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LIVE-REPORT - Motocultor 2023 (Jeudi & Vendredi)

On doit l’avouer : l’édition 2022 du Motocultor Festival nous avait laissé un arrière-goût assez amer, car marqué par de nombreux dysfonctionnements, si bien que nous n’étions pas sûrs à 100% de refouler les sentiers du Motocultor de si tôt. Néanmoins, forts de nouvelles promesses (et d’un nouveau site, celui des Vieilles Charrues) et - surtout - d’une affiche particulièrement alléchante, nous décidons de reprendre le chemin de la Bretagne pour expérimenter le Motocultor Festival 3.0..


Désormais organisé sur quatre jours, le Motocultor Festival s’inscrit dans la continuité des éditions précédentes : les premiers festivaliers - auxquels nous faisons partie - arrivent sur la journée du mercredi et prennent vite possession des lieux. Et, force est de constater que le festival n’a pas perdu son essence « roots » : les fêtards ivres se mêlent aux fans de musique extrêmes et forment ensemble un joyeux bordel dans le camping : beaucoup sont là à vibrer sur de la « hard tech » à proximité des sanitaires à la tombée de la nuit et à flâner du côté du célèbre Macumba. 

Par Hyass & Axl Meu / Crédit photos : Axl Meu (d'autres photos sont à retrouver sur nos réseaux sociaux)

 

JEUDI 17 AOÛT 

Après avoir arpenté le site, découvert ses nouvelles scènes (on pensera à la nouvelle Dave Mustage, désormais bien plus imposante !) et les nouveaux food trucks (d’ailleurs, à noter un large choix niveau nourriture. On est désormais loin du simple sandwich saucisse des premières éditions), nous assistons aux premiers concerts de la journée et nous prenons une première vraie claque sur Warbringer, véritable force de proposition de la « nouvelle » scène Thrash. Les Californiens ne font qu’une bouchée des fans dans la fosse : charisme, puissance et surtout, talent : tout y est là. Warbringer est animé par la rage de vaincre et son énergie est communicative. Par la suite, on s’arrête sur Burning Witches, les protégés de Schmier de Destruction. Même si les filles attirent les foules, il nous faut pourtant avouer que leur Heavy Metal ne trouve pas grâce à nos yeux : c’est assez plat et sans véritable saveur. Ensuite, A.A. Williams nous fait changer de registre avec un Dark Rock mêlant passages sombres et immersifs. De notre côté, nous signons là une belle découverte et nous promettons de revoir la Britannique très prochainement. 



Nous ne boudons pas non plus notre plaisir de revoir enfin Ugly Kid Joe en France. Bien que les Américains soient auteurs d’un nouvel opus, Rad Wings of Destiny (paru l’année dernière), l’histoire n’a retenu d’eux qu’un seul opus : America’s Least Wanted et ses nombreux classiques, joués ce soir. Après avoir fait monter - par surprise - les photographes sur scène, Whitfield Crane - particulièrement en voix - enchaîne sur un superbe « Ace of Spades » (Motörhead) et l’incontournable « Everything About You ». Un gros moment de Rock’n’Roll ! 



Nous passons à côté de la sensation Rock d’Hällas pour retrouver une autre valeur sûre : les Espagnols d’Angelus Apatrida qui ont déjà bien entamé la promotion de leur nouvel opus, Aftermath, présenté sur scène. À l’instar de Warbringer - il n’y a pas si longtemps -, les Espagnols, irréprochables scéniquement et techniquement parlant, enchaînent les gros moments « thrash » et nous redonnent un petit coup de fouet pour le reste de la journée. Simple, efficace.  



