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LIVE-REPORT - Hellfest Open Air 2024 (27/06)

Dernière mise à jour : 11 juil.

Le Hellfest Open Air est notre périple annuel. Tous les ans, il faut s’adapter, et cette année n'a pas fait exception à la règle. En effet, exceptionnellement, le festival s’est déroulé du 27 au 30 juin dernier, sans doute pour permettre aux Foo Fighters d’y poser leurs flightcases : une programmation qui confirme le virage "mainstream" que prend le festival depuis quelques années maintenant. Le Hellfest n’est plus à proprement parler un festival de musique Metal, mais est devenu - au fil des éditions - un festival de musique extrême et cela change tout, car cette étiquette lui permet alors d’élargir son spectre. Il n’est donc pas si surprenant que la journée du dimanche soit - en partie - consacrée aux formations de notre adolescence avec - entre autres - Simple Plan.  


Un nom qui a pu faire grincer des dents (du moins, celles des puristes). Et pourtant, tout au long du week-end, chacun a pu y trouver son compte. La diversité comme crédo, le Hellfest a rassemblé la fine-fleur de la scène Rock / Metal, sous forme de journées thématiques : on pensera notamment au samedi 29 juin qui a mis à l’honneur le Heavy Metal épique, avec comme points d’orgue Bruce Dickinson et Saxon. Autant dire que le week-end s’annonce particulièrement bon.


Par Axl Meu / Crédit photos : Moris DC

 

Jeudi 27 juin :

Il est 14 heures et nous investissons déjà le festival bien que les concerts ne commencent que plus tard dans la journée. Nombreux sont ceux qui en profitent pour regarder les groupes qui se produisent sur la Hellstage, faire leurs emplettes à l’Extreme Market, arpenter le Hellcity Square et prendre connaissance de ses boutiques éphémères. On y retrouve bien sûr Nuclear Blast, E.S.P. (animé par de nombreuses démos), Dr. Martens, la SPA (Love sHELLter), mais aussi plus loin, Savage Lands, une ONG écolo’ montée par Sylvain Demercastel et Dirk Verbeuren, sensibilisant les festivaliers sur la déforestation et la biodiversité.  


Il nous est également possible de franchir le portique principal et d’y rencontrer la Gardienne des Ténèbres, une chimère métallique et mécanique, cracheuse de feu ! À côté, comme l’année dernière, l’ancien emplacement de la Valley est réservé au « Sanctuary » : la boutique officielle du Hellfest Open Air (à l’origine d’une queue interminable : certains attendront même jusqu’à deux heures pour obtenir leur fameux sésame à savoir, un t-shirt du Hellfest !).


Petite nouveauté, cette année, le stand merch’ destiné aux artistes est scindé en deux : un premier est réservé aux têtes d’affiche (Avenged SevenfoldMetallicaFoo FightersMachine Head) et un deuxième - situé plus loin, un peu plus occulté, nous le regrettons - est réservé aux autres groupes. 



Il est 16h30, et c’est enfin l’heure des premiers concerts. Nous décidons d’assister à ce qui sera l’une des dernières performances de Wormrot sous sa forme actuelle : Rasyid (guitare) ayant décidé de se séparer du batteur Vijesh quelques jours après la performance au Hellfest. Ceci dit, la performance livrée sous la Altar reste pour le moins agréable, car portée par un superbe Gabriel Dubko et complétée par les cris de la jeune Weish (qui était absente au concert du Rock In Bourlon). Voilà une belle entame placée sous le signe des musiques bruyantes et expérimentales. Pendant ce temps-là, Asinhell, formation de Death Metal danoise menée par Michael Poulsen (Volbeat, guitare), lance les hostilités du côté des scènes principales !



On reprend de l’autre côté sous la Temple pour nous laisser bercer par les lourdeurs de Morne. C’est simple, efficace et surtout très qualitatif ! Notre virée sous les tentes se termine-là pour le moment, car nous faisons l’impasse sur Immolation pour retrouver Slaughter To Prevail : les Russes ont promis aux fans d’organiser le plus grand wall-of-death du monde (de faire mieux que Dagoba, donc…). Musicalement, le groupe s’en sort plutôt bien et l’ensemble est assez costaud. Aleksandr Shikolai se frappe le crâne à coups de micro et organise finalement son fameux wall-of-death, mais de manière assez poussive : ça ne prend pas ! Pour cause, un public pas très réceptif qui ne semble pas vraiment comprendre les intentions du chanteur : ce dernier se rend même dans la fosse pour forcer le public à se scinder en deux. Finalement - dix minutes plus tard (!) -, Slaughter To Prevail réussit son pari, mais nous laissera quand même une impression assez mitigée. 



Impatients de retrouver Kerry King, nous restons du côté des scènes principales et assistons de loin à la performance d'Ice Nine Kills, que nous avions découvert l’an passé en ouverture de Metallica. Le concept est assez singulier : la formation nous propose un concept-concert sous forme d’horror-story musicale (avec les zombis et tout ce qui va avec) jouée sur fond de musique typée Deathcore. Une prestation sympathique qui a sans doute plu aux amateurs de gros son et de… kitsch. 


