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LÉONARD CAKOLLI (ADAM BOMB)

  • Photo du rédacteur: Axl Meu
    Axl Meu
  • il y a 5 jours
  • 4 min de lecture

Actuellement en tournée avec Adam Bomb dans le cadre d'une tournée des clubs à travers l'Europe, Leonard Cakolli, alias « Kid Leo », batteur natif de Lille, s'est notamment retrouvé à ouvrir pour Scorpions le temps de trois soirées en France (Lyon, Paris et Strasbourg), dont un Accor Arena archi-bondé devant près de 20 000 spectateurs. Une expérience hors norme pour le jeune musicien sur laquelle nous sommes revenus ensemble.

Par Axl Meu / Photos : Ville Laine

Salut Léo, tu viens de te produire en ouverture de Scorpions à l’Accor Arena de Paris dans le cadre de la tournée estivale d’Adam Bomb. Comment te sens-tu ?

La première fois que j'ai joué devant autant de monde, c'était en Finlande l'année dernière. Il y avait environ 15 000 personnes... et j'avais énormément d'appréhension. C'était une vraie claque ! Mais revivre cette expérience en France, c'était encore plus fort. Depuis que j'ai commencé la batterie à dix ans, mon plus grand rêve était de jouer devant une foule comme celle-là.

Et c'était exactement comme je l'avais imaginé. J'ai encore du mal à réaliser ce qui nous arrive. On a passé des années à jouer dans des petits clubs, à galérer. Adam Bomb tourne depuis longtemps et je suis resté à ses côtés pendant toutes ces années. Aujourd'hui, j'ai l'impression que tout ce travail commence enfin à payer. On est sur un petit nuage. Ce qui m'a aussi marqué, c'est que, pour une première partie, les salles étaient déjà pleines et le public très réceptif. On ne pouvait pas rêver mieux ! 


Comment es-tu devenu le batteur d'Adam Bomb ?

C'est une histoire assez incroyable. Quand j'avais un dix ans, mes parents m'ont emmené voir Adam Bomb dans un petit café à Lille. C'était l'un de mes tout premiers concerts de Hard Rock. J'ai tout de suite adoré le personnage et sa musique. Ensuite, je suis allé le voir partout où il jouait dans la région. Puis, vers mes 17-18 ans, avec mon ancien groupe Sharx, on a assuré sa première partie et j’ai sympathisé avec son batteur de l’époque. Le jour où il a quitté le groupe, il m’a appelé pour me dire qu’il allait parler de moi à Adam. Je venais tout juste d'avoir mon bac, je n'avais aucun projet précis. Le timing était parfait. Depuis, je joue avec Adam Bomb. Lui a toujours eu l'habitude de tourner avec des musiciens européens, un peu comme Chuck Berry à son époque. Je suis passé, en quelque sorte, du statut de fan à celui de membre du groupe : c’est assez incroyable quand j’y pense encore. 



"À Lyon, il est resté regarder une partie de notre concert. Aujourd'hui, on se salue naturellement et c'est déjà énorme. Pour moi, Mikkey Dee est une influence majeure. Alors imaginer qu'il regarde mon jeu pendant plusieurs morceaux, c'est complètement fou."


Comme tu disais à l’instant, Adam Bomb tourne surtout dans des clubs : comment ces trois dates avec Scorpions se sont-elles mises en place ?

Tout est parti de David Krebs, le manager historique d'Adam Bomb, qui a également longtemps travaillé avec Scorpions aux États-Unis. Il est resté en très bons termes avec eux et leur a proposé qu'Adam assure leur première partie. Il existe d'ailleurs une vieille connexion entre eux. Dans les années 80, Adam avait même prêté une de ses guitares à Matthias Jabs. Nous avions déjà assuré une première partie en Finlande l'an dernier. Cette fois, David Krebs leur a proposé les trois dates françaises. Ils ont accepté et nous avons appris la nouvelle au mois de mars. Pour Adam, jouer en France était une priorité. C'était exactement ce que nous espérions.


Tu as également pu côtoyer Mikkey Dee…

C'est probablement le membre de Scorpions avec qui j’ai le plus échangé. Il est extrêmement accessible. Il m'a montré sa future batterie, il m'a même laissé essayer son kit et nous avons beaucoup parlé matériel. À Lyon, il est resté regarder une partie de notre concert. Aujourd'hui, on se salue naturellement et c'est déjà énorme. Pour moi, Mikkey Dee est une influence majeure. Alors imaginer qu'il regarde mon jeu pendant plusieurs morceaux, c'est complètement fou.


Les autres membres de Scorpions étaient-ils aussi accessibles ?

Klaus Meine est très discret. Je pense qu'on essaie surtout de le préserver. Il est souvent dans sa loge. En revanche, Matthias Jabs est venu me voir juste après notre concert à Lyon. Il m'a dit qu'il avait regardé un morceau et que c'était vraiment bien. Il m'a ensuite lancé : "Prépare-toi pour Bercy." Nous avons aussi pris un petit-déjeuner avec Rudolf Schenker. Ce sont de très beaux souvenirs…


Pour le moment, quel est ton plus beau souvenir de cette tournée ?

Sans hésiter, Bercy. La salle était complète et il y avait tous mes proches, tous mes amis. Pouvoir leur montrer ce qu'on avait accompli, jouer devant autant de monde... c'était indescriptible. Je ne pensais vraiment pas vivre ça un jour. Je crois que je m'en souviendrai toute ma vie.


Quels sont tes projets pour la suite ? Tu vas te concentrer sur la batterie au sein d’Adam Bomb ou te focaliser sur Adam Bomb, ton autre projet ? 

Pour l'instant, je reste concentré sur cette tournée. The Ladyboys continue d'exister, mais cela a toujours été un projet parallèle. Ma priorité, c'est vraiment de construire une carrière comme batteur professionnel. J'espère que cette tournée va ouvrir des portes. Je n'ai pas encore reçu de propositions, mais les retours sont incroyables. Je n'ai jamais reçu autant de messages, j'ai gagné énormément d'abonnés et j'ai le sentiment que tout le travail fourni commence enfin à porter ses fruits. Mon objectif n'est pas forcément de jouer avec Adam Bomb pendant vingt ans. J'aimerais continuer à évoluer, rejoindre un groupe qui me permette de vivre pleinement de la musique. En attendant, je profite de chaque seconde. Ce que je vis aujourd'hui est exceptionnel et j'espère que ce n'est que le début.


"Ma priorité, c'est vraiment de construire une carrière comme batteur professionnel. J'espère que cette tournée va ouvrir des portes. Je n'ai pas encore reçu de propositions, mais les retours sont incroyables."

ADAM BOMB

ORIGINE : Seattle (États-Unis)

LINE-UP : Adam "Bomb" Brenner (chant, guitare), Paul Del Bello (basse), Leonard Cakolli (batterie)

FACEBOOK : adambomb2020


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