Nous reprenons quelques forces et constatons que Zeal & Ardor fait carton plein sous la Bruce Dickinstage, la tente est presque inaccessible. Et ce soir, le son est particulièrement bon, ce qui nous permet d’appréhender comme il se doit les sonorités bipolaires « Black ’n’ Soul » des Suisses, menés par le génial Manuel Gagneux. Au sein de la rédaction, il ne fait aucun doute qu’ils seront incontournables dans quelques années ! Incontournables, ils le sont désormais : Kadavar. Après avoir fait le tour d’Europe (nous les avions déjà vus cet été, aux MetalDays, mais sous la flotte), Kadavar salue ses fans français avec un set classique, mais efficace, ponctué par des titres phares tels que « Die Baby Die » et « Purple Sage ». Et pour nous remettre les pendules à l’heure, Hatebreed qui retourne une fois pour toutes la Dave Mustage avec un Hardcore - certes monotone, mais tellement fédérateur : merci Jamey Jasta ! 




VENDREDI 18 AOÛT 

C’est aujourd’hui que le festival commence véritablement. Et c’est sur une dose de Death Metal technique que nous nous lançons de ce petit marathon de concerts avec, pour commencer, Gorod. Après une prestation remarquée à The Black Lab, puis au Hellfest Open Air, les Bordelais font, une nouvelle fois, bonne impression : le set est carré, sans pour autant être inoubliable. De la technicité, nous passons à l’immersion du côté de la Massey Fesguscene avec les Belges de Psychonaut, et ça fait mouche : parfait pour s’échauffer avant la tempête mélancolie provoquée par Hypno5se ! Mais avant ça, du Thrash encore et toujours avec les irrésistibles Crisix. En 40 minutes (top chrono), les Catalans retournent littéralement la fosse et on y comprend plus trop ce qu’il s’y passe : il était même possible de voir des festivaliers se lancer dans une partie de Twitter dans le pit ! Bref, une animation à l’image du groupe : fun & festif. 



Après Déluge qui s’oriente de plus en plus vers une musique que l’on peut qualifier de Blackgaze, la tension redescend avec GGGOLDDD qui se produit sous la pluie. Et le contraste est assez saisissant entre Crisix et GGGOLDDD : le propos est ici plus pesant et lourd à digérer. D’ailleurs, sans remettre en question l’intégrité musicale du groupe et son talent, nous devons avouer ne pas comprendre le placement de cette formation en plein jour sur la Dave Mustage. Sans doute que la Bruce Dickinscene, couverte et, de ce fait, plus intimiste, aurait été plus adaptée. Il pleut toujours et pourtant beaucoup se sont retrouvés devant Insomnium qui livre un concert remarquable, animé par des hits de Death Mélodique à l’instar de « While We Sleep », « Godforsaken » et « Lilian ». Un beau concert !




Les Français semblent avoir oublié Vio-Lence, à notre grand désarroi, préférant aller voir Terror qui se produit pourtant régulièrement en France ! C’est donc en petit comité que nous assistons au tout premier concert français de la légende du Thrash « Bay Area »… Bien que Phil Demmel soit absent, nous y avons trouvé ce que nous voulions voir : un Sean Killian éructant ses classiques, souvent tirés du classique Eternal Nightmare. Les vrais de vrais étaient là, et c’est tout ce qui compte désormais ! Carcass n’attend pas. Naturellement, Jeff Walker et Bill Steer enchaînent les classiques et se plaisent à les mêler ensemble lors de plusieurs « medley ». Désormais plus mélodique dans son approche de la musique, il faut avouer que Carcass a toujours ce « truc » pour entretenir nos fantasmes les plus morbides. D’une légende de Birmingham à une autre, il n’y a que quelques pas et, surtout, une scène. Napalm Death se produit de l’autre côté, sur la Supositor Stage. Amputé de Shane Embury, les Britanniques, menés par Barney Greenway, y présentent leurs convictions humanitaires et humanistes à base de tolérance et de violence. On aime toujours ! Nous prenons quelques photos d’Epica qui se produit sur la scène principale et en profitons pour nous couvrir : le temps est particulièrement humide et nous voulons être au sec pour profiter du concert de Marduk qui - malheureusement - est loin de faire l’unanimité à cause d’un son jugé bien trop aléatoire pour une figure du genre. À côté, la prestation reste vivante et puissante, et clôt, malgré tout, une journée - globalement bien organisée - et chargée en décibels. 





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