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LIVE-REPORT - Durbuy Rock Festival (Jour-2)

Après une première journée parfaite le Durbuy Rock Festival nous accueille ce Samedi en fin de matinée pour la suite de ses aventures. Avec 14 concerts proposés le programme est chargé et toujours prometteur avec une belle variété de styles.

Par Franck Lasselle / Crédit photos : Moris DC (retrouvez plus de photos sur nos réseaux sociaux)

 

Les Belges de Stand For lancent les hostilités sur la scène extérieure. Le groupe a gagné sa place lors des tremplins et est très motivé. Il œuvre dans un Heavy Moderne qui flirte avec un métal plus classique. Porté par un gros son le groupe balance un jus Heavy proche d’un son US à la Trivium. Le public est clairsemé mais motivé et apprécie la décharge. L’ensemble est costaud et accrocheur à l’image du chant oscillant entre growl et clair. Avec ce concert Stand For a été convaincant. Il a montré de la fraîcheur et du dynamisme.

 

Dans la salle Through The Void, sorti aussi des tremplins, porte la parole Metalcore teinté Neo Metal. Le début ne fait pas de quartiers. Le groupe balance un gros son typique de l’esprit des années 90 entre Korn et Linkin Park. La puissance dégagée est énorme et on apprécie un côté rap efficace. L’accueil est excellent, cela remue une foule qui apprécie le côté jumpy. De titre en titre la sauce monte avec un dynamisme plaisant. Through The Void a proposé une prestation solide et montré qu’il faut compter avec lui au sein d’une scène belge dynamique.

 

Avec Echoes Of Nihil, vainqueur du tremplin, le Metalcore est à l’honneur. D’entrée le ton est costaud, le groupe se place du côté brutal du genre. Le ton est méchant porté par un chaut incisif brutal. Le chant clair se fait une place mais l’ensemble reste méchant et remue une foule très motivée. Le groupe envoie du lourd et balance de bonnes tartes bien exécutées. Percutant et direct Echoes Of Nihil a proposé une prestation convaincante avec un côté hargneux impressionnant. Il a prouvé lui aussi la force de la scène belge.

 

La France est à l’honneur avec Disconnected. Véritable caméléon le groupe oscille entre métal alternatif, prog et métal moderne comme si Alter Bridge se mélangeait avec Soulfly. Cela donne une entame solide, le mélange des forces fonctionnant bien. "For All Our Sakes" est puissant et dynamique. Le tout est porté par un groupe motivé qui apprécie l’accueil. Au milieu des titres puissants "Live Will Always Find Its Way" se fait plus accrocheur porté par un chant voilé proche de Tremonti. Le mixe musical proposé est en tout cas efficace et remue la foule. Disconnected a proposé une solide prestation avec un côté touche à tout maîtrisé.



Dans un registre Crossover Thrash, les Autrichiens d’Insanity Alert débarquent et mettent le feu. Le chant aiguisé rapide de Heavy Kevy est dingue et la musique est d’une intensité énorme. Les titres défilent à toute vitesse avec une violence jouissive. De titre en titre la folie ne fait que monter. Le côté au vitriol du chant d’Heavy Kevy met le feu de même que ses discours. Niveau fun le public est servi avec des thèmes délirants. Le final sur "Run To The Pit" avec saucisse et bière géante sur scène est parfait et achève une fosse en folie. Avec un concert totalement barge, Insanity Alert a frappé fort en forme de bras d’honneur à un monde triste.

 

La folie demeure avec Baraka. Chaque visite de la formation belge est un grand délire. Le charme opère dès Binouze. Cette ode à la picole dépote avec un côté grind percutant porté par un chant de cinglé. La suite reste dans l’idée de picole, de délire, de malbouffe et de violence. L’ensemble est maîtrisé, au-delà du délire les musiciens assurent. La fête est totale dans une fosse bouillante. On apprécie "Pognon, Pognon, Pognon" reprise folle d’Abba ou "Chef Un P’tit Verre", hymne du Grand Jojo. Dans le final, le groupe assure la distribution de bières fraîches dans le public et achève son monde avec un la même énergie grind. Baraka s’est montré digne de sa réputation avec un concert fou qui a laissé des traces sur plus d’un festivalier.

 

Le ton redevient sérieux avec Suicidal Angels. Les grecs font dans le musclé avec "When The Lions Die", jus de Thrash qui dévaste tout sur son passage. Le rythme prend à la gorge, le chant aiguisé de Nick impressionne. La suite est du même niveau avec un côté abrasif porté par des riffs et soli délirants. On nage dans le meilleur du genre à la croisée de Slayer et Kreator. Entre "Purified By Fire", "Bloodbath" et "Years Of Aggression", le public prend une charge de mitraillette. La folie dans le pit est totale. Le final avec l’énorme "Capital Of War" est intense avec un refrain en forme d’hymne fédérateur. Suicidal Angels a fait parler la poudre thrash avec un côté impitoyable jouissif.

 

Equilibrium s’est éloigné du Folk et évolue dans un métal teinté Electro et Metalcore. Ce mélange explosif a attiré une belle foule. L’entame avec percus rappelle l’époque Folk puis avec "Shelter", le groupe frappe fort. Le rythme rapide fait effet de même qu’un son furieux teinté core. Le growl est percutant et les sons synthétiques électrisent la foule. La suite est délirante. "Rise Again", "Prey", "Revolution" ou "Blut Im Auge" mettent le feu avec un côté dance métal digne de Beast In Black. Le mixe entre ces sons et l’idée Folk est efficace et le final avec "Himmelsrand" et "Apokalypse" fait un carton avec un coté dansant irrésistible. Equilibrium a fait impression. Certes, il suit les modes mais on le pardonne tant il le fait avec efficacité.

