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SUR LES PLATINES DE LA RÉDACTION - Septembre 2025

Dernière mise à jour : 24 sept.

Une fois par mois, la rédaction vous invite sur ses platines et reviendra sur quelques disques qu'elle a saignés ces dernières semaines.

Par la rédaction

ARCADEA 

THE EXODUS OF GRAVITY

Metal / Rock Culturel

Relapse Records

On a beaucoup parlé de Mastodon et de ses membres cet été. Outre le décès de Brent Hinds survenu accidentellement en août dernier, il nous faut aussi évoquer la participation du groupe dans le cadre du Back to the Beginning, marquée par une superbe interprétation du classique "Supernaut", chanté par Brann Dailor… Musicien qui a dernièrement sorti un opus avec son projet annexe Arcadea : un Power Trio futuriste chant/batterie, basse et clavier privé de guitare ! En résulte un opus riche très coloré – qui nous rappelle le meilleur de Yes et Emerald, Lake & Palmer, mais en version "futuriste" – porté par de superbes moments tels que "Fuzzy Planet", "Galactic Lighthouse" et "Sparks". C'est frais, agréable et – par moments – surprenant. Et croyez-moi, l'essayer, c'est vite l'adopter !

Axl Meu


ASYMMETRIC UNIVERSE

A MEMORY AND WHAT CAME AFTER

Metal Progressif

InsideOut Music

Formé en 2017 par les frères Federico et Nicolo Vese, le projet instrumental Asymmetric Universe sort un premier album qui nous a scotché par son originalité et son côté atypique. Au-delà du Metal Progressif dont est étiquetée la formation italienne, A Memory and What Came After est un concentré d’influences multiples, allant du Rock Prog façon Rush au Rock Psyché des années 70, saupoudré de sonorités Jazz Fusion. On y retrouve l’ambiance des soirées enfumées du Duc des Lombards, où l’on se prend à rêver d’un improbable mariage entre les accords triturés d’un Geddy Lee et les séquences d’accords barrés de Pat Metheny. Le duo transalpin se paie également le luxe d’inviter deux musiciens de renom : Richard Henshall de To-Mera sur “Coquelicot”, et le saxophoniste Jared Yee sur “Reaction-Overthrow”. Un album coloré et ambitieux.

Fred VDP


HALESTORM 


EVEREST 


Hard Rock


Atlantic Records


L’été a été chargé pour Lzzy Hale qui, en plus d’avoir participé au Back to the Beginning et donné quelques dates en Europe, a fait paraître son sixième opus, Everest. Produit Dave Cobb (Rival Sons, Europe), l’opus fait le portrait d’une formation mature qui continue de mêler l’énergie du Hard >Rock à la lourdeur du Metal à partir du génial « Fallen Star », impression confirmée sur « WATCH OUT ! » et « K-I-L-L-I-N-G ». Difficile néanmoins de réduire à Everest à une simple livraison d’énergie brute. L’opus est bien plus varié qu’il n’y paraît… On pensera notamment à « Like A Woman Can » et ses nappes de clavier lourdes plaçant le morceau à mi-chemin entre le rock et la soul…  De l’autre côté, on n’oubliera pas d’aborder les cas de « Darkness Always Wins » et « Shiver », prouvant que la chanteuse était capable de traiter des sujets plus forts, plus matures, comme notre rapport fragile avec le monde et d'autres sujets personnels et intimes. Everest est un album de Rock vaste, sincère, mais aussi et surtout tranchant !

Axl Meu



THY APOKALYPSE

FRAGMENT QUATRIÈME - METACOSMOS

Black Metal Indus

Bitume Prods

On croyait Thy Apokalypse débranché définitivement. Même Encyclopedia Metallum l’a déclaré en mort cérébrale. Mais c’est sans compter l’énergie et l’envie du normand AdZ. Créé en 2005, le one-man-band sort les trois premiers Fragment, alternant sons Noisy, pur Black ou combinant les deux autour de thématiques futuristes tels le combat entre les hommes et les robots. Il aura fallu six ans pour que Thy Apokalypse se régénère pour ce Fragment Quatrième - Metacosmos. Cette fois-ci, le multi-instrumentiste s’attaque aux Intelligences Artificielles à travers quatre volets : décrivant tout d’abord ce nouveau phénomène sans âme (“Consciousness”) fabriquée par l’Humanité, puis prenant conscience de leur puissance pendant “Artificial”, elles tentent de se libérer de leur joug (“War”), pour enfin, s’échapper vers un paradis artificiel : le “Metacosmos”, quatrième et dernier titre qui occupe presque la moitié de l’album. Pendant Fragment Quatrième - Metacosmos, AdZ offre une vision noire de l’avenir proche à travers un mélange de riffs, de blasts et de sons Electro, activant son chant de façon parcimonieuse rendant l’atmosphère encore plus lourde.

Alors, bien sûr, quatre titres en un peu plus de trente-cinq minutes peuvent paraître rapides, mais l’intensité de la musique compense aisément. Lorsque le silence revient, l’auditeur se trouve hagard, hébété et abasourdi par tout ce déchaînement. Thy Apokalypse renaît non pas de ses cendres mais de ses composants électroniques et ce, pour notre plus grande satisfaction.

Flavien Minne


ZATOKREV

BRING MIRRORS TO THE SURFACE

Sludge / Post-Metal / Psych-Metal

Pelagic Records

Dans un monde musical où l’obscurité atmosphérique et le poids du Post-Metal dominent, Zatokrev revient avec …Bring Mirrors To The Surface, un double album immersif qui transcende les limites du Sludge et du Psych-Metal. Né de réflexions profondes et d’épreuves personnelles, l’album est sorti le 29 août dernier chez Pelagic Record. « Red Storm » ouvre l’album et vient happer l’auditeur par une déferlante de désespoir et de dissonance, prélude brutal à un voyage sonore sans retour. Le contraste se poursuit avec « Blood », morceau plus mélodique qui installe une atmosphère étrange où douceur et tension se croisent. Cette dynamique, entre lourdeur oppressante et éclats de clarté, irrigue l’ensemble du disque et trouve des sommets dans « Changes », traversé de rage fissurée, ou encore dans « Pearl Eyes », plus concis et percutant. Un des moments les plus marquants reste « Unwinding Spirits », dévoilé en single et magnifié par la participation de Manuel Gagneux (Zeal & Ardor). Sa voix éthérée apporte une dimension presque spirituelle, un apaisement fragile qui dialogue avec la densité vocale du groupe. Les contrastes entre grognements massifs et falsettos lumineux y dessinent une profondeur émotionnelle rare, faisant de ce titre un point d’équilibre entre rage et transcendance. Enfin, la conclusion « Deep Dark Turns Green » agit comme une longue catharsis, laissant résonner le poids et la beauté de l’ensemble. Avec sa pochette bioluminescente et son univers dense, …Bring Mirrors To The Surface s’impose comme une œuvre exigeante, mais d’une puissance hypnotique qui récompense chaque écoute.

Antoine Souchet



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