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LIVE-REPORT - Black Blowing Snow Fest (La Poudrerie - Esquerdes)

  • Photo du rédacteur: Axl Meu
    Axl Meu
  • il y a 13 minutes
  • 3 min de lecture

Il est des endroits où il est toujours plaisant de se rendre. C’est le cas du site de la Poudrerie, ancien site industriel de la petite ville d’Esquerdes, nichée entre Saint-Omer et Calais. Pour la troisième année consécutive, l’association Until The Rock y organisait le Black Blowing Snow Fest, le 7 février dernier… Une bien belle soirée pour les amateurs de Black Metal.

Par Flavien Minne

La salle communale est divisée en deux espaces : l’un faisant office de loges, l’autre accueillant le public et la scène. Si le lieu se distingue par une certaine froideur et une relative impersonnalité, l’accueil des bénévoles, épaulés par le président de l’association Christophe Dourmel, est quant à lui particulièrement chaleureux. Autour de la salle, on retrouve notamment les stands du label nordiste Malpermesita Records — dont l’un des groupes phares est à l’affiche ce soir —, du luthier Goat Gore, ainsi que les traditionnels stands de merchandising.


Le premier groupe ne tarde d’ailleurs pas à investir la scène : les Namurois de Hyde. Forts de deux albums, ils proposent un Doom mélodique sublimé par les voix de Bénédicte et Céline. Après l’entrée des musiciens, les deux chanteuses, les yeux noircis, se positionnent de part et d’autre d’un crâne de bélier trônant au centre, sur une introduction lourde et atmosphérique. La batterie s’impose sur “Mighty Frozen North”, alternant passages calmes et moments plus oppressants. Le groupe enchaîne avec “One” puis “Doom Over Sabis”, où Bénédicte interpelle le public, relayée par la voix profonde de Céline, avant une montée en puissance progressive menant à “Ashes and Bones”, martelé à la double pédale. Hyde conclut avec “Scythe Winder”, un titre long et mélancolique, salué par un public conquis.


Le changement de plateau prend du temps : deux imposantes roues métalliques évoquant les chevalements miniers sont installées. Un phénomène régional est en pleine ascension : Galibot. Autour de l’univers de l’exploitation du charbon, le groupe connaît une actualité dense : signature chez Les Acteurs De L’Ombre, réédition d’Euch Mau Noir et sortie imminente du nouvel album Catabase. Le public ne s’y trompe pas : de nombreux spectateurs arborent déjà leurs t-shirts.

Visages noircis, vêtus de bleus de travail, les musiciens prennent place, suivis de Diffamie, qui grimpe sur l’egorizer pour lancer “Cheval de Fosse” d’une voix tranchante. Le son est puissant — peut-être un peu trop. La frontwoman impressionne par son intensité, notamment sur “Courrières”. “Bonsoir Esquerdes ! Nous sommes Galibot !” Le public adhère immédiatement. S’enchaînent “Schlamms”, puis plusieurs nouveaux titres issus de Catabase : “Saint-Cordon”, “Baptise-Terre” et “Pénitent”. Le set se poursuit avec “Les Nords”, “Barbara”, et se conclut sur “Estaminet Part I”. Succès total : le public se rue ensuite vers le stand du groupe.


Les balances suivantes s’éternisent, ponctuées par des soucis techniques au niveau des retours. Lunar Tombfields, visiblement agacés, laissent transparaître une certaine tension. Le chant de Mathieu Clément en pâtit malheureusement, bien que les guitares soient irréprochables. À quatre sur scène, le groupe propose néanmoins un set solide avec “Solar Charioteer”, “Ire Divine”, “Idolâtres”, “As Iron Calls” et “Le Chant des Tombes”. Cinq morceaux seulement, mais tous dépassant les huit minutes. Une prestation globalement convaincante, malgré les conditions.


Heureusement, l’élégance de Pénitence Onirique vient sublimer la fin de soirée. Fidèles à leur esthétique, les Chartrois apparaissent en chemises et gilets noirs, visages dissimulés derrière leurs masques baroques. Leur Post-Black atmosphérique prend toute son ampleur avec un son cette fois irréprochable. Le groupe ouvre avec “Désir”, avant d’enchaîner avec “Les Mammonites”, porté par l’intensité de Logos. Les albums Vestige et Nature Morte sont largement représentés, avec notamment “Souveraineté Suprême”, “Nature Morte” et le titre éponyme. Le set se conclut avec “Je Vois Satan Tomber Comme l’Éclair” et le somptueux “Pharmacos”. Une performance maîtrisée, intense et sincère.

Au-delà de la prestation scénique, Pénitence Onirique confirme aussi sa proximité avec le public : une fois le concert terminé, les musiciens viennent échanger, signer des autographes et partager un moment convivial. Seul le guitariste Vorace conserve son masque, laissant admirer le travail remarquable de l’orfèvre allemande Tuahudedana. Une démonstration de classe et d’humilité.


C’est sur cette belle note que s’achève cette troisième édition du Black Blowing Snow Fest. Malgré quelques couacs sans gravité, la soirée restera comme une réussite, marquée par de belles rencontres, des retrouvailles et une programmation de qualité. Merci Esquerdes… et à l’année prochaine !

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