top of page

LIVE-REPORT - Alcatraz Festival 2023 (Jour 2)

Dernière mise à jour : 1 juil.

Le programme de l’Alcatraz Festival est particulièrement chargé. Les concerts commencent à 11h20, et beaucoup ne sont pas encore remis de la veille quand ils se remettent à arpenter les allées du festival courtraisien. De notre côté, un café, une fricadelle, c’est reparti : Obituary, KK’s Priest, Midnight (entre autres) n’attendent pas !

Par Axl Meu / Crédit photos : Moris DC (retrouvez plus de photos sur nos réseaux)  

 

Comme la veille, la journée du samedi est ponctuée par plusieurs temps forts, du moins, nous concernant, commençant par Gaerea qui se produit aux alentours de 13h50. Avant cela, nous avons eu droit à du Heavy Metal classique avec Crystal Viper et Iron Mask. Pour ce qui est de Gaerea, on doit dire que la formulation portugaise attise de plus en plus notre curiosité, surtout depuis la parution de son deuxième opus, Limbo, en 2020. Depuis, Gaerea a sorti un troisième opus, Mirage, et s’est même produit chez nous, au Tyrant Fest. Bien sûr, aujourd’hui, à l’Alcatraz Festival, l’appréciation du concert n’est pas optimale (assister à un concert de Post-Black Metal à 14h n’est pas ce qu’il y a de mieux). En tout cas, il faut constater que les Portugais font fort bonne impression. Cagoulé et remuant sans cesse, Guilherme Henriques, le chanteur, emporte avec lui les festivaliers dans son tourbillon mélanco Post-Black. Il ne fait aucun doute que nous continuerons d’entendre parler d’eux à l’avenir.  


En attendant Midnight, on se place du côté de la Swamp pour assister à quelques mesures du concert de Predatory Void, la nouvelle formation de Tim De Gieter (basse, Amenra), accompagné au chant par Lina R. J’avais déjà bien apprécié leur premier opus, Seven Keys to the Discomfort of Being (sorti dernièrement chez Century Media). Aujourd’hui, la jeune formation (formée en 2022) confirme son énorme potentiel. Surtout Lina pour qui la polyvalence a clairement fait la différence. À revoir dans une salle ! Et donc, du Post-Black-Sludge, on passe au Black’n’Roll de Midnight. Alors Midnight, pour ceux qui ne connaissent pas encore, c’est le projet d’Athenar, le fils illégitime de Motörhead et de Venom. À la voix et à la basse, l’Américain, cagoulé et armée d’une ceinture à balles, vocifère ses compositions sur un rythme effréné et dégage une énergie sans borne (que l’on ne retrouvera sur aucun autre groupe de la journée). Ça va vite, c’est sauvage. Tout ce que l’on aime. 



Après avoir assisté de près ou de loin aux performances de Taake et d’Evil Dead (pour qui le son n’était vraiment pas top, il faut l’avouer), nous devons choisir entre Sepultura ou Tribulation ? Ce sera finalement Tribulation, car nous n’avons pas encore revu la formation de Johannes Andersson depuis le départ du génial Jonathan Hultén en 2020 (peu avant la parution de Where the Gloom Becomes Sound, donc). Depuis, c’est Joseph Tholl qui a repris le flambeau avec une superbe SG signature Tony Iommi. Finalement, on peut dire que le guitariste assure bien l’intérim : les essences gothiques et excentriques de Tribulation ne s’en sont pas retrouvées dépossédées. Quand il ne joue pas, Johannes Andersson sirote quelques gorgées de vin, ses guitaristes nous livrent quelques danses aphrodisiaques sur une musique à mi-chemin entre Fields of the Nephilim, Blue Öyster Cult, et Candlemass. Tout est en place, et nous voilà rassurés ! 


On continue avec Decapitated qui livre une performance en mode « casse-nuque », puis nous assistons à quelques bouts des concerts de Biohazard (qui, après être passé au MetalDays, Lokerse Feesten, poursuit sa tournée « réunion ») et Belphegor (qui, malgré une claque visuelle, livre inlassablement le même concert). La prochain arrêt s’appelle Sodom. Et que retenir ? Beaucoup de simplicité et d’efficacité, tout simplement ! Tom Angelripper multiplie les performances en Belgique en ce moment (nous l’avons vu au Metal Mean en 2021, au Throne Fest en 2022 et nous comptons le revoir en 2024 à Ostende, au Huginns Awakening). Aucune performance ne se ressemble, si ce n’est qu’elles sont toujours marquées du sceau de l’authenticité et de la rigueur. Depuis le retour de Frank Blackfire à la guitare et le passage à 4, Sodom affirme une forme resplendissante et ça fait du bien. À la barrière, les fans éructent les paroles de « Nuclear Winter », « Sodomy and Lust », « Blasphemer », sans oublier « Bombenhagel » et portent les nombreux slammeurs qui, à chacun, donnent du fil à retordre. Quelle classe. Le Thrash, tout simplement. 



Après un petit crochet du côté de l’Helldorado, nous reprenons sur Obituary (que j’avais vu, à titre personnel, sous la flotte aux MetalDays). Désormais, je suis au sec (et ça fait du bien). Aujourd’hui, John Tardy (chant) et sa bande nous livrent une prestation XXL (et dépassent même leur créneau horaire de dix minutes !). Comme le laisse entendre l’énorme backdrop, la setlist du jour est principalement axée autour de leur dernier opus en date, Dying Of Everything (paru en début d’année chez Relapse Records), mais les Américains n’oublient pas leurs standards : « « Chopped in Half », « Find the Arise » et « Visions in my Head ». La performance est simple, les musiciens s'octroient pas mal de pauses entre les morceaux, mais cela n’enlève rien à la qualité du show proposé : il était gras et généreux. Merci Obituary


Le concert de KK’s Priest (formation lancée dernièrement par K.K. Downing et Tim Ripper Owens) est déjà bien entamé quand nous arrivons aux abords de la Prison Stage. Au rendez-vous, des classiques de Judas Priest (« The Ripper », « Night Crawler », « Metal Meltdown », Breaking The Law », « Victim of Changes » visuellement bien appuyés bien comme il faut) et des compositions personnelles (« Reap the Whirlwind », « Brothers of the Road », « Hellfire Thunderbolt », qui font évidemment moins mouche que le reste). La performance vaut clairement son pesant de cacahuètes : après tout, revoir K.K. Downing, ça le fait, Tim Ripper Owens est en voix et fait justice au répertoire de Rob Halford, mais on reste tout de même sur notre faim. Des deux « Judas Priest », on préférera nettement l’original. 



Après un passage éclair au El Presidio et sous la Helldorado (pour le concert d’Amorphis), nous rentrons au camping pour reprendre « un peu » de force : la dernière journée s’annonce aussi prometteuse que les deux premières !



0 vue

Posts récents

Voir tout

Comments


bottom of page