 

Pionniers du son Thrash groovy Exhorder a connu plusieurs vies et semble revenu pour de bons. L’entame est parfaite, on retrouve un son des années 90 dans l’esprit de Pantera. Le côté gras et lourd fait effet avec un son de guitare groovy typique. Le groupe fait fort niveau vitesse de jeu et le mixe fonctionne à merveille. Au micro Kyle fait impression avec une puissance dingue dans un un esprit thrash percutant. Avec des claques comme "Legions Of Death" ou "Year Of The Goati", on retrouve le meilleur d’un son qui a révolutionné le Thrash. Exhorder a signé une prestation de haut vol et montré que son retour était gagnant.



Avec Feuerschwanz le festival fait fort avec un grand nom du Folk Metal germanique. La scène en mode guerrier est splendide. D’entrée de jeu, c’est une belle fête Folk qui se lance. Les deux chanteurs font le show en complémentarité. Le côté rapide et dynamique est agréable avec une face théâtrale porté par les danseurs. Violon, vielle à roue, bombarde et cornemuse amènent un côté Folk irrésistible. La face métallique se fait entendre et le mixe ravit une foule remuante. Avec la reprise de" Dragostea Din Tei" de Ozone et celle de "Warriors Of The Wolrd United "de Manowar le groupe fait un énorme carton. Feuerschwanz a donné un des meilleurs concerts du week-end en amenant de la bonne humeur dans un pur esprit Folk festif.

 

Avec The Raven Age le ton est plus moderne. Emmené à la guitare par le fils de Steve Harris d’Iron Maiden, la formation anglaise évolue dans un style proche de Disturbed. Cela se confirme d’entrée, le son est costaud et au chant Matt gère avec un ton voilé typique . L’ensemble alterne entre puissance et mélodie et le charme agit. À ce moment, de petits soucis techniques entraînent deux coupures dont une assez longue. Mais le public patiente et le groupe ne s’énerve pas. La reprise est sympathique avec une bonne ballade crapuleuse et en parallèle un ton qui oscille entre Heavy classique et US. The Raven Age a surmonté les soucis pour proposer un concert convaincant dans l’ère du temps et des modes métalliques.


Sonata Arctica est revenu au son Power Metal. L’entame avec "First In Line" est portée par un Tony en forme poussant sa voix. Le ton speed mélodique est plaisant et met l’ambiance. Le groupe est en forme et avec "Dark Empath", le ton est plus accrocheur mais garde un côté rapide. Le concert continue idéalement avec "I Have A Right" et "The Wolves Die Young". "California" et "Angel Defiled" font effet avec le clavier en avant dans un ton speed mélodique. La ballade Tallulah se fait délicieusement accrocheuse. Puis le classique "Fullmoon" fait un carton auprès d’un public en communion avec le groupe. "The Cage" et "Don’t Say A Word" sont plaisantes en forme de bombes heavy speed. Sonata Arctica a ravi son public avec un concert énergique.


Heidevolk est la tête d’affiche extérieure. Les néerlandais font partie des meilleurs en matière de Folk Metal et le public est au rendez-vous. L’entame avec "Hagalaz" est musclée et épique. Cela accroche et aux chants Jacco et Danïel se complètent entre voix claire et grave. La suite est festive. "Winter Woede", "Schildenmuur" ou "Oero" sont accrocheurs, frais et entraînants avec une bonne face métallique. "Vulgaris Magistralis" fait un carton avec son refrain guerrier irrésistible. Nehalennia est un final idéal avec un bel esprit Folk qui fait voyager. Heidevolk a été la hauteur. Il a proposé un concert taillé dans le meilleur du genre.

 

A l’intérieur il reste un gros morceau avec KK’s Priest porté par K.K. Downing et Ripper Owens. L’entame avec "Hellfire Thunderbolt" et "One More Shot At Glory" est solide. Le groupe prouve qu’il compose des tueries Heavy Metal portées par un Ripper brillant et par des riffs solides brûlants. Cette entame ravit la foule, Ripper la motive et lance idéalement The Ripper, repris en chœur. La suite voit alterner reprises et titres personnels. D’un côté "Burn In Hell" et "Night Crawler" ravissent les amateurs du Priest. Tandis que "Reap The Whirlind" et "Sermons Of The Sinner" sont convaincantes avec des refrains bien troussés et une force heavy remarquable. La suite est un best of du Priest. "Beyond The Realms Of Death", "Hell Patrol", "The Green Manalishi" et "Breaking The Law" font sensation. La formation brille portée par un Downing en grande forme, un Ripper au sommet de son art et ses autres musiciens discrets mais efficaces. Le final avec "Victim Of Changes" est remarquable. Parfaitement interprété il replonge avec bonheur dans le lointain passé de Judas Priest. En rappel, "Raise Your Fists" est un hymne scénique qui met une ambiance de feu. KK’s Priest a été une tête d’affiche parfaite. Il a donné une leçon de Heavy et confirmé qu’il était bien plus qu’un clone de son glorieux cousin.


Cela achève une belle édition du Durbuy Rock Festival. Tout a été parfait que ça soit pour les concerts, l’organisation et l’accueil toujours aussi chaleureux et amical. Il reste à remercier Bernard et ses équipes pour leur travail énorme au service du public et de la cause métallique.



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