Nous voilà désormais aux premières loges pour assister au concert de Kerry King, de retour au Hellfest cinq années après l'ultime performance de Slayer en France. Pour amorcer son retour sur les planches, l'Américain s'est entouré du gratin de la scène Thrash Metal américaine, à savoir Phil Demmel (guitare), Paul Bostaph (batterie), Mark Osegueda (chant) et Kyle Sanders (basse) et a dernièrement fait paraître From Hell I Rise, via le label Reigning Phoenix Music : un album musclé qui n'a rien à envier aux dernières réalisations de Slayer. Naturellement, l'opus est présenté dans sa presque intégralité (en passant même par "Two Fists") et le projet finit son set sur quelques classiques de Slayer (« Disciple », « Raining Blood » et « Black Magic ») pour le plus grand plaisir des fans et des nostalgiques. Ça passe comme une lettre à la poste, en partie grâce à Mark Osegueda qui incarne avec classe et hargne tous les morceaux ! Là voilà, THE claque de la soirée ! 



La scène Thrash est encore à l’honneur sur la MainStage 1. Megadeth arrive. Mais en attendant, nous avons droit à Babymetal, un phénomène tout droit venu du pays du Soleil-Levant qui se plaît à mêler J-Pop et Heavy Metal. Le mélange est assez douteux, mais il se trouve qu’il a fait ses adeptes un peu partout dans le monde. D’ailleurs, Kerry King en personne a déjà pris la pose avec les musiciennes, c’est dire ! Quant à nous, l’heure est à la découverte. Nous y voyons les trois jeunes idoles,  Suzuka « Su-metal » Nakamoto,  Moa « Moametal » Kikuchi et Momoko « Momometal » Okazaki multiplier les chorégraphies japonisantes sur fond de musique Pop-Metal joué par un groupe assez discret (le batteur est vraiment en retrait)… Et s’en suit donc d’une belle panoplie de refrains mielleux cuisinés à la sauce J-Pop (« PA PA YA!! », « METALI!! », « KARATE »,…) et de structures particulièrement rodées. C’est assez pour nous faire comprendre pourquoi Babymetal rencontre autant de succès. 



Après s’être produit au Zénith de Paris, puis au Heavy Week-End (Nancy), Megadeth termine son escapade française au Hellfest Open Air. Aujourd'hui, Dave Mustaine nous apparaît un peu affaibli vocalement, mais tient tout de même la route sur le plan « guitaristique ». Une véritable aubaine pour tous les musiciens en herbe qui boivent les riffs du groupe (« Rattlehead », « Symphony of Destruction », « Tornado of Souls »…) et qui poussent la chansonnette sur « À tout le monde ». Petite surprise au programme, « Kick the Chair », morceau tiré de The System Has Failed (2004), auquel nous ne nous attendions pas forcément… En tout cas, ce nouveau concert est une véritable satisfaction, car il prouve que - bien que remaniée - Megadeth reste une machine de guerre. Merci Dave !


Nous sommes de retour sous les tentes pour assister aux dernières mesures du concert de Dark Tranquillity qui a blindé la Altar (d’ailleurs, il nous a fallu contourner toute la tente, passer par la Temple, pour apercevoir Mikael Stanne donner la leçon). Bien déterminés à ne plus nous faire avoir, nous préférons rester du côté de la Altar pour assister au concert de Sodom dans des conditions confortables. Pendant ce temps, sous la Temple, Shining, la formation de Blackjazz norvégienne (et non pas celle de Niklas Kvarforth) présente son album culte Blackjazz et conclut son concert avec une reprise originale du classique de King Crimson, « 21st Century Schizoid Man ».



Sodom est - avec Kreator et Destruction - ce qui se fait de mieux en matière de Thrash, du moins, en Allemagne. Et pourtant, les apparitions de Tom Angelripper ne sont pas légion à Clisson. Figurez-vous que la dernière performance de Sodom au Hellfest remonte à l’année… 2015 ! Autant dire une éternité. Depuis, la formation a été remaniée, est devenue un quatuor (incluant désormais le génial Frank Blackfire), et donc, a gagné en attaque. En tête d’affiche de cette première soirée sous la Altar, Sodom a préparé un best-of, rassemblant une partie de ses classiques : « Jabba The Hut », « Nuclear Winter », « Blasphemer », « Outbreak of Evil », « Agent Orange », « Remember the Fallen » et enfin « Bombenhagel ». Du Thrash sans concession, sans fioritures : excellent tout simplement ! 


La dernière pointure à clôturer cette première journée n’est autre que Cradle Of Filth menée par un Dani Filth - relativement en voix - qui parvient à raviver la flamme gothique des festivaliers à l’aide des titres théâtraux et classiques « Nymphetamine (Fix) », « Dusk and Her Embrace » et « From the Cradle to Enslave ». Parfait pour mettre un terme à cette première journée !




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