnels à régler chez lui, donc il n’a pas pu venir non plus.


Pour cette tournée vous êtes accompagnés par Florian de Locomuerte à la batterie. Que pensez-vous de Locomuerte ? 

Oui, Florian est génial. Il nous aide beaucoup sur cette tournée. C’est un excellent batteur.  Je connais Nico, le bassiste de Locomuerte, depuis 1994. Ce sont de très bons amis et un super groupe. On peut dire qu’ils sont influencés par Suicidal Tendencies, mais leur son est différent et vraiment cool. Ils sont même venus à Venice en Californie. Ils ont dormi chez moi et chez un ami qui travaille avec nous. Ce sont des gars très fun. Sur scène aussi ils sont au top ! Et je dois dire que ce n’est pas facile de jouer après eux !


Ce concert va être spécial parce que vous allez replonger dans les classiques. À quoi les fans peuvent-ils s’attendre ce soir ?

On va jouer morceau après morceau. Pas trop de discours, pas de blabla entre les titres. Juste le Punk de Venice. Les classiques, les morceaux rapides, l’esprit des années 80 !


Quelles chansons de Suicidal Tendencies aimez-vous particulièrement jouer sur scène ?J’adore jouer « Trip at the Brain » et « I Saw Your Mommy ». La réaction du public est incroyable. Les fans français adorent « How I Will Laugh Tomorrow ». Et bien sûr, « Institutionalized » ou « Wake the Dead ». On a environ une heure et demie de musique. On verra comment ça se passe avec le public ce soir ! 


Pourquoi pensez-vous que Suicidal Tendencies reste si important dans la culture underground, aux États-Unis comme en France ?

Mike Clark : Parce que ce n’était pas seulement un groupe, c’était une vraie culture à part entière. La musique associait Punk et Metal avec des solos rapides. On était les premiers à le faire ! C’était du Rock’n’Roll… mais en accéléré. Et il y avait aussi l’aspect multiculturel qui a aussi fait la différence… des Chicanos, des Noirs, des Blancs dans le même groupe. C’était quelque chose d’unique à l’époque ! Le premier album a lancé cette culture, et le deuxième l’a rendue encore plus forte. C’est vraiment les premiers Suicidal qui m’ont poussé à lancer mon propre groupe, No Mercy


Suicidal Tendencies a influencé et continue d’influencer beaucoup de groupe…

Louiche : Oui, Iron Reagan, Municipal Waste, Korn… 


Pensez-vous que Suicidal Tendencies est devenu une marque au fil des décennies ?

Oui, c’est devenu une marque. Et c’est aussi une partie de la culture. Définitivement une marque, mais aussi une culture. Rien que le nom : Suicidal Tendencies est devenu plus grand que le groupe lui-même. Je ne sais pas comment, ni pourquoi c'est arrivé, mais ça continue, et les fans continuent de venir. Et je suis content pour lui (Mike Muir en sous-texte, NDLR). Je veux dire, tant mieux pour lui… Mais tout ça, tous les hits, c’est nous qui les avons écrits. Donc on a aussi le droit de les jouer. Et maintenant, on veut les jouer. C’est à notre tour.



"Suicidal Tendencies est devenu plus grand que le groupe lui-même. Je ne sais pas comment, ni pourquoi c'est arrivé, mais ça continue, et les fans continuent d'écouter notre musique. (...) Mais tout ça, tous les hits, c’est nous qui les avons écrits. Donc on a aussi le droit de les jouer."


Vous êtes toujours en contact avec Mike Muir ?

Non, on ne se parle pas. Mais ce n’est pas grave. C’est comme ça. C’est dommage. Il ne parle jamais des débuts du groupe. Pour lui, tout est tourné vers le futur. Sur scène, c’est toujours : « mon père a dit ceci, mon père a dit cela ». Nous n’avons pas la même vision des choses. Je veux dire, combien de membres sont passés dans le groupe maintenant ? Soixante ? On pourrait constituer une équipe de foot ! Peut-être envisage-t-il d’inscrire le groupe dans le Guinness Book ? Finalement, Suicidal Tendencies, c’est juste un boulot comme un autre pour lui... 


Parlons de l’avenir de Luicidal. À quoi peut-on s’attendre ?

À un nouvel album studio, à plus de concerts : nous voulons juste prendre du plaisir et écrire de nouvelles chansons. Juste passer un bon moment. On a déjà quelques nouvelles chansons. Il nous reste simplement à passer un peu de temps en studio pour les enregistrer. Cela se fera sans doute à Venise. Il y a un studio où nous avons enregistré les deux derniers albums de Luicidal. Mais il y a aussi un très bon studio à Tijuana. Il faut que j’essaie de convaincre les autres d’y aller. Ils ont des prix vraiment intéressants ! (Sourire)  Musicalement, il faudra s’attendre à ce que l’on faisait dans les années 80… Comme à l’époque de l’album Join the Army (1987) ! 


Quel est votre meilleur souvenir en lien avec Suicidal Tendencies ?  

Ce soir sera un autre excellent souvenir ! Partout où on va, les gens sont heureux, tu vois ce que je veux dire ? Les débuts de Suicidal Tendencies étaient énormes. On a fait notre première tournée et l’album est sorti pendant qu’on était sur la route. Et quelques semaines plus tard, Rodney Bingenheimer a commencé à passer le disque à la radio, sur KROQ. On était dans le New Jersey et on parlait avec la famille, et ils nous disaient : « Hé, ils passent votre chanson à la radio ! » À l’époque, j’avais 19 ans… C’était incroyable !

À l’époque, nous étions pauvres : nous devions acheter de la nourriture dans des petites épiceries parce qu’on n’avait rien. On logeait chez les Minor Threat… C’était cool, mais on devait quand même se débrouiller pour manger. Puis, du jour au lendemain, tout a changé. Suicidal Tendencies s’est mis à décoller. Pour moi, c’est ça, le souvenir le plus marquant. Avant ça, on jouait devant 10 ou 20 personnes à New York, parfois devant 5 personnes au Texas. Et soudain, on s’est retrouvé à jouer dans des salles pleines, de 1500 personnes chaque soir. C’était incroyable !


Luicidal, c'est :

Louiche Mayorga : basse, chant

R.J. Herrera : batterie

Mike Clark : guitare

Rocky George : guitare

Mando Ochoa : chant

Discographie :

Luicidal (2013)

Born in Venice (2018)



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